L’événement-1
par Serge Plenier
L’obsession lepéniste
En affirmant, dimanche dernier « J’ai peur pour mon pays. J’ai peur qu’il ne se fracasse contre le Front national « , Manuel Valls a une nouvelle fois manifesté ce qui ressemble furieusement à une obsession. Il semble que, pour le Premier ministre, l’évocation de la menace lepéniste ait pris le pas sur toute autre thématique, sociale ou économique.
Cette attitude peut se comprendre d’un point de vue tactique. Manuel Valls sait trop bien que sa politique heurte aujourd’hui profondément une large partie de l’électorat de gauche. Agiter l’épouvantail du Front national est de bonne guerre pour tenter de convaincre les nombreux abstentionnistes ou ceux qui préfèrent la « gauche de la gauche », des écologistes au Front de gauche. C’est aussi, visiblement, le dernier argument qui lui reste.
Mais ce discours incantatoire est inquiétant. Il laisse voir un exécutif visiblement pris de panique et qui utilise sciemment une recette dont il connaît l’inefficacité. On sait aujourd’hui que la diabolisation (la « stigmatisation ») du Front national produit invariablement le contraire de son but initial. Les gesticulations antifascistes n’ont à aucun moment empêché le FN de croître et de prospérer, que ce soit à Dreux en 1983 ou le 21 avril 2002.
L’antilepénisme théâtral de Manuel Valls est aussi inquiétant par ce qu’il montre. Visiblement, les succès du FN n’ont fait l’objet d’aucune analyse sérieuse. La gauche (comme la droite d’ailleurs) oublie, ou feint d’oublier que le Front national de Marine Le Pen n’est plus un parti d’extrême droite « à l’ancienne », que ses électeurs ne sont pas des nostalgiques de Pétain ou de l’OAS, mais souvent d’anciens électeurs de gauche. Que les succès du FN soient liés à une abstention massive n’y change rien. Les électeurs du Front national manifestent des angoisses bien réelles, posent des questions auxquelles on se refuse à répondre. Comment prétendre lutter contre un adversaire qu’on se refuse à comprendre ?
Enfin, l’obsession de Manuel Valls est inquiétante parce qu’elle manifeste son mépris pour les véritables enjeux de ces prochaines semaines. En faisant des élections départementales un test national, le chef du gouvernement a montré le peu de cas qu’il faisait de sa propre réforme territoriale. Ces élections qui auraient dû porter sur l’administration locale, la ruralité et des choses aussi importantes que la gestion de l’aide sociale ont été reléguées au rang d’une opération politicienne.
Les prochaines élections départementales s’annoncent décidément comme un immense gâchis, un gâchis dans lequel Manuel Valls aura sa part.
L’événement-2
par Jean –Gabriel Delacour
Le Mali n’est pas seul en péril
À Bamako, dans la nuit du 6 au 7 mars, cinq personnes, dont un Français et un Belge, ont été tuées et quatre autres blessées lors de l’attaque d’un restaurant fréquenté par des expatriés. Or, même dans les moments les plus difficiles traversés par le pays, de la prise du Nord par des groupes armés au déclenchement de l’intervention française, la capitale malienne donnait l’impression de rester à l’écart des violences.
On savait pourtant, depuis six mois, que, dans le pays, plusieurs centaines de djihadistes se trouvaient sur le terrain, alors qu’auparavant ils se cachaient. En outre, groupes rebelles et unités armées touareg favorables au gouvernement malien se sont même affrontés dans la région de Tabankort, un verrou sécuritaire stratégique à mi-chemin entre Kidal et Gao — tenue par les forces favorables à Bamako. En outre, la drogue a complètement gangréné cette zone, les narcotrafiquants activant tel ou tel en fonction de leurs intérêts. Point positif, le 1er mars à Alger, un « accord pour la paix et la réconciliation » a été signé, qui reste toutefois à confirmer par certains.
Mais il convient également de tenir compte de l’ambiance qui s’est instaurée depuis quelque temps et qui permet certainement de mieux comprendre l’avancée djihadiste. Il ne faut en effet pas se dissimuler que la parution du dernier numéro de Charlie Hebdo a rendu les musulmans d’Afrique noire de moins en moins Charlie et de plus en plus Coulibaly, tout simplement parce qu’ils n’aiment pas que l’on se moque du Prophète. Du coup, le président Ibrahim Boubacar Keita, venu à Paris le 11 janvier pour manifester sa solidarité, apparaît aujourd’hui discrédité, parce que considéré comme complice des blasphémateurs. Il en est de même de son collègue du Niger, Mahamadou Issoufou, carrément assimilé aux chrétiens, aux Blancs, aux Occidentaux, c’est-à-dire avant tout aux Français — d’où des manifestations causant plus de dix morts, tous musulmans, et la destruction de 25 églises et du centre culturel français de Zinder.
En revanche, dans certains milieux, on se montre très admiratif des Américains, parce qu’ils ont refusé de diffuser à la télévision la caricature à la une du dernier Charlie Hebdo. Mais on sait que ceux-ci se montrent de moins en moins intéressés par l’Afrique, économiquement abandonnée aux Chinois et militairement laissée à la France. Pendant ce temps, la Libye se dissout de plus en plus, alimentant les diverses formes de djihadisme tandis que le Niger, le Tchad et le Cameroun tentent de coordonner la résistance. Le Nigeria, lui, a perdu le contrôle de trois de ses États tandis que, plus à l’est, les deux Soudan demeurent au bord de la guerre, que la Somalie reste une plaie ouverte et que l’est du Congo-Kinshasa, plus particulièrement le Kivu, endure toujours les sanglants affrontements de milices permettant au Rwanda de continuer à piller ses richesses minières.
Enfin, presque partout, une petite minorité profite des trafics en tout genre tandis que la masse de la population tente de survivre, tout cela sous les commentaires d’experts blasés ou autistes.
Politiques
par Alice Tulle
Sauver les banlieues
Après avoir dénoncé en janvier un « apartheid social », le Premier ministre a présenté un plan de lutte contre la relégation périurbaine : du bon sens, mais peu de moyens.
En présentant ses vœux à la presse, le 20 janvier, Manuel Valls avait dénoncé l’existence d’un « apartheid territorial, social et ethnique » dans certains quartiers et fustigé « la relégation urbaine, les ghettos » afin de « nommer la réalité telle qu’elle est ». Quelques jours plus tard, François Hollande avait laissé dire que l’évocation d’un apartheid — qui fait référence à l’histoire raciste de l’Afrique du Sud — ne faisait pas consensus et ouvrait un débat risqué mais le mot s’est imposé.
Lorsque le Premier ministre a présenté, le 6 mars, son plan « Égalité et citoyenneté » de lutte contre les ségrégations, il a défendu sa référence à l’apartheid, un mot utile selon lui à la prise de conscience d’une situation très préoccupante : depuis trente ans, les gouvernants, les élus et les militants associatifs soulignent les dérives qui affectent les « quartiers difficiles », alors que les politiques plus ou moins mises en œuvre ont prouvé leur inefficacité. à son tour, Manuel Valls tente de briser les logiques à l’œuvre.
Principale mesure : construire des logements sociaux en dehors de ces fameux quartiers afin de favoriser la mixité sociale. Les préfets ont pour instruction de limiter les constructions subventionnées dans les quartiers où le logement social dépasse les 50 %. En revanche, dans les villes qui ne respectent pas la loi quant à la construction de logements sociaux, les élus seront plus sévèrement rappelés à leurs obligations. Par ailleurs, les logements sociaux détruits devront être reconstruits en dehors des dits quartiers sensibles — alors qu’aujourd’hui ils sont trop souvent reconstruits au même endroit quasi à l’identique — et on ne proposera plus de logements dans ces quartiers aux bénéficiaires du droit au logement opposable (DALO).
Des efforts seront également consentis dans le domaine de l’éducation : scolarisation accrue des enfants de moins de trois ans dans les quartiers prioritaires, renforcement de l’apprentissage du français à la maternelle, création d’une « agence de la langue française » — ce qui tranche heureusement avec certaines utopies d’apprentissage dans la langue des parents étrangers —, formation au numérique, accélération de l’avancement des enseignants après leur passage dans un établissement difficile.
Enfin, le gouvernement favorisera les « actions de groupe » contre les discriminations dans l’accès au travail et aidera les associations qui veulent repérer d’éventuelles discriminations sociales ou ethniques lors des entretiens d’embauche.
Au grand mot [apartheid], les petits remèdes ? Cruelle, la remarque d’un journaliste de Libération a fait florès. Il est vrai que le plan de Manuel Valls respecte la règle de l’austérité budgétaire : le Premier ministre a annoncé un milliard d’euros sur trois ans, ce qui est chichement compté. On va surtout s’efforcer d’inciter les élus à respecter la loi — ce qui est certes toujours mieux que de faire une nouvelle loi — et on va répartir autrement certaines personnes et certaines familles. Des associations amies recevront enfin quelques crédits pour des résultats incertains mais dont on espère qu’ils seront mieux contrôlés que d’habitude.
Il y a tout de même du bon sens dans ces mesures et il faut le reconnaître. Mais c’est trop peu. Car le gouvernement ne parvient pas à résorber le chômage qui est un des « problèmes » majeurs dans les quartiers visés par le Premier ministre. Le trafic de drogue, en plus de la violence et des tragédies qu’il engendre, crée une économie parallèle face à laquelle les pouvoirs publics sont impuissants. Le « plan banlieue » lancé il y a bientôt dix ans, après les émeutes d’octobre-novembre 2005, avait été un échec. Le plan Valls, beaucoup moins ambitieux, ne paraît pas mieux parti.
Monde
par Yves La Marck
L’ennemi de mon ennemi
Élections israéliennes le 17 mars ; accord sur le nucléaire iranien à Genève attendu avant le 24 mars. Le monde retient son souffle.
La conjoncture exceptionnelle expliquait amplement la présence du Premier ministre israélien à Washington le 3 mars. Une façon de recentrer l’esprit des électeurs israéliens sur les vrais enjeux, qui selon Benjamin Netanyahou ne sont pas tant les conditions de vie que la sécurité régionale. Tout le monde n’est pas d’accord. On verra le 17 mars. Mais ce calcul électoraliste est somme toute secondaire. Le débat en Israël comme aux États-Unis et à travers le monde est de savoir comment traiter la menace. En l’occurrence, vaut-il mieux avec l’Iran un accord même bancal que pas d’accord du tout ? On sent bien l’hésitation des négociateurs à la veille de franchir le pas, Iraniens, Américains mais aussi Français qui avaient déjà fait obstacle à certaines concessions lors de la précédente phase de négociations en novembre dernier. Obama a choisi. Il veut accomplir avant la fin de son mandat en 2016 ce qu’il s’était promis en 2008 : normaliser les relations avec l’Iran (comme avec Cuba).
Le discours de « Bibi » Netanyahou devant le Congrès américain n’était pas une simple répétition de sa précédente intervention. Bibi avait extorqué au président Obama de vagues engagements de soutien en cas de frappes israéliennes contre les installations nucléaires iraniennes, puis la promesse de conserver toutes les options ouvertes. Cette fois, il en va tout différemment.
Le 3 mars, Netanyahou s’est situé dans l’hypothèse d’un accord nucléaire avec Téhéran. C’était un aveu d’impuissance. Sur quoi se battait-il maintenant ?
Deux points : d’abord, il ne s’en est pris qu’à une seule des clauses du projet d’accord qui est l’idée de limiter les restrictions au programme iranien à dix ans ! Au bout de dix ans, Téhéran pourrait reprendre sa marche en avant. Il y a pourtant beaucoup d’autres clauses en discussion mais sans doute sont-elles trop techniques (nombre de centrifugeuses, nature de l’enrichissement, gestion des stocks, inspections). Il s’est emparé de la clause de durée parce qu’elle est politique. Elle rejoint le second point, pour lui fondamental : la normalisation des relations avec Téhéran. Se plaçant toujours dans l’hypothèse où l’accord serait signé, Jérusalem rejette par avance tout changement. C’est bien entendu impensable : si un accord est signé, une coopération va se mettre en place entre l’Iran et la communauté internationale qui devrait dépasser le nucléaire. Cet objet de contentieux mis de côté, le monde va enfin pouvoir collaborer ouvertement avec Téhéran pour traiter les problèmes du Moyen-Orient. Tel est l’objectif avoué d’Obama. Pas d’accord à Genève et le Moyen-Orient, nucléarisé pour de bon, explose.
Le débat est profond dans les cercles stratégiques américains mais il l’est aussi en Israël qui, par le passé, n’avait pas dédaigné des alliances de revers. Netanyahou a choisi : ce n’est pas parce que Téhéran combat l’État islamique (comme à Tikrit présentement) que le monde doit se réjouir d’avoir gagné un allié. Dans cet exemple, dit le Premier ministre israélien, l’ennemi de mon ennemi ne devient pas mon ami. Il reste mon ennemi. Il n’y a pas de différence entre la République islamique et l’État islamique sauf que le second ne dispose pour le moment que d’armes conventionnelles tandis que le premier construit sa bombe.
Un Iran nucléaire n’est-il pas la conséquence logique de l’acceptation du fait que Téhéran devrait être une sorte de gendarme régional ou même que l’islamisme sunnite pourrait un jour submerger le chiisme, lequel ne devrait sa survie qu’à une force de dissuasion ? Les négociateurs de Genève ont imaginé une clause de dix ans pour mieux faire passer la pilule des restrictions à Téhéran (qui n’a pas encore donné son aval). Mais ils ont aussi conscience que dans dix ans le Moyen-Orient aura, sans doute, bien changé.
Tribune
par Joël Broquet
Région Normandie : un laboratoire pour toute la France
Les électeurs ont tout lieu d’être déboussolés par élections cantonales devenues départementales à l’heure où le département est mal perçu. Seul lui reste indéfectiblement fidèle le minuscule PRG. Pire encore ces assemblées ont des compétences encore mal définies faute de loi. Ajoutez à cela un regroupement des cantons et une parité autoritaire. Autant de raisons qui expliquent l’abstention, la plus importante restant le rejet du système.
La réforme régionale en revanche est plus achevée. Même les tempêtes qu’elle suscite témoignent d’un débat comme dans le regroupement Nord-Pas-de-Calais et Picardie. Le cas de l’Alsace est également intéressant ; une majorité d’Alsacien étant fermement et attachés à leur région, sans parler de la Bretagne toujours amputée de la Loire Atlantique. Si il fallait trouver un exemple de satisfaction il faudrait aller en Normandie qui, de divisée entre Haute et Basse ne forme plus qu’une seule région. Et qui plus est avec une véritable doctrine construite au fil des ans par des réseaux militants comme le Mouvement Normand de Didier Patte mais plus encore par un groupe d’une quinzaine de géographes dont le « pape » est François Gay, professeur agrégé, fondateur des Etudes Normandes et les cardinaux de brillants universitaires, M. Bussi, A. Brennetot, A. Fremont, G. Guermond ou encre L. Loubet. Parmi tant de propositions on retiendra celle de constituer un pôle urbain qui regroupant Caen, Le Havre, Rouen donnerait à la Normandie un centre puissant seul capable sinon de contrebalancer Paris, du moins de l’équilibrer et de n’y pas succomber. Une autre idée partagée est le développement d’un maillage de villes moyennes qui rejoint la notion de pays.
La crainte des ex Bas-Normands reste à juste titre de voir la région rouennaise (érigée en Métropole) réduire Caen à un rôle subalterne et il faut dire que la classe politique de Rouen ne témoigne pas d’une grande mansuétude pour la ville de Malherbe. C’est ce que s’efforce de corriger la toute nouvelle association Normandie-Axe-Seine présidée par Steeve Kowalski et qui malgré son intitulé entend bien associer toute la Normandie, ville et campagne, à sa réflexion et a son action. Elle a d’ailleurs rallié une personnalité de poids avec Paul Astolfi, ancien maire adjoint de Rouen qui a été à l’origine, le 19 janvier dernier, d’un retentissant colloque sur la nécessité de penser le pouvoir normand de demain en termes politiques sans souci des scories politiciennes. Elle a même pris à son compte une réflexion sur la vocation internationale et Africaine de la Normandie.
Reste à savoir maintenant si la loi « Nouvelle Organisation Territoriale de la République » saura simplifier le mille feuille territorial et viendra à bout du morcellement communal (744 communes dans la Seine Maritime et 705 dans le Calvados) sans tomber dans des fusions dont les Français ne veulent pas … encore.
Tout savoir sur la Normandie: www.normandie-axe-seine.com Sur la Normandie économique: www.normandiexxl.com Quant aux Normands de « l’extérieur » ils pourront consulter le site : www.reseau-normand.com
Religion
par Gérard Leclerc
Les chrétiens et la culture antique
Pourquoi faut-il que nous soyons profondément blessés par le saccage des trésors antiques d’Irak par les islamistes ? Bien sûr, nous sommes indignés par les crimes, les supplices que ces mêmes djihadistes accomplissent contre les personnes, et notamment nos frères chrétiens. Mais l’atteinte aux œuvres d’art nous touche très personnellement, comme s’il s’agissait d’une blessure intérieure, d’un coup cruel porté à notre sensibilité profonde. Nous avons eu comme un sentiment analogue, lorsqu’un attentat avait été commis à Florence dans la galerie des Offices en 1993. Attentat qui était, semble-t-il, d’origine mafieuse et qui avait détruit des œuvres inestimables.
Mais un ami, voulant sans doute me donner mauvaise conscience, tient à me rappeler que les chrétiens eux aussi ont accompli des destructions, lorsqu’à la fin de l’Antiquité romaine, ils s’en sont pris à des statues et des temples païens. Le fait n’est pas niable. Il n’est que trop certain que l’empereur Théodose, dans sa volonté d’abolir le paganisme, avait mis en œuvre des pratiques dont les effets ne furent pas toujours heureux. C’est le moins qu’on puisse dire. Cependant, il faut faire attention, avant d’assimiler les événements actuels à ces pratiques anciennes. Le rapport du christianisme à la culture antique, notamment gréco-latine, n’est nullement éradicateur. Bien au contraire ! Certes, le paganisme était contraire à la foi chrétienne, et il y avait nécessairement un affrontement sur les questions les plus décisives du sens de la vie. Pourtant, comme l’a montré Henri-Irénée Marrou, dès le départ, le christianisme est une religion savante qui ne saurait exister dans un contexte de barbarie(1).
« Fait considérable, écrit Marrou, il s’est noué au cours des premiers siècles, entre christianisme et classicisme un lien intime dont l’historien ne peut que constater la solidité. » Le signe le plus probant de cette intimité, c’est l’acceptation par les chrétiens des premières générations de l’école gréco-latine pour les enfants. Mais il y avait une certitude préalable, dit encore Marrou : « Pour pouvoir être chrétien, il faut d’abord être un homme, assez mûr sur le plan proprement humain, pour pouvoir poser un acte de foi et des actes moraux. » D’où une alliance féconde avec le meilleur de la culture humaine.
(1) Henri-Irénée Marrou, Histoire de l’éducation dans l’Antiquité, Seuil, Points Histoire.
Clefs
par Jean Etèvenaux
Succès populaire pour le retour de Napoléon
Le Dauphiné libéré du 8 mars arborait en manchette, accompagnée d’une grande photo, « Napoléon a conquis les foules », avec en surtitre « De Corps à Grenoble. Des festivités 200 ans après son passage ». On y voyait l’interprète de l’Empereur, Jean-Gérald Larcin, devant la statue érigée à Laffrey, avec une partie des reconstitueurs évoluant dans la neige ainsi qu’une portion de la foule agglutinée des deux côtés de la route. Les pages 2 et 3 présentaient des photographies ; si leurs légendes et un court article ne péchaient pas par excès de précision, ne rendant guère compte de l’ampleur du succès populaire, au moins avait-on une idée de l’importance visuelle de ces manifestations, jusque dans la retraite aux flambeaux qui a parcouru la capitale dauphinoise.
En réalité, tout avait commencé une semaine plus tôt avec la commémoration du débarquement à Golfe-Juan. Au total, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui ont pu appréhender la réalité de ces évocations évidemment centrées sur les parties méditerranéenne et alpestre de la route Napoléon. Certaines collectivités se sont même beaucoup engagées dans la préparation et l’animation de ces journées, tandis que d’autres se sont reposées sur des structures privées qui, depuis des mois et même des années, tel Laffrey Développement, les ont portées à bout de bras. On pourrait également dire que, sauf exception, les offices de tourisme se sont plus investis que les municipalités, qui n’ont pas toujours semblé comprendre l’avantage d’attirer des visiteurs.
Il faut en revanche relever le travail accompli par les bénévoles du Souvenir napoléonien, notamment à travers ses délégations de Nice-Alpes Maritimes et de Dauphiné-Savoie. Cette association fondée il y aura bientôt quatre-vingts ans rassemble des passionnés du Premier et du Second Empire. Structurée à la fois nationalement et régionalement, elle anime nombre de manifestations, de rencontres et de conférences à travers toute la France, mais aussi en Suède, en Belgique, en Suisse, en Italie et en Colombie. La fort intéressante et agréable Revue du Souvenir Napoléonien permet, à travers cinq numéros annuels, de mieux connaître la période qui court de 1789 à 1870 et de suivre les activités de l’association à travers la France et aussi l’étranger, mettant également en valeur les voyages thématiques organisés régulièrement. C’est d’ailleurs elle qui a organisé directement, dimanche après-midi à l’Office de tourisme de Grenoble, un colloque suivi par plus de 150 personnes qui ont pu constater que ne s’y disait pas que du bien du grand homme.
Il n’empêche : quand on se remémore le succès populaire des reconstitutions qui, l’an passé, ont recréé la plupart des étapes de la campagne de France de 1814, on constate que, même sans soutien ni label des autorités politiques, le public aime retrouver ce qui a constitué des pages inoubliables de l’histoire de France. Des milliers et des milliers, cela commence à faire du monde.
Souvenir napoléonien – 82, rue de Monceau – 75008 Paris – 01 45 22 37 32 – contact@souvenirnapoleonien.org – http://www.souvenirnapoleonien.org
Humeur
par Erwan Violin
Fessée
C’est le dernier gros scandale, l’horreur absolue qui crie vengeance au ciel : il paraît que la France n’a pas interdit la fessée. Selon le très austère conseil de l’Europe, notre pays serait peuplé de bourreaux d’enfants adeptes de la boucle de ceinturon. Visiblement, la forte nuance entre une simple tape administrée à un gamin par trop insupportable et l’usage du chat à neuf queues échappe complètement à certains.
On conseillera à ces messieurs-dames d’aller faire un tour du côté de la Suède, première à avoir interdit la fessée. Pour dire les choses gentiment, ce n’est pas une réussite. A moins que l’essentiel ne soit ailleurs, par exemple dans la démangeaison de placer un policier ou un juge derrière chaque père et chaque mère.
Livres
par Catherine Pauchet
Polar
Les nuits de Reykjavik
Voici le polar qui remonte le temps. Dans son seizième livre, l’Islandais Arnaldur Indridason revient sur les débuts d’Erlendur, son inspecteur fétiche. En 1974, l’homme a vingt-huit ans et vient d’entrer dans la police. Il a déjà le caractère bien trempé qu’on lui connaîtra : il n’abandonne jamais, il va au bout de l’enquête, il déteste l’injustice, il défend la victime. Nous sommes en juillet et les nuits de Reykjavik sont agréables : il fait clair, et les badauds prennent le soleil. Hannibal, un clochard qu’Erlendur a croisé lors de rondes, est découvert noyé dans une mare. Pour ces collègues, il s’agit d’un accident dû à l’alcool, mais le jeune flic s’accroche jusqu’à trouver l’indice qui dynamite les certitudes. La machine Erlendur est en marche, elle fonctionne encore pour notre plus grand plaisir.
« Les nuits de Reykjavik », Arnaldur Indridason, Métailié noir, 264 p., 19 €.
Roman
Quand vient le temps d’aimer
2008. Noël approche, et certains habitants d’Edenfield, un village du Sussex (Angleterre), ont pris une belle résolution : trouver l’amour. Belinda, épouse délaissée d’un chirurgien réputé et bedonnant, a décidé de tromper son mari et cherche le nouvel élu de son cœur avant d’apprendre que son conjoint la trompe. Déception. Chloé se découvre des talents d’entremetteuse : elle veut marier Jack et Alice, les deux seront-ils d’accord ? Carrie, que sa famille considère comme une ratée, tente sa chance auprès d’un peintre sur le déclin, sera-t-elle payée de retour ? On se cherche, on se trouve, on s’aime, on se trompe… William Nicholson (L’Intensité secrète de la vie quotidienne) signe un roman jubilatoire où les personnages et les dialogues foisonnent.
« Quand vient le temps d’aimer », William Nicholson, éditions de Fallois, 336 p., 22 €.
Politique
Même les politiques ont un père
Que ne ferait-on pas pour attirer le regard – et mieux, l’affection – de son père ? La réponse semble toute trouvée : réussir. Emilie Lanez, journaliste au Point, a interrogé douze hommes et femmes politiques (Nicolas Sarkozy, François Hollande, Ségolène Royal, Marine Le Pen…). A sa grande surprise, tous lui ont parlé avec émotion des relations qu’ils entretiennent avec leur géniteur. Et derrière ces confidences, il y a souvent des regrets et de la souffrance ce qui fait dire à Emilie Lanez que l’on réussit mieux en politique quand le père fait défaut. Méprisés ou admirés, les pères ont forgé l’âme et le destin de ceux qui nous gouvernent. Pour le meilleur et pour le pire.
« Même les politiques ont un père », Emilie Lanez, Stock, 200 p., 17,50 €.
Revue
Rire, pleurer, haïr au Moyen Âge
Loin d’être une période atone et triste comme il en a la réputation, le Moyen Âge fut un temps pétri d’émotions : colère, peur, fureur, rire, amour et passion, l’ont traversé avec force ainsi que le montrent les travaux de l’historien Jacques Le Goff. Au sommaire également : une lecture historique du djihadisme, La Mort de Socrate peint par David, la fièvre jaune à Barcelone en 1821, comment la monnaie espagnole s’est imposée aux XVIe et XVIIe siècles…
« Rire, pleurer, haïr au Moyen Âge », L’Histoire, mars 2015, 6,40 €. En kiosque.
Cinéma
par Marie-Christine Renaud d’André
Selma
Après avoir reçu le prix Nobel de la paix, en 1964, Martin Luther King rencontre le président Johnson pour trouver une solution aux problèmes posés, dans certains États, par les obstacles que les autorités mettent à l’inscription des Noirs sur les listes électorales, malgré le récent vote du Civil Rights Act. Déçu par la réponse trop prudente du président, Martin Luther King décide d’organiser une marche pacifique de Selma à Montgomery. Mais la police les attend de pied ferme.
Martin Luther King n’a jamais fait l’objet d’un film, ce qui est étonnant, vu son statut d’icône de la lutte pour les droits civiques des Noirs. Ava DuVernay a très intelligemment choisi de se concentrer sur les quelques mois que durèrent ces marches qui permirent au président Johnson de faire passer le Voting Rights Act, en août 1965. Enfin, tous les Noirs pouvaient s’inscrire sur les listes électorales.
Le film s’attache à décrire la personnalité du champion des droits civiques, avec ses doutes et ses hésitations, ainsi que les oppositions auxquelles il dut faire face. David Oyelowo est impressionnant de ressemblance avec le personnage, et il fait revivre de manière étonnante son grand talent oratoire.
Le film a suscité la polémique aux États-Unis, en raison de l’image négative qu’il donne du président Johnson. Et la réalisation est un peu trop académique.
Le film montre le courage et la détermination de ces hommes et de ces femmes (Blancs ou Noirs, croyants ou non croyants) qui se battaient pour la justice. Mais l’attitude haineuse de certains de leurs opposants, ainsi que les terribles violences policières sont affreuses.
Drame britannico-américain (2015) de Ava DuVernay, avec David Oyelowo (Martin Luther King), Tom Wilkinson (le président Lyndon B. Johnson), Carmen Ejogo (Coretta Scott King), Giovanni Ribisi (Lee C. White), Lorraine Toussaint (Amelia Boynton), Tim Roth (le gouverneur George Wallace) (2h02). (Grands adolescents) Sortie le 11 mars 2015.
Snow in Paradise
À Londres, Dave accepte de travailler pour son oncle Jimmy en délivrant de la drogue.
Cette histoire authentique est celle de Martin Askew, auteur du scénario et interprète de l’oncle Jimmy. Andrew Hulme a réussi à rendre palpable l’atmosphère poisseuse de ce milieu de la pègre. Tendu et brillant, le film, qui bénéficie d’un excellent montage, n’évite pas les lourdeurs dans la mise en scène. C’est dommage, car l’interprétation est parfaite et l’histoire originale.
La fin ouverte pose la question de savoir si le héros trouve l’apaisement dans sa foi musulmane ou est entraîné dans un autre envoûtement, à l’image de la scène finale interminable. De brèves scènes très suggestives.
Thriller britannique (2014) de Andrew Hulme, avec Frederick Schmidt (Dave), Aymen Hamdouchi (Tariq), Martin Askew (l’oncle Jimmy), Claire-Louise Cordwell (Theresa), Ashley Chin (Amjad) (1h48). (Adultes avec des éléments nocifs). Sortie le 4 mars 2015.
The Voices
Jerry, un jeune homme perturbé, parle avec son chat et son chien, qui lui répondent. Bientôt, il se met à tuer et à découper des femmes en morceaux.
Le grand défaut de cette comédie noire, c’est qu’elle manque tellement de rythme et d’humour, qu’elle finit par devenir pénible, en raison des aspects très gore de son intrigue. Pourtant il n’aurait pas fallu beaucoup de piment en plus pour que cette histoire soit réussie et entraîne le spectateur dans une folle aventure.
Cette plongée dans le cerveau dérangé du malheureux héros est souvent assez pénible, d’autant plus que celui-ci croit en Dieu, ce qui nous vaut une étrange danse finale… avec le Christ !
Thriller américano-allemand (2014) de Marjane Satrapi, avec Ryan Reynolds (Jerry), Gemma Arterton (Fiona), Anna Kendrick (Lisa), Jacki Weaver (le docteur Warren) (1h43). (Adultes) Sortie le 11 mars 2015.
Le dernier coup de marteau
À 13 ans, Victor vit seul avec sa mère, gravement malade, dans une modeste caravane. Il apprend que son père, qu’il n’a jamais connu, est chef d’orchestre, et qu’il arrive à Montpellier pour diriger la Symphonie n° 6 de Mahler.
Il faut un certain temps pour entrer dans cette jolie histoire, qui raconte les relations difficiles entre un père et un fils qui ne se connaissent pas. Par petites touches, la réalisatrice décrit la manière dont l’un et l’autre vont s’approcher, puis s’apprivoiser, le tout grâce à la musique, véritable clé d’entrée dans le cœur du père. Sans beaucoup de dialogues, mais avec des regards et des gestes qui en disent long, elle raconte cette histoire, en évitant tout pathos. Le jeune Romain Paul est saisissant de naturel et d’émotion contenue.
Cette histoire de l’apprentissage de l’autre à travers la musique et l’amour est magnifique.
Comédie dramatique française (2014) de Alix Delaporte, avec Romain Paul (Victor), Clotilde Hesme (Nadia), Grégory Gadebois (Samuel), Farida Rahouadj (Daria), Candela Peña (Maria), Tristan Ulloa (Fabio) (1h23). (Adolescents) Sortie le 11 mars 2015.
LE CHIFFRE DE LA SEMAINE
1 424 euros
C’est le budget mensuel de référence permettant à une personne seule vivant dans une ville moyenne et habitant un logement du parc social de « participer à la vie sociale » – en somme de mener une vie décente – selon le rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Ce chiffre monte à 3 284 euros pour un couple avec deux enfants. Dans le cas de foyers logés dans le parc privé, les deux chiffres monte à 1 571 € et 3 515 euros. Pour une personne seule retraitée logée dans le parc social, le revenu de référence atteint 1 569 €.
La part du logement dans le budget de référence est la plus importante dans toutes les configurations. Pour une personne seule retraitée habitant le parc privé, elle monte à 46% contre 22% pour un couple avec deux enfants locataire dans le secteur social.
D’un jour à l’autre
France
Écologie
Le vendredi 6 mars, 40 zadistes (les anti-barrage) et 200 agriculteurs de la FNSEA ont été expulsés du site de construction du barrage de Sivens. Les élus du Tarn ont voté la création d’un réservoir réduit de moitié environ par rapport au projet initial.
Politique
Gérald Darmanin, député-maire UMP de Tourcoing, a été fustigé le mardi 3 mars par le Premier ministre pour avoir qualifié Christiane Taubira de « tract ambulant pour le Front national »
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Éducation
Geneviève Fioraso, secrétaire d’État chargée de l’Enseignement supérieur, quitte le gouvernement pour raisons de santé. Najat Vallaud-Belkacem hérite de ses fonctions jusqu’à un probable remaniement ministériel après les élections départementales.
Immigration
Le député PS Philippe Doucet a adressé une lettre ouverte au Premier ministre contenant 24 propositions « musclées » pour « casser les ghettos ». Il propose notamment de « forcer » la mixité dans les établissements scolaires ou l’emploi de statistiques ethniques pour lutter contre la ghettoïsation.
Bourse
PSA-Peugeot-Citroën fait son retour à la Bourse dans le CAC 40 où il va remplacer le spécialiste français de la sécurité numérique Gemalto. L’indice du CAC 40 atteint presque 5 000 points (+ 16 % depuis le 1er janvier, presque + 50 % en trois ans), de bons résultats déconnectés de l’état préoccupant de l’économie en France.
Santé
Les cliniques privées participeront à la manifestation des médecins du 15 mars contre le projet de loi de Santé de Marisol Touraine, et pour la défense de la médecine libérale et de l’hospitalisation privée.
Musique
Polémique autour du nouveau clip Toute la vie des Enfoirés, inclus dans le concert diffusé le 13 mars sur TF1. Jacques Attali, sur Europe 1, a dénoncé l’« obscénité » et la démagogie de ce charity business draguant les jeunes loups formatés « rebelles ».
Internet
L’Internet à haut débit recule pour la première fois en France : 290 000 clients de moins que l’année précédente à la même période.
Nucléaire
La centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) a redémarré le 7 mars après plusieurs jours d’un arrêt dû à une panne. Plus ancienne centrale française en activité, elle pourrait être la première à être démantelée.
Enfance
Valérie Boyer, députée UMP des Bouches-du-Rhône, doit déposer cette se-maine une proposition de loi pour sanctionner sévèrement toute forme de Gestation Pour Autrui (GPA).
Monde
Irak
Les forces de Bagdad ont lancé, le 2 mars, une offensive mobilisant 30 000 hommes pour encercler Tikrit. La prise de la ville dépendra de la capacité du gouvernement, dominé par les chiites, à se rallier des tribus sunnites dans l’ancien fief de Saddam Hussein.
L’État islamique a montré sur Internet, le 5 mars, le saccage au bulldozer du site archéologique de Nimroud : une opération de propagande qui masquerait l’organisation d’un vaste trafic d’œuvres d’art.
Syrie
De violents combats entre forces gouvernementales et rebelles ont eu lieu le 5 mars à Alep, la deuxième ville syrienne, alors qu’une délégation de l’ONU, dirigée par Khawla Matar, était en visite à Damas.
Nigeria
Au moins 68 personnes, dont des adolescents, ont été tuées la semaine dernière dans un nouveau massacre perpétré par Boko Haram dans le nord-est du pays.
Mali
Le groupe islamiste Al Mourabitoune a revendiqué l’attentat, à la grenade et à l’arme automatique, dans et autour d’un bar de Bamako, dans la nuit du 6 au 7 mars, qui a fait 5 morts (dont un Français et un Belge) et 8 blessés.
Russie
Cinq suspects tchétchènes ont été présentés le 8 mars devant un tribunal par les policiers qui en-quêtent sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Boris Nemtsov, le 27 février à Moscou. Au moins l’un d’eux aurait avoué…
Chine
Selon les douanes chinoises, les exportations chinoises se sont élevées à 169 milliards de dollars en février et l’excédent commercial a été de 60,6 milliards de dollars.
États-Unis
Jeudi 5 mars, un avion transportant 130 passagers et effectuant la liaison entre Atlanta et New York-LaGuardia, est sorti de piste avant de s’encastrer contre une barrière lors d’une nouvelle tempête de neige affectant la région. Bilan : 24 personnes légèrement blessées.
Cinéma
Timbuktu, film aux 7 Césars d’Abderrahmane Sissako, décrivant la vie dans le nord du Mali sous le règne des jihadistes, a été très applaudi le 5 mars au Fespaco de Ouagadougou, festival sous haute protection policière.
Fait divers
L’acteur américain Harrison Ford a été blessé le 5 mars près de Los Angeles dans le crash d’un petit avion qu’il pilotait, mais il devrait se rétablir rapidement.
Aéronautique
La sonde américaine Dawn se rapproche de Cérès, la plus petite planète naine du système solaire, autour de laquelle elle devait se mettre en orbite le vendredi 6 mars.
Sport
Football
Après sa victoire écrasante sur Montpellier (5 à 1), Lyon s’est maintenu en tête de classement après avoir été menacé par le PSG, vainqueur de Lens (4 à 1), lors de la 28ème journée du championnat de Ligue 1. En 3ème position, Marseille a battu Toulouse par 6 à 1.
Tennis
La Suisse a été éliminée dès le premier tour par la Belgique à Liège. Lors de la 5ème et décisive partie, David Goffin a vaincu Adrien Bossel par 6-4, 6-0, 6-4. Il est vrai que l’équipe suisse était privée de Roger Federer et Stanislas Wawrinka.

