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Lundi 23 juillet 2018

Lundi 23 juillet 2018

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L’événement – 1

par Serge Plenier

Ecologie des villes

Comme il fallait s’y attendre, l’affaire Benalla vient de renvoyer à l’arrière-plan le reste de l’actualité, et notamment la présentation, le 20 juillet dernier, de certaines orientations de la future loi « Mobilités ».

Pourtant, l’enjeu n’est pas mince : il s’agit de parvenir à une « mobilité propre » et d’améliorer la qualité de l’air. En clair, cela revient à favoriser des comportements tels que le covoiturage, à favoriser le développement des zones à faibles émissions de carbone (ZFE) et à promouvoir la voiture électrique. Bien entendu, ni Nicolas Hulot, ni sa ministre déléguée, Elisabeth Borne n’ont donné de chiffres définitifs (il faudra attendre les arbitrages budgétaires). Ils ne se sont pas davantage étendus sur d’autres éléments de la loi à venir. Qu’en est-il du transport ferroviaire, ou du vélo ? Sans doute faut-il voir là une des limites de l’exercice.

Bien entendu, l’objectif est hautement louable : il s’agit de lutter contre la pollution de l’air et notamment les rejets de CO2. Dans cette optique, l’obligation faite aux agglomérations de plus de 100 000 habitants d’étudier la possibilité de créer des ZFE à circulation restreinte paraît cohérente, de même que l’encouragement au covoiturage. Pour autant, cela ne suffit pas à dissiper un véritable malaise.

Que l’essentiel de ces mesures soit concentré sur les grandes agglomérations et les métropoles régionales est compréhensible. Pour autant, nos deux ministres semblent avoir oublié qu’autour d’une grande ville se trouve toujours un vaste périmètre périurbain, et, un peu plus loin encore, des zones rurales peu et mal innervées par les transports en commun, là où la bonne vieille voiture à essence demeure indispensable. Inévitablement, les mesures prises toucheront de plein fouet ceux qui ne viennent pas régulièrement dans la capitale régionale. La voiture électrique est certes fort pratique en milieu urbain, mais son autonomie limitée (300 km pour les modèles les plus performants), son coût initial et la rareté des prises de rechargement en dehors des zones urbaines en rebuteront plus d’un.

A cela s’ajoutent les dispositifs d’incitation « à rebours » comme la prorogation du système de bonus-malus écologique avec abaissement dès 2019 du seuil d’émission de CO2 à 3 grammes. Voici le retour de l’écologie punitive.
Et ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’environnement.


L’événement – 2

par Jean Étèvenaux

Benalla : un homme et des pratiques

Alexandre Benalla devait se marier le 21 juillet. Mais la cérémonie a été annulée après la garde à vue de l’ex-chargé de mission à l’Élysée. Il a été le lendemain mis en examen pour « violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « port public et sans droit d’insignes réglementés », « recel de détournement d’images issues de la vidéo protection » et « recel de violation du secret professionnel ». Au-delà du cas personnel de cet étrange individu que plus personne ne veut connaître se posent un certain nombre de questions concernant le fonctionnement de divers services au sommet de l’État.

Cet ancien militant socialiste qui avait assuré la protection de Martine Aubry avait su devenir un proche du chef de l’État depuis la campagne électorale de 2016-2017, y compris dans des moments privés. Il disposait donc d’un bureau à l’Élysée, se servait d’une limousine haut de gamme dotée des signes extérieurs des véhicules de police et devait même devenir sous-préfet après avoir été nommé lieutenant-colonel de gendarmerie dans la réserve opérationnelle. Or, cet homme qui s’est permis de passer à tabac un manifestant le 1er mai a été protégé dans les jours et semaines qui ont suivi ; son supérieur hiérarchique, le directeur du cabinet du président de la République, quoique au courant dès le 2 mai, n’a pas dénoncé ces faits alors que l’article 40 du Code pénal stipule que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République ».

Du coup, l’affaire, d’abord médiatique, est devenue politique. Notamment à l’Assemblée : non seulement Gérard Collomb est mis en cause, car il « se défausse sur la hiérarchie policière de ses responsabilités politiques », mais le président François de Rugy a manifestement fait traîner les choses pour empêcher la mise sur pied d’une commission d’enquête voulant demander des comptes voire exiger des démissions.

Le problème est qu’Alexandre Benalla, malgré tous ses passe-droits et faux documents, n’a jamais fait partie du Groupe de sécurité de la présidence de la République, dont la compétence, la prudence et l’efficacité ne sont plus à démontrer. Mais il jouissait du soutien d’Emmanuel Macron, ce qui confirme la volonté du chef de l’État d’avoir sous ses ordres des hommes ne dépendant que de lui. Quand on sait que, depuis le début du quinquennat, les collaborateurs les plus proches du président se font systématiquement discrets, des hommes de l’ombre, n’appartenant pas aux corps de l’État, font fonctionner un système de réseaux sur lesquels il faudra bien enquêter ainsi que sur la nature des missions qui, d’une manière ou d’une autre, peuvent leur échoir. Tout comme sur les responsabilités personnelles du chef de l’État.


Politiques

par Alice Tulle

L’affaire Benalla

Révélée le 18 juillet, la vidéo montrant un collaborateur de la présidence de la République molestant deux passants a déclenché un scandale aux effets politiquement ravageurs.
Peu suspect d’anti-macronisme, c’est Le Monde qui a identifié, sur une vidéo, un « homme du Président », Alexandre Benalla, ceinturer puis frapper violemment un jeune homme sur la place de la Contrescarpe le 1er mai, dans un contexte où des CRS recherchaient des casseurs embusqués. La vidéo tourne en boucle sur les réseaux sociaux avant d’être reprise par les chaînes d’information en continu. L’affaire Benalla est lancée.

Au début, les violences commises par un des responsables de la sécurité d’Emmanuel Macron semblent relever de la catégorie des « bavures ». Le jeudi 19 juillet, à l’Élysée, les chargés de communication croient pouvoir désamorcer la bombe en assurant qu’Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet du président, a été sanctionné par quinze jours de mise à pied, du 4 au 19 mai, avec suspension de salaire – puis démis à son retour de ses fonctions en matière de protection du Président lors de ses déplacements.
Cette ligne de défense est enfoncée par une avalanche de révélations. On apprend qu’Alexandre Benalla a également molesté la compagne du jeune homme, un simple cuisinier de la rue Mouffetard et nullement un manifestant, et qu’il était accompagné d’un autre collaborateur de l’Élysée, Vincent Crase, lui aussi suspendu pendant quinze jours puis écarté de l’Élysée mais toujours salarié de La République en Marche. Comme Alexandre Benalla était coiffé d’un casque de police lors de l’agression filmée, le parquet de Paris ouvre le 19 juillet une enquête pour « violences par personne chargée d’une mission de service public », « usurpation de fonctions » et « usurpation de signes réservés à l’autorité publique » 21 (jour où il aurait dû célébrer son mariage à Issy-les-Moulineaux !). Pendant ces trois jours, l’Élysée est mis en cause de trois points de vue. qui conduit le collaborateur du Président en garde à vue le vendredi 20 et le samedi 21.

Sur le plan judiciaire, le directeur de cabinet du président de la République a pris à l’encontre d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase une sanction administrative en ignorant délibérément l’article 40 du code de procédure pénale selon lequel toute autorité publique ayant connaissance d’un crime ou d’un délit « est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ». Or le directeur de cabinet, Patrick Strzoda, a déclaré qu’il avait été informé des violences commises dès le 2 mai – ce qui le rend passible de poursuites judiciaires.

Quant aux sanctions administratives prises par Patrick Strzoda, elles ont été purement formelles puisque d’abondantes photos montrent Alexandre Benalla auprès d’Emmanuel Macron au Panthéon, dans le car de l’équipe de France de football… toujours dans son rôle de chargé de sécurité.

Enfin, de nombreuses questions sont soulevées par les privilèges dont bénéficiait l’homme du Président – logement de fonction, salaire élevé, voiture avec équipements réservés à la police – alors que sa « carrière » est celle d’un simple garde du corps. Et on apprend que trois policiers ont également été mis en examen pour lui avoir remis une copie des vidéos de surveillance où l’on voit ses exploits…

Mutique sur l’affaire Benalla, Emmanuel Macron est confronté à l’embarras du gouvernement et aux oppositions parlementaires mais surtout aux innombrables engagements qu’il avait pris, quant à l’exemplarité de la fonction présidentielle et des services de l’État. Omniprésent lors de la Coupe du monde, il vient de passer de la lumière à l’ombre : le Jupiter de la communication redevient le président d’une République parlementaire qui dispose de peu de pouvoirs constitutionnels sur le cours des événements. 


Monde

par Yves Lamarck

Nicaragua : Retour du sandinisme

Le Nicaragua, depuis trois mois, s’enfonce dans la violence. La médiation de l’Église catholique a fait long feu. Le régime se retourne contre elle.
La crise nicaraguayenne avait banalement commencé le 18 avril par une vague de protestations contre une réforme du régime des retraites qui fut ensuite retirée. En réalité, la mesure s’inscrivait dans le contexte d’une grave crise financière consécutive à l’arrêt de l’aide du Venezuela qui, entre 2008 et 2015, avait largement subventionné le Nicaragua ami de l’ancien sandiniste Daniel Ortega, 72 ans, revenu au pouvoir par la voie des élections en 2006. La faillite de Maduro laissait le Nicaragua en état de cessation de paiements, devenant sans doute le pays le plus pauvre d’Amérique latine.

Le 19 juillet dernier, le régime célébrait le 39e anniversaire de la révolution qui avait renversé la dictature de Somoza. Entre 1979 et 1990, le Nicaragua fut sandiniste, régime apparenté au castrisme. Puis la démocratie s’était réinstallée. Daniel Ortega avait progressivement regagné l’appui du secteur privé et de l’Église catholique dont il avait été un adversaire déclaré durant les années de la révolution. On se souvient encore du voyage mouvementé du Pape Jean-Paul II à Managua en 1983. Or le bilan des deux premiers mandats d’Ortega était globalement satisfaisant. Parmi les républiques d’Amérique centrale, le Nicaragua faisait soudain figure de modèle de stabilité.
Les choses se sont gâtées, comme toujours, avec la volonté de supprimer dans la constitution la limitation des mandats présidentiels à deux. La réélection de Daniel Ortega en 2016 pour un troisième mandat avait été contestée. Il ne devrait s’achever qu’en 2021. Les efforts de dialogue ont toujours buté sur cette ligne rouge. Daniel Ortega semble prêt à toutes les concessions sauf celle-ci : il a catégoriquement rejeté la proposition d’avancer les élections à 2019 !

Jusqu’à cette dernière extrémité, l’Église catholique avait semblé réussir sa médiation. Le régime avait su l’utiliser pour se maintenir. Il avait décrété trois jours de deuil national après le décès le 3 juin du cardinal Orlando y Bravo qui, archevêque de Managua de 1970 à 2005, avait conduit l’Église nicaraguayenne à travers toutes les révolutions et contre-révolutions, et avait fini par devenir l’ami d’Ortega, ou plutôt des Ortega dont il avait célébré le mariage religieux en 2005 (ils étaient mariés depuis 1979 ; Rosario Murillo Zambrana, 67 ans, épouse Ortega, poétesse de la Révolution, a été élevée en 2017 au rang de vice-présidente et exerce la réalité du pouvoir). Son successeur, le cardinal Leopoldo Brenes, avait cru obtenir un accord avec le gouvernement le 15 juin. Le 30 juin il avait reçu au Vatican la bénédiction du pape François.

Peine perdue : le 9 juillet, le même cardinal, son auxiliaire et le nonce apostolique étaient assiégés dans une église à Diriamba au sud-ouest du pays. Lors de cet épisode, au moins 14 personnes étaient assassinées par des paramilitaires. Le 13, police et paramilitaires assiégaient, puis prenaient d’assaut, la paroisse universitaire, l’église de la Divine Miséricorde à Managua, où s’étaient réfugiés 200 étudiants opposants au régime. Deux d’entre eux seront retrouvés morts, une balle dans la tête, beaucoup d’autres ont été blessés plus ou moins gravement… Le 16, Mgr Juan Abelardo Mata Guevara, évêque d’Esteli échappait miraculeusement à une embuscade des paramilitaires. Le 18, ces derniers reprenaient le contrôle de la ville de Masaya, à une trentaine de km de Managua, et siège principal de la contestation, qui avait reçu quelques jours plus tôt le soutien du cardinal. Le même jour, le maire de d’Ayapal, Andrés Cerrato, du Parti libéral indépendant, et l’un des porte-voix du mouvement pour les droits fondamentaux, était retrouvé assassiné après avoir été menacé à son domicile par des paramilitaires. Or chacun se souvient qu’André Cerrato avait participé, le 12 mars dernier, à une réunion publique avec Mgr Mata pour dénoncer les actes de violences organisés par le gouvernement contre la population et les « persécutions sournoises » contre l’Église.

Lors de l’anniversaire de la révolution, Daniel Ortega accusait publiquement l’Église de « conspiration »contre le régime et qualifiait les évêques de « putschistes ». Il est vrai que les photos des religieuses à genoux devant les policiers pour les implorer d’épargner les étudiants ne servent pas son image…

 Acculé, le président du Nicaragua chercherait-il à revenir aux thèmes fondateurs de la révolution sandiniste quitte à recréer un climat de guerre civile ? Le bilan est impressionnant : 370 morts en trois mois à l’échelle d’un pays de 6 millions d’habitants, c’est l’équivalent de 3 000 morts à l’échelle de la France ! à part l’Église, on s’interroge sur la faiblesse de la mobilisation internationale, et la timidité des organismes centraméricains ou panaméricains. Certes il ne s’agit pas de redonner à Daniel Ortega l’occasion de s’affirmer comme une victime de l’impérialisme américain. L’indifférence marquée de Trump à l’égard du sous-hémisphère ne saurait servir d’excuse. 


Patrimoine

par Fabrice de Chanceuil

La chaîne des Puys enfin classée au Patrimoine mondial

Et de trois ! Il aura finalement fallu trois tentatives pour que le Comité du Patrimoine mondial de l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), composé de 21 États, se décide à ajouter à la liste des sites naturels du Patrimoine mondial le Haut lieu tectonique Chaîne des Puys – Faille de Limagne lors de sa 42ème session tenue au Bahreïn le 2 juillet dernier.

Emblématique de l’Auvergne, la chaîne des Puys est un alignement de 80 volcans âgés de 8 500 à 95 000 ans, qui s’étend sur près de 32 km de long et 4 km de large, à l’Ouest de Clermont-Ferrand dans le parc des volcans d’Auvergne. Le point culminant de la chaîne est le Puy de Dôme (1 465 m), classé Grand site de France, qui a donné son nom au département.

La faille de Limagne est quant à elle venue fracturer le socle continental ancien il y a environ 35 millions d’années. Une partie du continent s’est alors effondrée sur près de 3 km de profondeur et le fossé ainsi formé s’est rempli de sédiments et est devenu la plaine de Limagne où se situe Clermont-Ferrand.

Reconnus dans la catégorie des sites naturels comme un site géologique exceptionnel, l’alignement volcanique de la chaîne des Puys et la grande faille de Limagne sont les témoins du phénomène de rupture des continents qui façonne le visage de la Terre. Le site permet de voir comment la croûte terrestre s’est fracturée et effondrée, laissant remonter les magmas et soulevant massivement la surface. C’est un des rares biens tectoniques du Patrimoine mondial, avec notamment le Grand Canyon (États-Unis d’Amérique), le delta de l’Okavango (Botswana), le Kilimandjaro (Tanzanie) ou la Grande Barrière de corail (Australie).

Après une démarche de 11 ans et 2 refus de l’Unesco, la campagne du département du Puy-de-Dôme a pu aboutir favorablement grâce à un recentrage de sa candidature sur le sous-sol du site et sur l’importance de son témoignage dans l’histoire de la Terre, ce qui ne retire rien à la beauté et à l’originalité des paysages. Projet de territoire, la candidature a mobilisé les collectivités locales, les entreprises, les associations et les habitants autour de la reconnaissance et de la préservation de ce patrimoine naturel exceptionnel.
Les autres sites naturels classés en France se trouvent en Corse (golfe de Porto: calanche de Piana et golfe de Girolata : réserve de Scandola), à La Réunion (pitons, cirques et remparts) et en Nouvelle-Calédonie (lagons : diversité récifale et écosystèmes associés). Grâce à ce nouveau classement, la France compte désormais 44 sites inscrits dans les 3 catégories (sites culturels, naturels et mixtes). 19 autres sites ont également été inscrits le 2 juillet portant ainsi à 1 092 le nombres de sites inscrits au Patrimoine mondial et répartis dans 167 pays.

Pour ceux qui n’ont pas encore arrêté leur choix pour les vacances estivales, un détour en Auvergne s’impose donc d’urgence : la contemplation d’un coucher de soleil du haut du Puy de Dôme accompagné d’un Saint-Nectaire arrosé d’un verre de Corent est effectivement une expérience inoubliable et hautement patrimoniale.


BD

par Gihé

En avant pour l’aventure en bd

Que serait la bande dessinée sans l’aventure ? La bd doit s’appuyer sur une histoire, faute de quoi elle tourne en rond, verse dans le nombrilisme ou marine dans l’introspection sans queue ni tête — ce qui permet de comprendre l’échec final des revues et des albums trop influencés par l’esprit socio-psycho-pédago de mai 68. Le surplace n’est pas interdit à un scénariste et à un dessinateur, mais ils doivent néanmoins imprimer un rythme et ménager des rebondissements ; ce n’est pas pour rien que les auteurs de l’âge d’or avaient gardé la pratique des grands feuilletonistes du XIXe siècle, dont la dernière ligne créait l’attente de la page du lendemain.
Dans le genre où, apparemment, il ne se passe pas grand chose, Duhamel a écrit et dessiné un véritable petit bijou, Jamais (Grand Angle), montrant une vieille petite dame aveugle qui refuse de quitter sa maison qui va être entraînée dans l’écroulement de la falaise. Changement de génération mais pas de lien avec la nature pour les quelques personnes amenées à redécouvrir la vie dans Nos embellies (Grand Angle), pudiquement décrites par Gwénola Morizur et Marie Duvoisin. Plus centré sur les liens dans et autour d’un couple, Mon homme presque parfait (Grand Angle) met en scène des adultes qui éprouvent du mal à se (re)trouver mais que Bernard Jeanjean et Louis conduisent avec finesse.

De l’action, maintenant. Pour débuter, Kyle Higgins et Stephen Mooney emmènent leurs héros, produits de la période antérieure, à travers Les reliques de la guerre froide (Glénat), premier tome de The dead hand, pour des aventures très saignantes. Plus classique car se situant dans la grande tradition des Buck Danny, Dan Cooper et Tanguy et Laverdure, Thierry Lamy et Luc Brahy proposent une nouvelle série, Force navale, dont le premier tome se situe sur cette Forteresse des mers (Glénat) qu’est le Charles-de-Gaulle ; reporter d’images de la Marine nationale, Morgane Le Secq y devient vite une véritable enquêtrice. Plus terre-à-terre, on peut suivre La piste cavalière (Glénat) qui permet une fois de plus à Michel Faure de mettre en avant ses chers équidés dans une intrigue assez tarabiscotée mais prenante. Enfin — et sans jeu de mots —, à cheval entre le XVIIIe siècle et notre époque, le nouveau titre de la série L’art du crime donne à Marc Omeyer, Olivier Berlion et Steven Lejeune l’opportunité de montrer, dans une sorte d’opéra dramatique, Les amants du Rialto (Glénat).

Achevons dans le vin. Ce sont d’abord Corbeyran — scénariste de plusieurs autres séries consacrées à la vigne — et Francisco Ruizge qui, avec Mendoza (Glénat), entreprennent l’histoire de Bodegas, qui aident à découvrir en Argentine non seulement caves et vignobles mais aussi toute une civilisation à la fois proche et différente de la nôtre. Personne ne s’étonnera que l’on retrouve Corbeyran, avec cette fois Espé, dans À table, une sous-série de Châteaux Bordeaux, pour faire la connaissance de celui qui est choisi pour être Le chef (Glénat), ce qui ne plaît pas à tout le monde. On peut, in fine, voir tout ce que peut cacher Un grand bourgogne oublié (Grand Angle) : à travers deux tomes, Manu Guillot, Hervé Richez et Boris Guilloteau démontrent qu’une bonne intrigue peut s’accorder avec l’œnologie.


Humeur

par Erwan Violin

Rôtissoire

Vous l’avez attendue, la voilà. Après avoir raisonnablement gelé pendant l’épisode du Moscou-Paris, avoir été trempé comme une soupe pendant les multiples épisodes pluvieux, vous voilà promis à la rôtissoire estivale. Bien sûr, l’affaire a ses bons côtés : bains de mer, barbecues et boissons anisées noyées de glaçons, mais elle apporte aussi son lot de calamités : sécheresse, moustiques et coups de soleil, sans parler des incendies.

Bien sûr, ces petites misères, (pas toujours si petites) remplissent les journaux TV, mais avouez que vous regrettez un peu les bonnes flambées et les pantoufles de cet hiver.


Livres

par Catherine Pauchet

Roman

Marseille, la série

Auteur d’une trentaine de livres et de presqu’autant de scénarios de films et séries télé (Carlos, Les Hommes de l’ombre…), Dan Franck raconte une double arnaque ayant Marseille pour décor. On le suit d’abord dans son approche d’une bande de faux monnayeurs dont les méthodes d’action doivent l’inspirer pour préparer un téléfilm. En parallèle, lui, ou plutôt son double, décrit les méandres d’un scénario (on reconnaitra celui de la série Marseille dont il est l’auteur) depuis son écriture jusqu’à son dévoiement par un producteur américain. Ce roman, qui divulgue les coulisses de la création télévisuelle, fourmille d’anecdotes souvent cocasses (egos surdimensionnés, petites bisbilles entre amis…). A mi-chemin entre réel et fiction.

« Scénario », Dan Franck, Grasset, 408 p., 22 €.

Jeunesse

Callie, naturaliste en herbe

Texas, 1899. Unique fille d’une famille de sept enfants, Calpurnia dite Callie apprécie l’heure de la sieste. Pendant que les siens somnolent, elle va se rafraîchir à la rivière. L’année de ses onze ans, elle prend une grande décision : elle sera naturaliste et débute l’observation du monde qui l’entoure en compagnie d’un grand-père bienveillant. Arbres, insectes, émois amoureux d’un frère… tout émerveille cette adolescente curieuse et gaie qui veut s’imposer dans un univers d’hommes. Le best seller de Jacqueline Kelly vient de sortir en bande dessinée.

« Calpurnia », Jacqueline Kelly (texte), Daphné Collignon (illustrations), Rue de Sèvres, 92 p., 14 €.

Beau livre

Aveyron

Et si les vacances servaient à découvrir les plus belles régions de France ? Ecrivain du terroir aveyronnais, Daniel Crozes nous invite à parcourir un pays qu’il connaît sur le bout des doigts. De l’Aubrac au viaduc de Millau, ce beau livre au format carré et illustré par les splendides photos de Pierre Soissons révèle un riche patrimoine tant naturel (plateaux désertiques, montagnes plantées de châtaigniers et de landes, à-pics géants, villages, vignes…) qu’historique (abbaye de Conques, Entraygues…).

« Voyages en Aveyron », Daniel Crozes (texte), Pierre Soissons (photos), éditions du Rouergue, 160 p., 19,90 €.

Revue

Les Windsor

Aucune famille royale n’aura autant fasciné que les Windsor. Le mensuel Historia retrace l’histoire de cette monarchie anglaise, issue d’une dynastie allemande : la maison de Hanovre, depuis la reine Victoria jusqu’à William. Parmi les autres sujets : les sites français labellisés par l’Unesco, la NASA, Kaspar Hauser, les femmes et le voile, Richard Mique et le Hameau de la reine…

« La saga des Windsor », Historia, juillet-août 2018, 7,20 €. En kiosque.


Cinéma

par Marie-Christine Renaud d’André

My Lady

Juge de la Haute Cour, Fiona Maye, est souvent confrontée à de terribles cas de conscience, en raison de sa spécialisation dans les affaires familiales. Par exemple, doit-elle autoriser la séparation de deux bébés siamois, ce qui entraînerait inévitablement la mort de l’un d’eux, ou ne pas l’autoriser, ce qui condamnerait à mort les deux bébés ? Mais, si elle prend son travail très à cœur, son mariage avec Jack commence à battre de l’aile, car elle n’est pas souvent disponible. Et voilà qu’un terrible cas se présente à elle : Adam, 17 ans, donc mineur, est atteint d’un cancer, et il refuse la transfusion sanguine qui pourrait lui sauver la vie, en raison de ses convictions religieuses, celles des Témoins de Jehovah.

Le titre original du film (The Children Act, 1989) fait allusion à cette loi britannique qui indique que « L’intérêt de l’enfant doit être la première considération de la Cour ». Cette histoire passionnante plonge au cœur des conséquences de cette loi, qui provoque de nombreux débats 
intérieurs chez cette juge, qui doit trancher, le plus souvent contre l’avis des personnes concernées. Les dialogues sont brillants, et le film constitue un excellent suspense, tant le spectateur est passionné par les différentes questions posées. Mais c’est surtout l’interprétation magnifique de la toujours excellente Emma Thompson qui confère une belle épaisseur humaine à cette œuvre passionnante, qui fera réfléchir maints spectateurs.

Comédie dramatique britannique (2017) de Richard Eyre, d’après Ian McEwan, avec Emma Thompson (Fiona Maye), Stanley Tucci (Jack), Fionn Whitehead (Adam), Ben Chaplin (Kevin Henry), Jason Watkins (Nigel Pauling) (1h45). (Grands adolescents) Sortie le 1er août 2018.

Fleuve noir

Alcoolique, François Visconti est un policier singulier, qui enquête sur la disparition inquiétante de Dany, 16 ans, dont la mère Solange est entrée en contact avec lui. Très vite, il en arrive à soupçonner Yann Bellaile, le professeur de français du jeune homme.
Après une absence de dix ans des écrans, Érick Zonca (Julia, La vie rêvée des anges) signe une histoire palpitante et bien filmée, qui met en scène plusieurs personnages très ambigus, interprétés par une brochette d’excellents comédiens. Mais le scénario, qui devient rapidement tordu, finit par devenir lassant. Dommage !

Outre deux scènes suggestives, dont une entre hommes très choquante, la fin est affreuse et franchement gênante.

Thriller français (2016) de Erick Zonca, d’après Dror Mishani, avec Vincent Cassel (Fran-çois Visconti), Romain Duris (Yann Bellaile), Sandrine Kiberlain (Solange Arnault), Élodie Bouchez (Lola Ballaile) (1h54). (Adultes avec des éléments nocifs) Sortie le 18 juillet 2018.

Mary Shelley

Ayant perdu sa mère à la naissance, Mary Godwin est élevée par son père et sa belle-mère, avec laquelle elle ne s’entend guère. À peine âgée de 16 ans, elle quitte sa famille pour suivre le poète Percy Shelley, dont elle est tombée follement amoureuse. Mais, ce dernier étant déjà marié, cette relation fait scandale dans la bonne société de l’époque. Deux ans plus tard, le couple est invité pour quelques jours à Genève, chez Lord Byron. C’est pendant ces vacances, lors d’un orage, qu’elle a l’idée du personnage de Frankenstein.
Quand les producteurs ont proposé à la cinéaste saoudienne Haifaa al-Mansour de mettre en scène ce scénario, elle a hésité avant de prendre conscience de la modernité de cette histoire. Avec une reconstitution historique très soignée et très réaliste, elle met en scène cette belle histoire, émaillée de phrases poétiques en voix off. Les images sont superbes, et, même si la mise en scène est un peu académique, la beauté des dialogues et la qualité de l’interprétation, avec l’excellente et émouvante Elle Fanning, font de ce film un spectacle de choix. Mais il y a quelques scènes outrancières, en particulier celles avec Lord Byron, et les aspects féministes de l’histoire sont un peu trop appuyés.

Si l’héroïne est impressionnante dans son courage et sa détermination à surmonter les épreuves qui se présentent à elle, le climat est à la licence des mœurs, avec de brèves scènes sensuelles. Surtout, les personnages veulent se libérer de toute contrainte sociale, c’est-à-dire de toute morale. Une attitude un peu trop moderne pour l’époque… 

Drame américain (2018) de Haifaa al Mansour, avec Elle Fanning (Mary Shelley), Douglas Booth (Percy Shelley), Tom Sturridge (Lord Byron), Bel Powley (Claire Clairmont), Oxen Richards (William Godwin), Joanne Froggatt, Stephen Dillane (2h). (Grands adolescents) Sortie le 8 août 2018.

Penché dans le vent

Artiste connu dans le monde entier pour son travail avec la nature, appelé Land Art, Andy Goldsworthy a déjà été filmé par Thomas Riedelsheimer, en 2005, dans Rivers and Tides. De 2013 à 2016, le cinéaste a suivi l’artiste dans différents endroits du monde, Édimbourg, au Brésil, en France, etc.
Il faut être patient pour réussir à entrer dans ce film magnifique, car le début est un peu long et fastidieux. Puis, peu à peu, on est saisi par la beauté des images et des paysages, et, surtout, par ces créations artistiques aussi surprenantes que belles. Ce film, qui rend un bel hommage au travail original d’un artiste singulier, met bien en valeur l’harmonie de celui-ci avec la nature. Mais il est dommage que les différents lieux visités ne soient pas indiqués.

Documentaire allemand (2017) de Thomas Riedelsheimer, avec Andy Goldsworthy (1h37). (Adolescents) Sortie le 18 juillet 2018.

Hôtel Transylvanie 3 – Des vacances monstrueuses

Il est temps de partir en vacances pour Dracula et sa famille. Mais, sur le bâteau qui les emmène en croisière, il tombe sous le charme d’une femme séduisante, mais mystérieuse, qui se trouve être le capitaine du navire.
Si l’on retrouve avec plaisir cette bande de monstres, tous plus amusants les uns que les autres, avec beaucoup de trouvailles réjouissantes, on est un peu déçu par cette œuvre qui finit par devenir fatigante. Certes, on rit parfois, mais pas assez souvent, tant le scénario est un peu faible. Dommage !

Comme dans les précédents films, le sens de la famille est au cœur de l’histoire, tout comme le respect des différences, ce qui rend, une fois encore, le film très politiquement correct. Certaines scènes peuvent impressionner les tout-petits.

Film d’animation américain (2018) de Genndy Tartakovsky, avec les voix originales de Adam Sandler (Dracula), Andy Samberg (Jonathan), Selena Gomez (Mavis), Kevin James (Frankenstein), Fran Drescher (Eunice), Steve Buscemi (Wayne) (1h37). (Adolescents) Sortie le 25 juillet 2018.


Le chiffre de la semaine

86,8%

C’est le ratio de la dette publique par rapport au PIB dans la zone euro au premier trimestre 2018, selon les chiffres fournis par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Ce ratio équivaut à une légère hausse (+0,1%) par rapport au dernier trimestre de l’année 2017. Par rapport au premier trimestre 2017, il traduit une nette baisse (de 89,2% à 86,8%). Pour l’ensemble de l’Union européenne (UE28), le déficit est passé de 8,6% à 81,5% du PIB du dernier trimestre 2017 au premier trimestre 2018.

Toujours au premier trimestre 2018, la dette était constituée à 80,8% de titres de créances pour la zone euro (contre 81,7% pour l’UE28), à 16,2% de crédits (14,2% pour l’UE28), tandis que le numéraire et les dépôts représentaient respectivement 3% et 4,1%.


D’un jour à l’autre

France

Poste 

Le 19 juillet à Boulazac (Périgueux) site de l’imprimerie de La Poste, le président Macron a présenté un nouveau timbre à l’effigie de Marianne, mais son discours sur « l’équité territoriale » n’a intéressé personne à cause de l’affaire Benalla.

Police 

Alexandre Benalla, responsable de la sécurité du président Macron, a été filmé en train de frapper sans raison deux passants le 1er mai, place de la Contrescarpe à Paris, alors qu’il n’est pas fonctionnaire de police. Après que les images ont été diffusées sur les réseaux sociaux le 18 juillet, la Commission des lois de l’Assemblée nationale a décidé de se constituer en commission d’enquête. Il s’agit selon l’opposition d’une « affaire d’État » et le débat sur la réforme de la Constitution à l’Assemblée nationale a dû être reporté. Le garde du corps du Président et un de ses acolytes qui l’accompagnait ont été mis en examen, ainsi que trois policiers qui leur avaient fourni une copie de la vidéo de surveillance où on les voyait agir.

Justice

Henda Ayari accuse Tariq Ramadan de l’avoir violée dans un hôtel au printemps 2012. Mais les enquêteurs ont démontré qu’à la date indiquée par elle, elle était au mariage de son frère. Le prédicateur musulman, qui est aussi accusé de viol par deux autres femmes, est en détention provisoire depuis février 2018 et les trois juges d’instruction ont refusé une demande de « démise en examen » présentée le 15 juin par son avocat.
Le député LRM des Hauts-de-Seine Thierry Solère, dont l’immunité parlementaire avait été levée le 11 juillet, a été placé en garde à vue, le 17 juillet à Nanterre, pour être interrogé sur des soupçons de fraude fiscale, trafic d’influence et corruption le visant.

Bioéthique 

Guillaume Chiche, député LRM des Deux-Sèvres avait annoncé qu’il déposerait un projet de loi pour ouvrir la PMA « aux femmes en couple ou célibataires ». Mais le gouvernement a fait savoir que cette question sera discutée avec le futur projet de loi bioéthique qui sera présenté fin 2018.

Commerce

Toysa’R’us-France, filiale du géant américain du jouet (en liquidation judiciaire aux États-Unis depuis mars 2018) a demandé sa mise en redressement judiciaire au tribunal d’Évry (1500 emplois sont en jeu).

Monde

États-Unis

Très critiqué par les médias américains pour s’être « aplati » devant Vladimir Poutine au sommet d’Helsinki, Donald Trump n’en a pas moins invité le président russe à Washington pour l’automne prochain. Le FBI avait publié, juste avant le sommet, un rapport sur les ingérences russes en faveur de Donald Trump lors de la dernière élection présidentielle américaine. À son retour il a publié un nouveau rapport défavorable à Carter Page son ancien conseiller à la politique étrangère qui est désigné comment ayant été recruté par les services secrets russes.

Israël

Par 62 voix contre 55, la Knesset a adopté le 19 juillet, une loi fondamentale qui déclare qu’Israël est « l’État-nation du peuple juif » et que sa langue officielle est l’hébreu. Les citoyens arabes israéliens, qui constituent 17,5 % de la population, craignent des discriminations. Le président Reuven Rivlin et le procureur général Avishai Mandelblit avaient indiqué leurs réserves sur ces formulations.

Syrie

Dans la nuit du 21 au 22 juillet, plus de 800 « casques blancs » syriens et leurs familles ont été exfiltrés du Golan syrien par Israël et acheminé en Jordanie, avant leur départ prochain pour les États-Unis, le Canada et l’Allemagne.

Europe

Le 18 juillet, la Commission européenne a infligé à Google une amende record de 4,34 milliards d’euros pour pratiques anticoncurrentielles en imposant aux vendeurs de téléphones portables le système d’exploitation Android. Le service Google Shopping a déjà écopé d’une amende de 2,42 milliards d’euros pour abus de position dominante. La firme américaine fait appel.

Corée

Déjà condamnée à 24 ans de prison pour abus de pouvoir et corruption, l’ancienne présidente Park Geun-hye, 66 ans, a été condamnée à 8 ans de prison supplémentaires dans deux autres procès.

Éthiopie/Érythrée

Le premier vol commercial depuis 1998 entre Addis-Abeba et Asma a eu lieu le 18 juillet pour sceller la reprise des relations diplomatiques le 16 juillet, après un accord donné par le nouveau Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, le 5 juin à la délimitation des frontières fixées par une commission internationale en 2002.

Météo

Les pays d’Europe du Nord et notamment la Suède sont frappés par une sècheresse inhabituelle et des incendies de forêts. En Europe centrale et notamment en Roumanie, des pluies diluviennes ont causé la mort de plusieurs personnes la semaine dernière.

Pologne

Le président conservateur Andrzej Duda a déposé le 20 juillet un projet de référendum pour les 10 et 11 novembre sur un projet de nouvelle loi fondamentale.

Italie

Sergio Marchionne, depuis 14 ans tout-puissant patron de Fiat-Crysler, 66 ans, est en fin de vie dans un hôpital de Zurich.

Libye

Le 21 juillet, deux navires de l’ONG Proactiva open arms ont ramené aux Baléares une Camerounaise de 40 ans miraculée et deux cadavres, celui d’un petit garçon et d’une autre femme. L’ONG espagnole a annoncé porter plainte contre les garde-côtes libyens qui auraient refusé de porter secours à une embarcation surchargée de migrants qui se sont tous noyés.

Chine/Afrique

Le président chinois Xi Jinping est arrivé le 21 juillet à Dakar pour le début de sa tournée africaine qui, après le Sénégal (où il a remis au président Macky Sall les clefs d’un stade de lutte sénégalaise financé et construit par les Chinois) doit le mener au Rwanda et en Afrique du Sud. La Chine est le premier investisseur mondial en Chine.

Afghanistan

Le général Abdul Dostum, d’ethnie ouzbèque, premier vice-président du pays, a réchappé à un attentat qui a fait une dizaine de morts le 22 juillet à Kaboul.