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Lundi 26 décembre 2016

Lundi 26 décembre 2016

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In Memoriam

par Serge Plenier

Michèle Morgan : le regard envolé

Les paupières sont retombées sur le plus beau regard du monde. Michèle Morgan nous a quittés la semaine dernière à l’âge de 96 ans.

Légende du cinéma, Michèle Morgan le fut à plusieurs titres. Cette grande dame aura tourné sous la direction des plus grands réalisateurs et en compagnie des plus grands acteurs. Feuilleter sa filmographie, c’est parcourir l’histoire du septième art à ses moments les plus prestigieux. Qui peut se vanter d’avoir eu comme partenaires Jean Gabin, Raimu, Bourvil, Gérard Philippe, Humphrey Bogart (« Passage pour Marseille ») ou Anthony Quinn ?

Surtout, il y avait la femme, d’une lumineuse fragilité, sachant sublimer toutes les douleurs et transfigurer chaque tragédie. Michèle Morgan a tourné très peu de rôles comiques, ce qui est paradoxal pour l’épouse de Gérard Oury, mais la comédie aurait-elle pu ajouter quelque chose à sa gloire ? Sa folie était ailleurs.

Cette folie, il faut la chercher dans ces yeux d’une limpidité presque hypnotique. Il suffisait de ce regard-là pour que s’enclenchent toutes les passions. Michèle Morgan aura incarné toutes ces figures que le destin envoie sur terre pour sa seule utilité.

Aujourd’hui, Michèle Morgan est arrivée au bout de ce quai des brumes où l’attend certaine silhouette. Nul doute qu’elle y a entendu encore une fois murmurer : « T’as de beaux yeux, tu sais ! ».


L’événement

par Jean-Gabriel Delacour

L’environnement islamique

Nul ne peut contester l’importance de la religion musulmane, que ce soit par son ampleur ou par la profondeur théologique qu’on y peut trouver. Deuxième confession de la planète après le christianisme, elle apparaît comme conquérante au sens où le sont les fois religieuses présentant une vocation universelle — ce qui ne concerne pas le judaïsme, centré sur une alliance entre Dieu et un peuple précis. De leur côté, les diverses formes de christianisme semblent renoncer au prosélytisme traditionnel, perçu comme une intrusion dans la liberté d’autrui. Au contraire, l’islam affirme sans complexe sa vocation à réunir toute l’humanité dans la même célébration d’un Dieu transcendant qui ne s’encombre pas de digressions sur sa nature ni sur ses rapports avec l’homme et sur la liberté dont il dispose tant par rapport à la divinité qu’avec ses semblables.

Pendant ce temps, l’Occident a transposé les vielles querelles byzantines sur le sexe des anges au domaine des rapports entre le privé et le public. C’est toute la querelle de la laïcité, qui découpe de plus en plus en tranches une vie quotidienne marquée par les traditions chrétiennes sans qu’il y ait là une véritable menace pour ceux qui ne partagent pas la foi chrétienne. Comme sont amenées à le reconnaître nombre de responsables politiques de divers pays, l’Occident a été façonné par deux mille ans de christianisme, comme l’ont remarqué aussi bien les chefs de gouvernement allemand que britannique : Angela Merkel comme Theresa May sont filles de pasteur et elles ne s’en excusent pas, quelle que soit, d’ailleurs, leur politique. Pourtant, il se trouve un peu partout des politiques et des juges — beaucoup plus rarement des intellectuels, manifestement plus circonspects — pour demander des retraits de crèche au moment même où un islamiste patenté fonce sur un marché de Noël berlinois pour y semer la mort et la terreur.

La présence islamique, de plus en plus visible dans les terres européennes façonnées par vingt siècles de christianisme, pose d’autant plus un problème que l’Occident donne l’impression d’une certaine inconstance, d’un manque de confiance en soi et d’une incertitude sur ses racines et des valeurs souvent bornées au seul XVIIIe siècle. Il devient donc nécessaire, ne serait-ce que pour discuter en toute sérénité, clarté et vérité, de définir non seulement les enjeux mais aussi les socles sur lesquels on s’appuie. Faute de quoi, on est condamné aux attitudes « bisounours » et aux mantras sur le vivre-ensemble et la parfaite équivalence entre ce que croient les uns et les autres.

À ce point de vue, l’observation de ce qui se déroule dans les États où existent des chrétiens d’Orient peut aider à mieux cerner la situation. Entre le Liban, qui réussit malgré tout à faire cohabiter de multiples confessions, l’Égypte, où les coptes ne sont pas unanimement admis malgré leur poids, l’extrême diversité des pays du Golfe où se dessinent pourtant des évolutions et la Syrie et l’Irak où se sont développées de nouvelles menaces, il y a quelques leçons à tirer.


Francophonie

par Joël Broquet

Sommet de la francophonie et hommage à Mathias Morawski

Le XVIe sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Antanarivo le 26 et 27 décembre 2016 ne restera sans doute pas parmi les plus marquants. On y a actualisé des thèmes et slogans devenus récurrents au sein de l’espace francophone mondial comme le « lien indissociable entre une croissance partagée et un développement durable et responsable pour assurer la stabilité du monde et de l’espace francophone ». Le développement durable et responsable, l’énergie pour tous ont également été présentés comme des objectifs.

Le texte évoque encore les « valeurs de la francophonie » mises au service « d’une mondialisation plus harmonieuse ». Au rang des objectifs prioritaires le développement durable et responsable ainsi que l’énergie pour tous sans oublier les droits de l’homme. La mondialisation heureuse en quelque sorte tempérée quand même par l’évocation des menaces terroristes.
Beaucoup de thèmes rebattus donc, fussent-ils légitimement évoqués. L’OIF devient peu à peu un acteur de la politique planétaire et il faut s’en féliciter mais en même temps faut-il se désoler de la voir s’aligner sur une mondialisation dont les peuples ne veulent plus dans sa version actuelle.

Il serait dommage que l’OIF, ratant le coche, s’enfermât dans un angélisme qui la transformerait peu à peu en une ONG environnementaliste et « libérale » dirigée par Mme Michaelle Jean ancienne représentante de la reine d’Angleterre au Canada.

Il faut aider l’OIF à redevenir le laboratoire d’une mondialisation « cuisinée à la française » et substituer une bonne fois une identité conquérante à une identité dite heureuse et trop souvent honteuse. Ce fut le cas lors de la cérémonie organisée le 9 décembre 2016 au siège de l’OIF en l’honneur de Mathias Morawski, ancien président des journalistes polonais en France, qui venait d’être élevé au grade de commandeur de l’Ordre National des Arts et des Lettres.

La cérémonie s’est déroulée en présence de Stanislas Pierret, directeur de l’Institut Français de Varsovie, conseiller culturel de l’ambassade de France.
À cette occasion le sénateur Jacques Legendre, vice président des groupes France Pologne et France Russie au Sénat, avait adressé aux organisateurs de la cérémonie un message politique fort mettant en lumière la nécessité pour la France de maintenir une vigilance aussi ferme vis-à-vis des tentatives « envahissantes » de la Russie que des pulsions « ultraotannienne de nos amis polonais ». Ce sont de messages de cette force lancés par Jacques Legendre, ancien secrétaire général de l’Association Internationale des Parlementaires de Langue Française (AIPLF) dont l’OIF pourrait s’inspirer. L’élevation de l’OIF au rang d’acteur politique planétaire est à ce prix.

On notera encore que l’OIF élargit son champ en intégrant trois nouveaux pays souverains et plus curieusement la Nouvelle Calédonie au nom espérons-nous de l’expression de la diversité de la diversité et non pas en vertu d’une volonté de dissocier l’unité française.

L’Arménie organisera le XVIIe Sommet de la Francophonie en 2018.


Clefs

par Jean Étèvenaux

Des livres sur le sens de la vie publique

Les incertitudes de la vie politique intérieure jointes à la complexité des relations internationales ainsi que la désinformation et la manipulation accompagnant la présentation de situations dramatiques amènent à s’interroger sur les fondements et l’expression de la vie publique. Quel que soit le côté par lequel on l’aborde, celle-ci ne semble plus aller de soi de manière automatique. Le citoyen se pose légitimement des questions, qu’il peut développer grâce à un certain nombre d’ouvrages.

Ainsi, Philippe Aghion propose de Repenser la croissance économique (Paris, Collège de France / Fayard, 2016, 72 pages). Jean-Claude Carrière, lui, lance un appel : Utopie, quand reviendras-tu ? (entretiens avec Gilles Vanderpooten, Paris, L’Aube, 2015, 176 pages). Antoine Delestre et Clara Lévy s’efforcent de discerner L’esprit du totalitarisme (Paris, L’Aube, 2016, 176 pages). On comprend aussi que Vincent Delecroix devine l’Apocalypse du politique (Paris, Desclée de Brouwer, 2016, 368 pages).

D’une manière concrète, sous la direction d’Anna Caiozzo, on étudie Mythes, rites et émotions. Les funérailles le long de la Route de la soie (Paris, Honoré Champion, 2016, 536 pages). Plus généralement, Olivier Zajec propose une Introduction à l’analyse géopolitique. Histoire, outils, méthodes (3e édition augmentée et mise à jour, Monaco, Le Rocher, 2016, 250 pages), tandis qu’Aymeric Chaprade tient la Chronique du choc des civilisations (Paris, Chronique éditions, 2013, 272 pages). Cela rappelle les rapports, étudiés sous la direction de Jean Baechler et Jean-Vincent Holeindre, entre Guerre et politique (Paris, Hermann, 2014, 286 pages).

Abordant une question de fond, Régis Debray et Renaud Girard s’interrogent : Que reste-t-il de l’Occident ? (Paris, Grasset, 2014, 142 pages). Paul-François Paoli relève le Malaise de l’Occident. Vers une révolution conservatrice ? (Paris, Pierre-Guillaume de Roux, 2014, 320 pages). Pourtant, pour Dariush Shayegan, La lumière vient de l’Occident. Le réenchantement du monde et la pensée nomade (Paris, L’Aube, 2013 [nouvel avant-propos], 496 pages). Fournissant un outil, Patrick Mérienne propose l’Atlas des 28 États de l’Union européenne (Rennes, Ouest-France, 2015, 48 pages). Quant à la nature de cette construction politique, Jean-François Daguzan interroge : La fin de l’État-Nation ? De Barcelone à Bagdad (Paris, Cnrs Éditions, 2015, 64 pages).
Si l’on s’engage sur le long terme, on suivra Rémi Brague s’interrogeant : Où va l’Histoire ? (entretiens avec Giulio Brotti, Paris, Salvator, 2016, 192 pages). Dans une perspective semblable, on relira avec intérêt Jacques Ellul : La parole humiliée (Paris, La Table ronde, 2014 [1re édition : Le Seuil, 1981], 432 pages), Pour qui, pour quoi travaillons-nous ? (textes choisis, présentés et annotés par Michel Hourcade, Jean-Pierre Jézéquel et Gérard Paul, Paris, La Table ronde, 2013, 256 pages) et, avec Patrick Chastenet, À contre-courant (entretiens, édition révisée et augmentée, Paris, La Table ronde, 2014 [1re édition : 1994], 272 pages). On y ajoutera Hériter d’Ellul. Centenaire Jacques Ellul (1912-1994) (actes des conférences du 12 mai 2012, Paris, La Table ronde, 2013, 200 pages) et, sous la direction de Patrick Troude-Chastenet, Comment peut-on (encore) être ellulien au XXIe siècle ? (actes du colloque des 7, 8 et 9 juin 2012, Paris, La Table ronde, 2014, 496 pages).

Plus anciennes, mais toujours stimulantes, les œuvres de Stefan Zweig peuvent être reprises. Ainsi ses échanges avec Klaus Mann : Correspondance 1925-1941, suivie de trois essais de Klaus Mann : Jeunesse et radicalisme, Érasme de Rotterdam et Stefan Zweig (édition établie et annotée par Dominique Laure Miermont, traduit de l’allemand et préfacé par Corina Gepner, Paris, Libretto, 2016, 224 pages) et ceux avec Romain Rolland : Correspondance 1928-1940 (édition établie, présentée et annotée par Jean-Yves Brancy, traduction des lettres allemandes par Siegrun Barat, Paris, Albin Michel, 2016, 624 pages). De même, ses Inédits constituant le n° 156, décembre 2013, d’Approches.

Centrés sur la France, les ouvrages suivants poursuivent le questionnement. Serge Federbusch s’écrie : 1789, 1815, 1830, 1870, 1940, 1958. Français, prêts pour votre prochaine révolution ? La France doit-elle toujours s’effondrer avant de se réformer ? (Bruxelles, Ixelles Éditions, 2014, 276 pages). Bruno Fuligni rappelle la solide tradition de L’art de retourner sa veste. De l’inconstance en politique (Paris, Vuibert, 2016, 304 pages). Guillaume Duval n’hésite pas à se réjouir : La France ne sera plus jamais une grande puissance ? Tant mieux ! Et quelques autres (bonnes) raisons de ne pas désespérer (Paris, La Découverte, 2015, 216 pages). Jean-Pierre Rioux récuse tout pessimisme dans Au bonheur la France (Paris, Cnrs, 2016 [1re édition : Perrin, 2004], 456 pages). De même, Jean Viard voit La France dans le monde qui vient. La grande métamorphose, suivi de Chroniques sociologiques (Paris, L’Aube, 2013, 272 pages). C’est également une forme d’optimisme qu’Armel Gourmelon exprime dans son parcours de responsable syndical : Militant parmi tant d’autres (Le Plessis-Robinson, Frédéric Aimard éditeur / Spfc, 2015, 186 pages). Enfin, mère et fille dialoguent sur la société, puisque Clara Gaymard et Bérénice Bringsted affirment sans ambiguïté : Faut qu’on en parle ! Le monde a changé (Paris, Plon, 2016, 256 pages).


Livres

par Catherine Pauchet

Sélection « cadeaux de fin d’année »

Beau livre

Nouvelles orientales

Marguerite Yourcenar aimait les voyages et les découvertes. Dans les années 1930-1940, elle parcourt l’Orient, des Balkans aux îles grecques et jusqu’en Chine. De ce périple artistique et littéraire, elle rapporte des contes, fables et légendes qui fourniront matière à ses dix Nouvelles orientales. Toutes font la part belle au merveilleux voire au fantastique. Comment Wang-Fô fut sauvé, Le Lait de la mort… autant de récits qui mettent en valeur le respect des maîtres, le pouvoir de la beauté, l’amour maternel… Ce recueil vient d’être réédité en grand format et illustré de dessins aux couleurs pastel signés Georges Lemoine. Un beau livre à (s’)offrir.

« Nouvelles orientales », Marguerite Yourcenar, Gallimard, 144  p., 25 €.


Polar

La maison au bout du monde

Il fallait bien cela : trois morts, une femme et deux enfants tués à coups de couteaux, pour qu’Éric Winter retrouve la Suède en plein blizzard, laissant derrière lui sa famille et la Costa del Sol. L’ex-inspecteur à Göteborg, héros chic et choc d’Ake Edwardson et amateur de jazz (l’album A love supreme de John Coltrane traverse l’enquête en sourdine), est appelé en renfort. Ce triple meurtre intrigue la police : la maison des victimes est perdue dans la campagne, il a donc fallu trois jours pour découvrir les cadavres laissés au côté d’un nourrisson en bonne santé et qui semble avoir reçu des soins. Multiplication des suspects et des fausses pistes, ce polar accroche son lecteur du début à la fin.

« La maison au bout du monde », Ake Edwardson, 10/18, 498 p., 9,10 €.

Philosophie

7 façons d’être heureux

Être heureux, qui ne le désire pas ? S’il est aisé de caractériser le malheur, ce moment où nous nous sentons en péril, le bonheur, lui, est affaire de tempérament. Chacun en a sa définition où entrent soi, ses proches et notre planète telle qu’elle va. Luc Ferry, qui s’est déjà interrogé sur ce qu’était une vie réussie et sur la sagesse, suggère sept façons d’être au monde dont : aimer (nul bonheur chez un cœur sec), s’émanciper (pour gagner en liberté), apprendre (encore et toujours). Pour une année de méditation philosophique.
« 7 façons d’être heureux ou les paradoxes du bonheur », Luc Ferry, XO éditions, 238 p., 17,90 €.


Photographie

Devenez créatif

Photos de professionnels, photos d’amateurs, on voit de suite la différence. Parce qu’au-delà de la maîtrise plus ou moins grande de l’appareil, il y a la créativité qui s’affine au fil de la pratique. Dans cet ouvrage de Michael Freeman, pas de technique ni de matériel, mais des exemples tirés de photographes renommés. Humour, juxtaposition, surréalisme, action… voici des pistes pour trouver l’inspiration et refléter sa personnalité via ses images.

« 50 pistes créatives », Michael Freeman, Eyrolles, 224 p., 24 €.


D’un jour à l’autre

France

Énergie

Ségolène Royal a inauguré le 22 décembre à Tourouvre (Orne) un tronçon de route départementale de 1 km équipé de capteurs photovoltaïques. Selon elle, 1000 km de routes françaises seront équipés d’ici cinq ans.

Télévision

94 journalistes sur 120 ont fait valoir leur droit à la clause de conscience (ils refusent de travailler avec Jean-Marc Morandini) à I-Télé qui va prochainement prendre le nom de CNew.

Santé

Deux étudiants de Dijon sont morts de la méningite cet automne.

Voile

Thomas Coville a passé la ligne d’arrivée du Vendée-Globe à Brest après 49 jours de mer en solitaire en passant par le cap de Bonne Espérance et le cap Horn, record absolu de ce tour du monde à la voile.

Cinéma

Michèle Morgan est morte le 20 décembre à 96 ans.

MONDE

Terrorisme

Anis Amri, un islamiste tunisien de 24 ans, déjà condamné en Italie pour avoir incendié une école en Sicile en 2011, s’est emparé à Berlin d’un camion de 19 tonnes, en tuant son chauffeur polonais, et s’est lancé sur le marché de Noël de la Breitscheidplatz, à côté de l’église du Souvenir, le 19 décembre : 12 morts et 54 blessés. Ayant abandonné ses papiers d’identité dans le camion, il s’est enfui en Ita-lie en passant, en train, par Lyon, Chambéry et Turin. Il a été abattu par un policier italien, le 23 décembre devant la gare routière d’une banlieue de Milan. Des complices éventuels ont été arrêtés en Allemagne, en Tunisie et en Italie. Plusieurs autres tentatives d’attentats islamistes ont été empêchées par la police, le même jour, puis les jours suivants, en Allemagne, en Autriche et en Australie.

Transport maritime

Pour assurer la liaison Caen-Portsmouth, la compagnie Britanny Ferries a commandé un car-ferry de 185 m de long aux chantiers navals allemands Flensburger Schiffbau. Il sera propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL).

Pape

Le 20 décembre, le Pape a fait sensation en allant acheter lui-même une paire de chaussures orthopédiques dans un magasin romain.

Ordre de Malte

Ayant, début décembre, démis de ses fonctions son grand chancelier, le grand maître de l’Ordre de Malte, Fra’ Matthew Festing a signifié le 23 décembre au Vatican que la commission d’enquête envisagée par la Secrétairerie d’État à ce sujet constituerait une ingérence violant la souveraineté de l’ordre.

Sri-Lanka

Malgré les fortes réserves de l’archevêque de Colombo, Mgr Malcolm Ranjith, la capitale du Sri-Lanka a illuminé le 24 décembre le sapin de Noël artificiel le plus haut du monde : 57 m.

Libye

Le 23 décembre, deux Libyens, se disant partisans de Khadafi, ont détourné un avion des lignes intérieures, avec une centaine de passagers, vers Malte où ils ont libéré leurs otages et demandé l’asile politique.

Santé

L’Organisation mondiale de la santé a annoncé que le vaccin contre le virus Ebola, mis au point par l’agence de la santé canadienne, s’est révélé efficace à 100 % sur un échantillon de 6000 cobayes humains.

Israël

Une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies dénonçant la colonisation israélienne de territoires palestiniens occupés a été votée par 14 voix sur 15, le 23 novembre, les États-Unis s’étant abstenus au lieu d’opposer leur véto comme d’habitude. Israël a rappelé ses ambassadeurs en Nouvelle-Zélande et au Sénégal, pays qui, avec la Malaisie et le Venezuela, avaient présenté cette résolution après que l’Égypte y avait renoncé.

Syrie

Selon des sources officieuses syriennes, 150 « officiers étrangers » ont été arrêtés dans le dernier réduit reconquis d’Alep-Est, le 22 décembre, dont 17 « instructeurs français ».


Brésil

Plus de 1 200 universités et lycées sont occupés par de jeunes protestataires contre le gel des dépenses dans la santé et l’éducation voté par le Sénat.

Chanson

George Michael est mort le 25 décembre à 53 ans chez lui en Angleterre.

Cinéma

Zsa Zsa Gabor, est morte à 99 ans, le 18 décembre.

Nigeria

L’armée nigériane affirme avoir capturé, le 22 décembre, 500 combattants de Boko Haram et libéré 1800 civils (dont des lycéennes de Chibok) dans la forêt de Sambisa (État du Borno, dans le Nord-Est du pays).

Russie

Un Tupolev-154 qui se rendait à Lattaquié en Syrie, s’est écrasé en mer Noire le 25 décembre. Ses 92 passagers (dont 60 chanteurs des chœurs de l’Armée rouge) sont morts. 

Mali

Le docteur Sophie Pétronin, 66 ans, humanitaire française, a été enlevé, le 25 décembre, dans un orphelinat qu’elle a fondé à Gao au Mali.

Congo

Au moins 30 civils ont été massacrés à la machette les 24 et 25 décembre dans le Nord-Kivu par la milice musulmane ougandaise « Force démocratiques alliées ».

Sao Tome

Après la Gambie en mars dernier, Sao Tomé et Principe a cédé aux pressions financières de Pékin et a rompu ses relations diplomatiques avec Taïwan le 20 décembre. Une vingtaine de petits États maintiennent des relations diplomatiques avec la « République de Chine », dont le Vatican.