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Lundi 27 juillet 2015

Lundi 27 juillet 2015

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L’événement-1

par Serge Plenier

Les quelques leçons d’un sondage

Ce n’est jamais qu’un sondage, mais il donne à réfléchir, pour le moins. Selon cette enquête réalisée par l’IFOP pour RTL, si le premier tour de la présidentielle avait lieu dimanche prochain 2 août 2015, Alain Juppé serait en tête du premier tour avec 28% des voix contre 23% pour Nicolas Sarkozy. De son côté, Marine Le Pen totaliserait 27% face à Nicolas Sarkozy. Au centre, François Bayrou obtiendrait 9% face à Alain Juppé et 13% face à Nicolas Sarkozy.

A gauche, la catastrophe est annoncée puisque dans les deux hypothèses (avec ou sans Juppé), François Hollande serait absent du second tour avec 18% face au maire de Bordeaux et 21% face à son prédécesseur. Jean-Luc Mélenchon obtiendrait 9% quel que soit le candidat de droite, tandis que Cécile Duflot, si elle se présente, devra se contenter d’un modeste 3%. Pire encore pour la gauche, Alain Juppé attirerait 22% des électeurs de François Hollande en 2012, tandis que la président du Front national n’obtiendrait « que » 16% des voix de ces mêmes électeurs. L’actuel locataire de l’Elysée a décidément du souci à se faire.

Il n’est d’ailleurs pas le seul. Nicolas Sarkozy, avec toute son énergie, ne semble pas avoir réussi totalement son retour. C’est même le moins qu’on puisse dire. Accroché à la stratégie qui lui avait réussi en 2007, il rêve encore de pouvoir siphonner l’électorat d’un Front national qui a entre-temps opéré une mue radicale. Il est significatif que 14% de ses électeurs de 2012 aient changé leur fusil d’épaule et affirment leur intention de voter pour Marine Le Pen.

Mais la grande leçon de ce sondage est évidemment le retour en force d’Alain Juppé, un peu trop vite enterré il y a quelques années. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, avec son positionnement de centre-droit joue aujourd’hui les rassembleurs. On a oublié les « affaires », mais aussi son difficile passage à Matignon en 1995. Alain Juppé rassure : il a l’expérience, la rigueur et la culture du pouvoir, mais aussi la sagesse qu’apportent les échecs et l’âge. Il rappelle enfin le temps où le président de la République pensait d’abord à présider.

Mais ces atouts incontestables risquent de se heurter aux pesanteurs de l’appareil des « Républicains » essentiellement tenu par les sarkozistes. Il est trop tôt pour annoncer le vainqueur de la présidentielle de 2017, mais on peut déjà dire que s’il ne franchit pas la barre des primaires, Alain Juppé le devra à la logique d’une vie politique où les partis, oublieux de l’intérêt général, ne sont rien d’autre que des machines au seul service des ambitions politiciennes de quelques-uns.


L’événement-2

par Jean-Gabriel Delacour

Tchad : retour sur Hissène Habré

Le président Barack Obama a assis sa visite au pays de ses ancêtres kenyans sur l’affirmation « que l’Afrique est en marche, l’Afrique est l’une des régions du monde à la plus forte croissance », en même temps qu’il vantait les droits des homosexuels ; cela lui a attiré une répartie semblable à celle que lui avait lancée il y a deux ans le président sénégalais Macky Sall, puisque son homologue de Nairobi, Uhuru Kenyatta, lui a répondu qu’il y avait des « choses que […] nous ne partageons pas ». Pendant ce temps, et comme par hasard toujours au Sénégal, l’ancien président tchadien Hissène Habré se trouve en difficulté face à une justice interafricaine enfin opérationnelle.
En effet, alors qu’il coulait un exil tranquille à Dakar depuis vingt ans, il s’est retrouvé traduit en justice alors que ni les États-Unis ni la France — il y a effectué une partie de ses études, notamment à l’Institut d’études politiques de Paris, où il a beaucoup fréquenté des milieux de gauche — n’ont rien tenté de tel contre lui. Pourtant, ce rebelle parvenu au pouvoir, qui s’est appuyé aussi bien sur les Français que sur les Libyens en opérant des renversements d’alliance, traîne derrière lui un passif de dictateur sanguinaire et sans scrupule. Cela explique qu’il se soit retrouvé devant les Chambres africaines extraordinaires, une juridiction récemment mise en place.

On le tient pour responsable de quelque 40 000 morts : des opposants, réels ou supposés, arrêtés, torturés et pour la plupart exécutés. Mais il garde également sur la conscience la vie de Français, notamment le commandant Pierre Galopin, assassiné alors qu’il était venu négocier la libération de l’ethnologue Françoise Claustre retenue en otage il y a plus de quarante ans. Il ne faut pas non plus oublier la mort de nombreux soldats français engagés contre les hommes d’Hissène Habré dans le Tibesti.

Le colonel Kadhafi, prenant prétexte d’un traité de 1935 jamais ratifié entre la France, puissance administrant le Tchad depuis 1900, et l’Italie, réclamait alors une partie du nord du Tchad, la fameuse bande d’Aozou. Comme le Tchad apparaissait divisé entre un Sud peuplé de Noirs chrétiens et animistes et un Nord habité par des populations arabisées musulmanes — notamment les Toubous —, ce fut une partie relativement aisée pour ceux qui, à l’intérieur comme à l’extérieur, jouaient une carte sécessionniste ou révolutionnaire. La dislocation du pays sous son premier président, François Tombalbaye, fut facilitée par la tentative de ce dernier de s’inspirer du modèle zaïrois du président Mobutu, qui désorganisa le pays.

Finalement, à partir de 1990, celui qui a renversé Hissène Habré, Idriss Déby, est arrivé à la fois à consolider son pouvoir et à contrer Mouammar Kadhafi. Depuis, le pouvoir est exercé par les gens du Nord, qui, malgré la pauvreté du pays, arrivent à en faire une puissance régionale respectée, qui intervient même en Centrafrique et au Nigéria face au groupe islamiste Boko Haram.


Politiques

par Alice Tulle

Éleveurs : plan d’urgence

Face à la détresse et à la colère des éleveurs, le président de la République a présenté un plan d’urgence pour lequel le gouvernement va se mobiliser. Les causes profondes de la crise ne seront pas éliminées.

Tandis que les éleveurs organisaient maints barrages routiers en divers points du territoire, le président de la République se rendait le 23 juillet à Dijon pour présenter le plan d’urgence brusquement annoncé la veille. La colère des éleveurs inquiétait vivement en haut lieu, car ils ont les moyens de perturber gravement la circulation pendant la période des vacances et d’occuper le devant de la scène médiatique.

Ce plan de soutien est une très bonne copie de l’ENA : vingt-quatre mesures tant structurelles que conjoncturelles, regroupées en six axes. Ainsi, l’État va-t-il alléger la trésorerie des éleveurs en difficulté en leur consentant 100 millions d’annulations et 500 millions de reports de charges. La Banque publique d’investissement va par ailleurs garantir 500 millions de crédit de trésorerie et il y aura un « travail de restructuration des dettes bancaires ». Les éleveurs de porcs et de bovins ainsi que les producteurs de lait recevront une aide de 10 millions d’euros pour la promotion à l’exportation et diverses contraintes administratives seront levées. François Hollande et après lui Manuel Valls ont enfin lancé un appel à la « responsabilité » des abattoirs et de la grande distribution pour l’augmentation des prix d’achat de la viande de bœuf et souhaité que les cantines relevant de l’État soient mieux approvisionnées en produits français.

L’équilibre entre les mesures « structurelles » et les mesures « conjoncturelles » est réalisé sur le papier mais le plan gouvernemental a soigneusement évité de traiter les questions de fond. Il s’agissait avant tout d’obtenir aussi vite que possible la levée des barrages : on a donc cherché à soulager les éleveurs en leur annonçant que quelques dettes seraient effacées et d’autres reportées mais il s’agit évidemment de mesures à court terme car la logique de l’endettement demeurera. C’est que le gouvernement ne peut agir de manière significative sur les causes profondes de la crise, qui tiennent à la concurrence étrangère et aux méthodes de la grande distribution.

Quant aux productions étrangères fabriquées par une main-d’œuvre sous-payée, parfois tenue dans une dépendance qui confine à l’esclavage même dans des pays très évolués, l’État est tenu de respecter le principe, fût-il dévoyé, de la « concurrence libre et non faussée » inscrit dans le traité de Lisbonne. Toute action visant à soutenir les productions françaises serait en effet sanctionnée par la Commission européenne et les incitations à « manger français » ne peuvent dépasser le cadre du discours. Quant aux géants de la distribution, ils ont montré qu’ils savent contourner toutes les lois votées dans le but d’atténuer leur énorme pouvoir de contrainte sur les producteurs, petits ou grands, quels que soient les regroupements et même les ententes (illicites) que tentent ces derniers…

Le gouvernement s’est bien gardé de communiquer sur d’éventuelles modifications des lois Galland, Dutreil et Chatel qui réglementent notamment les « marges arrière » ou rétrocommissions. Cela signifie que la guerre des prix entre les grandes surfaces continuera à peser sur les producteurs et les industriels, car la grande distribution est libre de s’approvisionner sur le marché mondial — souvent au détriment de la qualité du produit — et peut accepter de réduire provisoirement ses marges pour conquérir de nouvelles parts de marché.

Entre des paysans et éleveurs qui luttent pour leur survie et les grands distributeurs, qui disposent d’une énorme puissance financière, la lutte est et restera dramatiquement inégale. 


Monde

par Yves La Marck

Banzaï

Soixante-dix ans après la fin de la guerre en Asie-Pacifique, le Japon modifie sa posture pacifiste contre le sentiment profond de la majorité de l’opinion.
Chaque  dix ans, le 15 août, il revient au Premier ministre japonais de publier une déclaration solennelle sur la fin de la guerre en Asie-Pacifique. Le 15 août 1945, l’empereur Hirohito s’exprimant publiquement pour la première fois avait reconnu la défaite du Japon. Il y a vingt ans, le Premier ministre Murayama qui présidait une coalition de gauche avait fait part de ses « regrets ». Il y a dix ans son successeur Koizumi, du parti libéral-démocrate, s’était contenté de réitérer ses propos mot pour mot. Cette année, le Premier ministre Shinzo Abe, du même parti, ne devrait pas aller plus loin. On craint même qu’il ne se permette quelque ajout jugé malencontreux par la Chine ou la Corée. 

Indépendamment de ses vues personnelles sur l’histoire de cette période, Shinzo Abe n’a eu de cesse de faire évoluer le cadre pacifiste inscrit par les Américains dans la constitution japonaise de 1947 en son article 9. Le Japon y renonce à résoudre les conflits par la force et à disposer d’une armée. Peu à peu, le Japon s’est pourtant doté d’imposantes forces dites « d’auto-défense » et d’un ministère de la Défense à part entière (sous le premier mandat de Shinzo Abe en 2006-2007). Le Parlement a autorisé en 2014 l’emploi des forces dans des opérations de sécurité collective sous l’égide de l’ONU. Le 16 juillet, la chambre des députés a voté une extension de cet usage : le Japon pourra participer à des opérations dans le cadre de ses alliances, c’est-à-dire aux côtés des États-Unis, à la condition que la « survie » du Japon soit menacée. Le texte doit être approuvé par le Sénat pendant l’été.

Washington, où Shinzo Abe s’est rendu fin avril, approuve cette évolution dans la mesure où il lui pesait d’assurer la protection du Japon dans un environnement de plus en plus difficile. La Chine renforce considérablement sa présence en mer de Chine méridionale, mais il ne faut pas oublier que le Japon ne se limite pas aux quatre îles centrales. Le Japon est un archipel qui va de Taïwan à l’Extrême-Orient russe. La prolongation de la guerre en Asie-pacifique en 1943-1945 a tenu à la longue résistance japonaise île par île qui protégeait Tokyo de toute attaque. Aujourd’hui encore ce chapelet d’îles, parfois partagées avec les États-Unis comme Okinawa, verrouille tout débouché direct de la Chine vers l’Océan pacifique et oblige Pékin à le contourner par le Sud : cette fameuse mer de Chine méridionale progressivement transformée en mer intérieure.

Les hypothèses dans lesquelles les forces japonaises seraient appelées à intervenir ne sont pas spécifiées. Shinzo Abe a cité le détroit d’Ormuz où transite le pétrole utilisé par le Japon. D’ores et déjà depuis 2010, Tokyo a installé une base à Djibouti à partir de laquelle ses navires de guerre sécurisent le trafic maritime au large des côtes somaliennes et yéménites.
Mais les risques de tension et d’affrontement se situent principalement en Asie-Pacifique où Pékin avance ses pions sans chercher d’accord ni même de dialogue, prenant prétexte du déni nippon. La prise du pouvoir par les communistes en Chine en 1949 n’avait pas permis de poursuivre l’idée d’un traité de paix entre le Japon et la Chine. La relation entre les deux pays a eu tendance à s’inverser ces dernières années. Le Japon, se sentant menacé, aurait pu faire de nécessité vertu et sur la base du pacifisme se réconcilier avec son destin. Les évêques catholiques du Japon se sont prononcés dans ce sens le 25 février dernier. La grande majorité de la population est pacifiste et hostile aux projets de Shinzo Abe. Celui-ci en revanche se refuse à consentir à ce que le Japon incarne une « fin de l’Histoire » et dit revendiquer simplement le statut d’un « État normal ». 

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Clefs

par Jean Etèvenaux

Lire les tourmentes du XXe siècle

Le XXe siècle a incontestablement fourni à l’humanité la période des plus grands tourments, non seulement par le nombre des morts — on a pris l’habitude de compter par millions et par dizaines de millions — mais aussi par la volonté d’imposer des régimes négateurs de la personne ou, à tout le moins, des dictatures impitoyables. Quelques aspects en ressortent dans les livres suivants.

Un survol général des têtes couronnées donne, grâce à Jean des Cars, une idée des bouleversements connus à travers Le sceptre et le sang. Rois et reines en guerre 1914-1945 (Paris, Perrin, 2014, 480 pages). De même, le bénédictin Patrick Hala montre Des moines dans la Grande Guerre. Solesmes — 1914-1918. Correspondance de guerre inédite (Solesmes, Éditions de Solesmes, 2014, 212 pages). Le début du siècle constitue aussi celui du communisme : Richard Pipes étudie Les trois pourquoi de la révolution russe (Paris, Éditions de Fallois, 2013 [édition originale en anglais : 1995], 128 pages), tandis que Mathilde Aycard et Pïerre Vallaud proposent de traverser Russie, révolutions et stalinisme 1905-1953 (Paris, Perrin, 2015 [1re édition : L’Archipel, 2012], 416 pages) et qu’Alexandre Jevakhoff retrace Le roman des Russes à Paris (Monaco, Le Rocher, 2014, 312 pages) ; un cas particulier est rappelé par Francine Mores évoquant Une Française dans l’enfer du goulag (Paris, Jourdan, 2015, 136 pages).

L’entre-deux-guerres a vu les analyses journalistiques pertinentes de Jacques Bainville, regroupées dans Doit-on le dire ? (1924-1936) (Paris, Les Belles-Lettres, 2015, 368 pages). Un autre champion de la plume, Henri Béraud, continue à revivre à travers les Cahiers Henri Béraud qui, publiés chaque trimestre à Loix-en-Ré par l’Association rétaise des amis d’Henri Béraud, en font connaître des aspects divers, tels Henri Béraud Joseph Kessel L’Irlande ou Henri Béraud reporter, voire même L’itinéraire politique d’Henri Béraud vu par deux universitaires, ou Une thèse universitaire sur Henri Béraud. Henri Béraud, du flâneur salarié au polémiste déclaré. C’est également l’époque qui permet à Danielle Tartakowski de se pencher sur Les droites et la rue. Histoire d’une ambivalence, de 1880 à nos jours (Paris, La Découverte, 2014, 224 pages) et à Ernst Nolte de décrire Les mouvements fascistes. L’Europe de 1919 à 1945 (Paris, Tallandier, 2015 [édition originale en allemand : 1966], 448 pages), tout comme à Manuel Chavez Nogales de donner, sur l’Espagne, les Chroniques de la guerre civile août 1936 – septembre 1939 (Paris, Quai Voltaire, 2014, 256 pages).

Arrivent ensuite les titres liés au nazisme et à la Seconde Guerre mondiale. Werner Best trace des Portraits de nazis (Paris, Perrin, 2015, 256 pages) et Friedrich Reck-Malleczewen exprime La haine et la honte. Journal d’un aristocrate allemand 1936-1944 (Paris, Vuibert, 2015, 288 pages). Du côté français, Laurence Thibaut a dirigé un ouvrage sur Les femmes et la Résistance (Paris, La Documentation française, 2006, 176 pages) et Marie-Josèphe Bonnet a montré une attitude Plus forte que la mort. L’amitié féminine dans les camps (Rennes, Ouest-France, 2015, 176 pages). Cela amène à prendre en considération, quoique incomplet, le travail conduit par Claude Pennetier, Jean-Pierre Besse, Thomas Pouty et Delphine Leneveu sur Les fusillés (1940-1944). Dictionnaire biographique des fusillés et exécutés par condamnation et comme otages et guillotinés en France pendant l’Occupation (Paris, Les Éditions de l’Atelier, 2015, 1952 pages). Des figures se dégagent : grâce à Jean-Christophe Notin Leclerc. Le croisé de la France libre (Paris, Perrin, 2015, 222 pages), à Gérard Bardy La légionnaire. Héroïque et libertine (Paris, Pygmalion, 2014, 272 pages) et à Hervé du Boisbaudry et Philippe Verdin Maurice Druon. Le partisan (Paris, Cerf, 2014, 258 pages). Herbert Lottman se penche sur De Gaulle / Pétain. Règlements de comptes (Paris, Perrin, 2015 [1re édition : 2008], 248 pages), Georges Hirtz sur Weygand. Années 1940-1965 (Neuilly-sur-Seine, avec le concours du Secours de France, 2015, 272 pages) et Pierre Pellissier sur Salan. Quarante années de commandement (Paris, Perrin, 2014, 608 pages)

Tout ne s’est pas arrêté avec la chute des grands systèmes. Pascal Dayez-Burgeon montre ainsi l’établissement de La dynastie rouge. Corée du Nord 1945-2014 (Paris, Perrin, 2015, 448 pages). En revanche, Michel Meyer peut exposer Le roman de l’Allemagne, ou l’histoire secrète d’une renaissance
(Paris, Éditions du Rocher, 2013, 352 pages).


Magazine

par Philippe Buron-Pilâtre

Nouveau record battu au #LMAB15  
 
Avec 433 montgolfières réparties sur 3 lignes, soit plus de 6 km de ballons alignés sur l’aérodrome de Chambley Planet’Air (Meurthe-et-Moselle / Lorraine), le plus important rassemblement de montgolfières au monde, le Lorraine Mondial Air Ballons® #LMAB15 vient de pulvériser son propre record détenu, depuis le 1e août 2013 (391), dimanche matin à 08h30. Une incroyable aventure pour cette 14è édition d’un événement créé en 1989.
Constaté par Me Christophe Dzelebdzic, huissier de justice à Briey, le décollage de ces centaines de montgolfières s’est déroulé par vent calme et un soleil radieux devant des milliers de spectateurs accourus malgré l’heure matinale (06h30). La manifestation est également titulaire d’un record mondial (validé par les Guinness World Records) avec l’envol de masse de 408 montgolfières qui s’étaient élevées en moins d’une heure le 31 juillet 2013.
La manifestation se déroule jusqu’au 02 août 2015 sur cet aérodrome qui devient l’espace de dix jours l’International Balloons Airport, qui réunit également tous les aéronefs (avions, ULM, hélicoptères, planeurs, aéro-modèles, voiles souples). De nombreuses animations, ateliers, conférences s’y déroulent chaque jour. Grâce à son partenaire principal le Conseil Régional de Lorraine, l’entrée et le parking sont offerts au public. 

Pilâtre de Rozier Organisation peut vous fournir photos et vidéo de ce nouveau record sur demande.


Humeur

par Erwan Violin

La grande musique et l’autre

« Si vous écoutez ma chanson Dangerous, c’est plus proche de Jean-Sébastien Bach ». Le malheureux David Guetta, point si mauvais dans la production commerciale de sons, aurait dû tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de proférer une telle ânerie. Il faut vraiment se creuser la trompe d’Eustache pour découvrir des points communs entre ce morceau répétitif composé de bruits de voiture et le premier mouvement du cinquième concerto brandebourgeois.

On dit depuis longtemps qu’il n’y a pas de grande et de petite musique, seulement la bonne et la mauvaise. Ce fut peut-être vrai, autrefois. Aujourd’hui, nous savons qu’une certaine musique implique une pratique exigeante, Nous savons aussi que l’on appelle facilement « musique » un assemblage de sons où le marketing et la machine remplacent le solfège.


Livres

par Catherine Pauchet

Sélection d’été

Thriller

Fin d’été

Ceux qui croient aux fantômes seront comblés avec Fin d’été, l’ultime volume de la tétralogie que Johan Theorin consacre à l’île d’Öland au Sud-Est de la Suède. Tout commence le dernier été du XXe siècle, par une nuit noire, quand un vaisseau sorti de nulle part fait chavirer un canot pneumatique et son occupant. Le jeune rescapé parvient à se hisser sur le navire et le spectacle qu’il voit le tétanise. Soixante-dix ans plus tôt, un autre jeune homme avait lui aussi été saisi d’effroi à quelques kilomètres de là : il arpentait un petit cimetière lorsqu’il avait entendu frapper à l’intérieur d’un cercueil. Ces deux récits vont se croiser autour d’une vengeance longuement murie contre les riches propriétaires d’un complexe touristique. Johan Theorin traque le passé, en particulier les lâchetés et les crimes commis à l’époque stalinienne, et avec lui les « revenants » décidés à régler leurs comptes.

« Fin d’été », Johan Theorin, Albin Michel, 502 p., 22,90 €.

Premier roman

Le fil

Deux ans déjà que sa grand-mère est décédée. La narratrice entreprend de terminer son deuil en rangeant l’appartement de la défunte. C’est ainsi qu’elle découvre trois carnets qui lui sont destinés. Pendant des années, sa mamie a tout noté : leurs vacances, leurs moments d’échange et de joie… En réponse, la narratrice va écrire un petit livre, une sorte de fil qui la reliera à cette grand-mère tant aimée qui lui a offert affection et bonheur sans compter. Ce premier roman de Sophie Lemp est un hymne à la transmission et à l’amour qui rendent les enfants et les adultes chaque jour plus forts.

« Le fil », Sophie Lemp, éditions de Fallois, 96 p., 15 €.

Jeux

Mots croisés diaboliques

Il y a les grilles de mots croisés simples que l’on remplit à toute vitesse, sans grande gloire, juste pour passer le temps. Celles que propose l’écrivain Jacques Drillon sont autant d’énigmes et de mystères à résoudre, elles sont « diaboliques ». Le cruciverbiste devra faire preuve de patience et de réflexion pour trouver le mot exact. Mais quel bonheur quand il aura réussi à remplir les cent grilles que contient ce livre au format de poche ! A défaut il pourra toujours regarder les solutions.

« Mots croisés diaboliques 100 grilles », Jacques Drillon, Larousse, 8,99 €.

Revue

Les trésors cachés de la France

Pas besoin de traverser les océans ou de crapahuter à l’autre bout du monde pour admirer des monuments et des lieux magnifiques. Dans son numéro d’été, Historia nous invite à découvrir les trésors que la France cache. Abbayes, jardins botaniques, forts et bastions, chambres d’écrivain, folie Belle époque… de la Normandie à la Corse, il y en a pour tous les goûts, il suffit d’ouvrir ses yeux et son esprit. Au sommaire également : Hiroshima, l’assassinat de Marat, la défaite de l’Invincible Armada, le mythe d’Œdipe, un quiz historique…

« Les trésors cachés de la France », Historia, juillet-août 2015, 7,20 €. En kiosque.


Cinéma

par Marie-Christine Renaud d’André

Le Petit Prince

Poussée par sa mère, une petite fille prépare son entrée dans la prestigieuse Académie Werth, et, pour cela, travaille d’arrache-pied. Non loin de sa maison, habite un vieil original, qui possède un avion dans son jardin. Peu à peu, l’aviateur s’intéresse à la fillette et lui fait découvrir un monde fait de fantaisie, d’imagination et d’amitié. Surtout, il lui parle de sa rencontre avec le Petit Prince.

Au début, on est un peu perdu avec cette histoire moderne, à l’animation digne des grands studios américains, qui parle de tout, sauf du célèbre héros d’Antoine de Saint Exupéry. Pour le mettre en images, les producteurs français et le cinéaste américain ont choisi le moyen détourné de cette petite fille, si éloignée de l’univers poétique du Petit Prince. Surtout, à l’animation en infographie, pour mettre en scène notre époque moderne froide et utilitaire, ils ont opposé les séquences mettant en scène le Petit Prince en stop-motion, ce qui signifie en animation image par image, avec des figurines de papier. Et le contraste entre la sécheresse de l’une et la douceur poétique de l’autre est frappant. 

L’inventivité du scénario et des images fait merveille, d’autant plus que la fine fleur des comédiens français incarne les voix des personnages. Malgré une représentation assez décevante du personnage du Petit Prince, ce film d’animation d’un des livres français les plus lus dans le monde est une jolie réussite.

Grâce à sa rencontre avec ce vieil homme farfelu, la petite fille va enfin s’ouvrir aux autres, à l’aventure, à l’imaginaire et à la poésie. 

Animation française en 3D (2015) de Mark Osborne, d’après le roman d’Antoine de Saint-Exupéry, avec les voix de Clara Poincaré (la petite fille), André Dussollier (l’aviateur), Florence Foresti (la mère), Vincent Cassel (le renard), Marion Cotillard (la rose), Guillaume Gallienne (le serpent), Laurent Lafitte, Vincent Lindon (1h46). (Tous) Sortie le 29 juillet 2015.

Des Apaches

À Belleville, Samir rencontre, lors des obsèques de sa mère, son père kabyle, qu’il n’a pas vu depuis des années et qui l’initie à leur culture.

Entre réalisme et fantastique, le réalisateur décrit la culture kabyle, telle qu’elle est vécue en France par cette communauté, ainsi que le choix du héros de suivre sa propre voie. Pas toujours très bien maîtrisé, ce film ne manque, cependant pas d’atouts ni de sincérité.

Entre tradition et modernité, c’est-à-dire l’intégration dans la société française, le héros finira par faire son choix.

Comédie dramatique française (2014) de Nassim Amaouche, avec Nassim Amaouche (Samir), André Dussollier (Jean), Laetitia Casta (Jeanne), Djemel Barek (le père de Samir), Alexis Clergeon (l’enfant), Kamel Labroudi (Karim), Mohand Taferka (le vieux chef) (1h37). (Grands adolescents) Sortie le 22 juillet 2015.

Port-au-Prince, dimanche 4 janvier

Lors de la célébration du bicentenaire de la déclaration d’indépendance d’Haïti, le 4 janvier 2004, des manifestations violentes éclatent, pour réclamer le départ du président Aristide. Deux frères se retrouvent dans des camps opposés.

Cette adaptation du roman de Lyonel Troullot ne manque pas de force, et elle montre en parallèle le destin opposé de deux frères, l’un très éduqué, l’autre sans avenir. Tourné sur place, avec des comédiens locaux, ce film décrit une tragique réalité, rarement montrée en France.

Drame franco-belge (2014) de François Marthouret, d’après le roman Bicentenaire, de Lyonel Troullot, avec Emmanuel Vilsaint (Lucien), James Star Pierre (Little Joe), Roza Bursztein (la journaliste) (1h50). (Grands adolescents) Sortie le 29 juillet 2015.

Floride

Malgré ses 80 sans, Claude est un fringant vieillard. Sa fille Carole vient le visiter régulièrement, mais il est toujours un peu agressif avec elle.
En adaptant Le père, la pièce de Florian Zeller, Philippe Le Guay s’est éloigné de la construction de l’œuvre originale pour lui donner une autre dimension, avec le voyage en avion. Sans jamais prononcer le mot d’Alzheimer, le film décrit avec finesse les dégâts causés par cette maladie, mais sans tomber dans le pathos. Les situations et les dialogues provoquent souvent le rire, avant de susciter l’émotion. Jean Rochefort est un Alzheimer flamboyant, et Sandrine Kiberlain, une fille pleine d’attention et de tendresse. Mais la mise en scène est trop sage.

Comédie dramatique française (2015) de Philippe Le Guay, d’après Le père, de Florian Zeller, avec Jean Rochefort (Claude), Sandrine Kiberlain (Carole), Anamaria Marina (Ivona), Laurent Lucas (Thomas) (1h50). (Grands adolescents) Sortie le 12 août 2015.

Amnesia

Elle vit seule face à la mer dans sa maison d’Ibiza, qu’elle occupe depuis 40 ans. Nous sommes au début des années 90, et Martha goûte une paix sereine, au milieu d’une nature éblouissante, et loin de toute modernité (elle n’a pas l’électricité dans sa maison ). Jo, un jeune Allemand d’une vingtaine d’années, s’installe dans la maison d’à côté, car il rêve de devenir DJ dans le club local, Amnesia. Très vite, une amitié s’instaure entre ces deux solitaires.
Devant les décors splendides et sauvages d’Ibiza (le film a été tourné dans la maison du réalisateur, qui avait déjà servi de décor pour More), Barbet Schroeder s’interroge sur le passé que l’on veut occulter, au point de renoncer à sa langue maternelle. 

À travers le personnage de Martha, il montre la réaction radicale de certains Allemands, vis-à-vis de leur histoire récente. Mais il décrit également une jolie histoire d’amour platonique entre une femme mûre, mais toujours séduisante, et un jeune homme. Marthe Keller illumine de sa grâce cette belle histoire, et le jeune Max Riemelt lui donne la réplique avec beaucoup de conviction. Mais il est dommage que la fin soit si insistante et si explicative, à l’inverse de la première partie qui n’était que nuances et suggestions.

Comédie dramatique franco-suisse (2015) de Barbet Schroeder, avec Marthe Keller (Martha), Max Riemelt (Joà), Bruno Ganz (Bruno, le grand-père de Jo), Corinna Kirchhoff (Elfriede, la mère de Jo), Joël Basman (Saboter) (1h30). (Adolescents) Sortie le 19 août 2015.

Coup de chaud

Lors d’un été torride, les villageois sont de plus en plus agacés par Josef, l’idiot du village. Un jour, il est assassiné.

Dans ce film original, librement inspiré d’un fait divers, Raphaël Jacoulot décrit la spirale infernale de la rumeur qui enfle et envenime la vie d’un village, avec un bouc émissaire idéal : celui qui n’est pas comme les autres. L’histoire est prenante, d’autant plus que le réalisateur s’est bien gardé de prendre parti, et le spectateur est tour à tour ému, puis agacé par ce jeune handicapé, et compréhensif, puis choqué par les réactions des villageois à son égard. Le jeune Karim Leklou est excellent dans un rôle difficile. Mais la fin, peu compréhensible, est assez décevante.

Drame français (2015) de Raphaël Jacoulot, avec Jean-Pierre Darroussin (Daniel Huot-Marchand), Grégory Gadebois (Rodolphe Blin), Karim Leklou (Josef Boubou), Carole Franck (Diane), Isabelle Sadoyan (1h42). (Grands adolescents) Sortie le 12 août 2015.

Une famille à louer

Paul-André, un richissime, mais dépressif homme d’affaires, comprend qu’il lui manque une famille. Il décide de louer celle d’une pauvre mère de famille.
À partir d’un sujet original, Jean-Pierre Améris a construit une comédie charmante qui met en face deux héros opposés : le misanthrope qui ne connaît rien à la vie ni à l’amour, la jolie fille qui se bat pour survivre. C’est un peu conventionnel, mais, grâce à l’interprétation nuancée de Benoît Poelvoorde et de Virginie Efira, qui confirme son grand talent comique, on passe un excellent moment en compagnie de ces adultes qui vont découvrir, peu à peu, des aspects de la vie qu’ils ignoraient encore.

Comédie française (2015) de Jean-Pierre Améris, avec Benoît Poelvoorde (Paul-André), Virginie Efira (Violette), François Morel (Léon), Philippe Rebbot (Rémi), Pauline Serieys (Lucie), Calixte Broisin-Doutaz, Édith Scob (1h36). (Grands adolescents) Sortie le 19 août 2015.

Papa Lumière

Fuyant une situation critique en Côte d’Ivoire, Jacques débarque à Roissy, en avril 2011, avec sa fille Safi, une métisse de 14 ans.
Ada Loueilh a puisé dans ses souvenirs d’enfance (elle a vécu pendant près de dix ans en Côte d’Ivoire) pour écrire et réaliser cette histoire d’un expatrié qui rentre, contraint et forcé, en France. Portée par l’interprétation exceptionnelle de Niels Aarestrup, cette œuvre offre de jolis moments, mais aussi des longueurs et des scènes inutiles. C’est d’autant plus dommage que le film aborde un thème intéressant, celui de la difficile adaptation à une vie nouvelle.

Comédie dramatique française (2013) de Ada Loueilh, avec Niels Arestrup (Jacques), Julia Coma (Safi), Natacha Lindinger (Éliane), Bruno Todeschini (Guy), Venantino Venantini (1h24). (Adolescents) Sortie le 29 juillet 2015.


LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

4%

C’est le taux d’augmentation du nombre de sans-abri ayant sollicité un hébergement en 2014 par rapport à l’année 2012. C’est ce que révèle le baromètre du 115, le numéro d’urgence des SDF. Selon Florent Gueguen directeur général de la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale, on note une augmentation du nombre de femmes et d’enfants parmi les demandeurs d’hébergement, alors que près de la moitié de ces derniers n’obtiennent aucune place.

Toujours selon la FNARS, les demandes d’abri ont augmenté de 26% par rapport à 2012. Plus de 771.500 faites par 97600 personnes ont été enregistrées dans les 37 départements couverts par le baromètre 115. Les hommes seuls constituent 42% du « public » du 115, mais les demandes de femmes seules ont augmenté de 30%.


D’un jour à l’autre

France

FRANCE

Renseignement

Le 23 juillet, le Conseil constitutionnel a validé l’essentiel de la très controversée loi sur le renseignement.

Élevage

Les barrages des éleveurs autour de Caen et du Mont-Saint-Michel ont commencé à être levés le 22. Un plan du gouvernement revalorise les prix du lait.

Banque

Le gouvernement a annoncé, le 20 juillet, que le taux du Livret A sera abaissé à 0,75 % le 1er  août.

Écologie

La loi sur la transition énergétique a été définitivement adoptée le 23 juillet.

Immigration

Le 24 juillet, une Érythréenne de 23 ans a été mortellement fauchée sur l’A 16 à Calais en voulant se rendre dans le tunnel sous la Manche. Il s’agit du 8e décès, depuis début juin, de migrants tentant cette voie vers la Grande-Bretagne.

Tabac

Mercredi 22 juillet, au cours de leur examen de la loi Santé, les sénateurs ont supprimé l’amendement visant à introduire en France le paquet de cigarettes neutre.

Bioéthique

L’équipe médicale en charge de Vincent Lambert au CHU de Reims a décidé le 23 juillet de le maintenir en vie et a saisi le procureur de la République afin d’enclencher une de-mande de mise sous la protection d’un tuteur légal, après avoir eu vent d’un « projet d’enlèvement ». La presse de gauche qualifie les parents de Vincent d’« intégristes catholiques ».

Presse

Le tribunal de commerce de Paris a prononcé, jeudi 23 juillet, la liquidation judiciaire de Têtu, le mensuel gay, après 20 ans d’existence sous perfusion de l’entrepreneur Pierre Bergé.

Incendie

Le feu de forêt qui s’est déclenché le 24 juillet à Saint-Jean-d’Illac, en Gironde, a détruit plus de 600 hectares.

Monde

Turquie

Lundi 20 juillet, à Suruç, lors d’un rassemblement de jeunes socialistes, turcs et kurdes, qui s’apprêtaient à se rendre à Kobané en Syrie pour participer à sa reconstruction, 32 personnes ont trouvé la mort dans un attentat attribué à l’organisation État islamique. Cette tuerie a provoqué un changement dans l’attitude jusque là ambiguë de la Turquie vis-à-vis de l’EI : le pays pourtant membre de l’OTAN, refusait d’intervenir dans la coalition. Le 23, le président islamo-conservateur Erdogan a autorisé les Américains à frapper la Syrie depuis le sol turc en leur ouvrant une base aérienne (Incirlik). Le 24, des chasseurs turcs ont frappé des positions de Daech en Syrie, mais surtout des positions du PKK (parti indépendantiste kurde) au nord de l’Irak… Au même moment, une intervention mobilisant 5 000 policiers et plusieurs hélicoptères visait à la fois des cellules dormantes de Daech mais plus encore, là aussi, les militants du PKK à Istanbul.

Cuba  

Le 22 juillet, la Maison-Blanche a annoncé la fermeture imminente de la prison militaire de Guantanamo. Il s’agit d’une promesse de campagne de Barack Obama qui juge insensé de « dépenser trois millions de dollars par prisonnier (il en reste 116) pour conserver une prison que le monde condamne et que les terroristes (en particulier 75 détenus yéménites) utilisent pour recruter ». Cuba exige la restitution de ses terrains.

Etats-Unis

En Californie, un séisme de magnitude 4 a été enregistré le 21 juillet sur la faille de Hayward, réputée être la cause du futur « Big One » encore plus dévastateur.

Japon

Le groupe de presse Nikkeï rachète le Financial Times, le quotidien britannique des affaires, pour 1 milliard 200 millions d’euros.

Etats-Unis

Le 23 juillet, dans un cinéma de Lafayette (Louisiane), un tireur blanc âgé d’une cinquantaine d’années a tué deux personnes avant de se suicider.

Libye

Le 22 juillet, un bateau pneumatique avec à son bord une centaine de migrants africains partis de Tripoli a fait naufrage au large de la Libye : on compte au moins 10 morts.

Kenya

Du 24 au 26 juillet, Barack Obama a été reçu par le président Uhuru Kenyatta à Nairobi pour un forum économique sur la croissance africaine. Il a réclamé « l’égalité des droits pour les homosexuels », en comparant l’homophobie à la discrimination raciale. Le président kenyan a qualifié ce dossier de « non-sujet » pour son pays. Le président américain se rendait ensuite en Éthiopie pour un autre forum économique.

Égypte

Un an après sa mise en chantier, un deuxième canal de Suez sera inauguré le 6 août. Il permettra de tripler le nombre de bateaux empruntant cet itinéraire, en 11 heures au lieu de 22. Il a coûté 8 milliards de dollars. On espère un chiffre d’affaires annuel de 15 milliards à l’horizon 2023.

Tunisie
Une loi votée le 25 juillet contre le terrorisme rétablit la peine de mort et encourage les écoutes téléphoniques.

Cameroun
Un attentat à la bombe, perpétré par une femme-kamikaze de moins de 20 ans, a tué 14 personnes le 25 juillet au soir, à Maroua, trois jours après un double attentat-suicide dans la même ville attribué à Boko Haram.

Sport

Cyclisme

Sur les Champs-Élysées, le Britannique Chris Froome a remporté, le 26 juillet, pour la deuxième fois, le Tour de France, à l’issue de la 21ème et dernière étape, enlevée par l’Allemand André Greipel.

Formule 1

Sebastian Vettel a remporté le Grand Prix de Hongrie sur le Hugaroring. Il a dédié sa deuxième victoire de l’année au pilote Jules Bianchi, décédé la semaine précédente des suites d’un accident sur le circuit de Suzuka.

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