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Lundi 29 août 2016

Lundi 29 août 2016

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L’événement – 1

par Serge Plenier

Quelle crise laitière ?

La crise du lait n’en finit pas de s’aggraver avec son lot de tragédies humaines. Les actions des éleveurs contre les établissements du groupe Lactalis n’indiquent pas un mal-être passager. Elles traduisent l’exaspération ‘une profession qui ne veut pas mourir.

Bien sûr, l’effondrement des cours du lait est dû en grande partie à des phénomènes conjoncturels. Parmi ces derniers, il faut citer la chute des exportations vers la Chine (- 48% en 2015) ainsi que les effets des sanctions contre la Russie.

A ces premières causes viennent s’ajouter des réalités plus durables, et d’abord la fin des quotas laitiers qui, dans nombre de pays de l’Union européenne, a suscité une forte surproduction. Que la France ait fait preuve de plus de retenue que l’Irlande ou les Pays-Bas n’a pas empêché la chute globale des prix, chute encore accentuée par les pressions d’une industrie laitière toujours plus concentrée. Mais ces raisons suffisent-elles à expliquer les difficultés dans lesquelles se débattent les éleveurs français ?

La réponse est peut-être à chercher dans la localisation de la protestation, cet ensemble que l’on appelle abusivement le « grand Ouest ». Dans les années 60, cet espace a vu la fin des modèles agricoles traditionnels. De nouvelles méthodes d’élevage sont apparues, réputées plus modernes, et surtout plus rentables. Dans certaines régions, et notamment en Bretagne, la nouvelle agriculture fut accueillie à bras ouverts. Le paysan devenait un chef d’entreprise à l’heure des « Trente glorieuses ».

Le changement fut radical et visible : dans ces territoires principalement bocagers, on supprima les haies, et surtout, les races de bovins traditionnelles comme la Normande furent évincées par la pie noire hollandaise, celles que l’on appelle aujourd’hui la Prim Holstein au lait plus abondant – et plus maigre.
Ce modèle est aujourd’hui à bout de souffle et ses limites sont aujourd’hui de plus en plus criantes, qu’il s’agisse de l’endettement des éleveurs, du saccage de l’environnement ou de la soumission des agriculteurs à une industrie qui ne brille pas toujours par son souci de la qualité.

Qu’on ne s’y trompe pas, la crise laitière est d’abord la crise d’un modèle de production. Elle produira ses effets désastreux tant qu’un nouveau modèle ne sera pas mis en place, un modèle qui ne sera ni la productivité à outrance, ni le retour pur et simple aux pratiques d’autrefois.


L’événement – 2

par Jean-Gabriel Delacour

Nouvelle division dans l’intégrisme catholique

Bien que le phénomène ait existé auparavant, car il y a toujours eu des personnes reprochant aux autorités catholiques de toucher à l’intégrité de la foi par certaines réformes, c’est depuis le concile Vatican II que s’est développé, notamment en France, un fort mouvement contestataire vis-à-vis de la hiérarchie. Exprimé notamment, mais pas uniquement, à travers la personnalité et l’action de Mgr Marcel Lefebvre (1905-1991), grand évêque missionnaire et ancien supérieur général des spiritains, il a été stigmatisé sous le nom d’intégrisme. Depuis 1988, lorsque certains prêtres et séminaristes ont refusé de suivre Mgr Lefebvre lorsqu’il a ordonné quatre évêques sans mandat de Rome, une partie s’est retrouvée dans le giron officiel de l’Église essentiellement au sein de la Fraternité Saint-Pierre. Jean-Paul II, Benoît XVI et le pape François leur ont en effet donné un statut particulier, quelques évêques français les agrégeant pleinement à leur clergé. Ceux-ci sont généralement appelés traditionalistes alors que les autres, regroupés dans la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, dont le centre principal se situe à Écône, en Suisse, se trouvent toujours dans une situation sans définition officielle ; néanmoins, Benoît XVI a levé en 2009 les excommunications prononcées contre les évêques ordonnés par Mgr Lefebvre et François leur a accordé en 2015 le pouvoir de confesser durant l’année de la Miséricorde.

Dirigés par Mgr Bernard Fellay, reçu à plusieurs reprises au Vatican, les « lefebvristes » sont partagés entre leur volonté de maintenir leurs critiques contre les nouveautés issues de Vatican II, en particulier dans la liturgie, l’œcuménisme et le dialogue interreligieux, et leur souci de trouver leur place dans l’Église officielle. Regroupant quelque 600 prêtres et 200 séminaristes, ils constituent une minorité active dans le monde catholique, mais traversée par divers courants, qui ne sont pas toujours uniquement religieux. C’est dans ce contexte que vient d’apparaître la Société sacerdotale des Apôtres de Jésus et de Marie, fondée par une petite minorité qui veut non seulement mener le combat « sans relâche contre le libéralisme et le modernisme qui prévalent actuellement parmi les catholiques » mais tout autant s’opposer à «  la trahison des autorités actuelles de la Fraternité Saint-Pie X à l’esprit et à l’œuvre de Monseigneur Marcel Lefebvre ».

On ne sera pas étonné de constater que cette structure comprend Mgr William Richardson, un des quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre, surtout connu pour ses propos négationnistes en 2009 et exclu de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X en 2012. Depuis, automatiquement excommunié, il a sacré deux évêques, Mgr Jean-Michel Faure, un Français qui a créé officiellement, ce 22 août, la nouvelle Société sacerdotale des Apôtres de Jésus et de Marie, et Mgr Miguel Ferreira da Costa, un bénédictin brésilien. Ils incarnent une ligne dure, hostile à tout accord avec Rome « tant que la hiérarchie catholique ne revient pas à la Tradition de l’Église ». Néanmoins, ils affirment se garder du sedevacantisme, qui considère le siège du pape comme vacant…


Politiques

par Alice Tulle

Rentrée politique

Une menace terroriste diffuse pèse sur la France. Pourtant, les dirigeants politiques conçoivent leurs tactiques comme si l’année 2017 devait être tranquille.

Dirigeants politiques et grands médias ont une conviction commune : les débats de fond ennuient « les gens ». C’est donc la comédie du pouvoir, de la bataille pour le pouvoir, qui doit être littéralement coproduite par les grands acteurs de la politique et les metteurs en scène médiatiques. L’annonce de l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy – qui n’était pas une surprise, mais celui-ci paraît en difficulté face à un Alain Juppé qui le distance dans les sondages depuis deux ans – a donc été commentée avec une gourmandise manifeste. Les journalistes ont également tendu leurs innombrables micros vers Arnaud Montebourg qui, fort de sondages « secrets  qui le donnent vainqueur de la primaire de la gauche, promet de donner, face à François Hollande, un spectacle de bonne qualité.

On pourrait ironiser, une fois de plus, sur les jeux de la communication politique si la France n’était pas exposée à des actes terroristes multiformes qui créent dans l’ensemble de la population une peur justifiée. À partir du moment où l’on déclare que la France est en guerre contre le terrorisme, les citoyens sont en droit d’attendre de leurs dirigeants, et des principaux opposants, des réactions et des projets à la hauteur des enjeux. Or la campagne des primaires à droite et à gauche indique que les comportements n’ont pas changé : c’est l’exploitation tactique des événements qui prévaut comme on l’a vu lors des débats sur l’inversion réelle ou supposée de la courbe du chômage et, plus encore, sur la possibilité d’interdire le « burkini , ce nouveau costume de bain islamiste qui a déchaîné les passions fin août — après le cruel attentat islamiste de Nice et l’incident de Sisco en Corse entre des villageois et des familles d’origine marocaine. Dans cette affaire du burkini, le  Conseil d’État a rappelé le droit, selon le critère de l’ordre public, dans le domaine des vêtements et des signes religieux. Ce n’est pas parce qu’il y a provocation et volonté d’im-poser aux femmes musulmanes des critères de pudeur qui choquent le vacancier moyen, qu’il faut foncer sur le chiffon de lycra au mépris d’une jurisprudence établie il y a plus de cent ans…
À en croire les journalistes proches des dirigeants politiques, les idées émises lors des déclarations de candidature ne doivent pas être prises trop au sérieux. Sur l’islam comme sur la fiscalité, les thématiques sont destinées aux électeurs des primaires et sont utilisées pour se marquer dans la guerre de positions entre les candidats du même camp : Alain Juppé cultive le thème de « l’identité heureuse » et Nicolas Sarkozy réplique en durcissant sa conception de l’identité nationale ; Arnaud Montebourg prône la rigueur dans les discussions européennes face à un président de la République jugé trop complaisant à l’égard de Bruxelles… Lorsque les primaires auront eu lieu, les uns et les autres s’adresseront à l’ensemble du corps électoral et leurs propositions seront adaptées à la nouvelle donne : au lieu de rassembler son camp au premier tour et de grignoter sur les marges en récupérant les dissidents du premier tour, socialistes et droite feront en 2017 des campagnes de premier tour pour se trouver en position d’affronter Marine Le Pen au second.

Pendant plusieurs mois, les combats tactiques à l’intérieur de chaque camp vont l’emporter sur l’affrontement stratégique entre droite et gauche sur un terrain pour partie occupé par le Front national. Le danger, c’est que les combattants se concentrent sur l’adversaire du moment sans tenir compte de l’exaspération de nombreux Français qui attendent qu’on leur propose des choix politiques à la hauteur des défis qui sont lancés à la France – par l’islamisme mais aussi par la crise de l’Union européenne, ponctuée par le Brexit et par le risque d’une nouvelle crise financière. 


Actualité du droit

par Christian Frémaux avocat honoraire et élu local

De la dignité et de la Hauteur

Je n’ai pas aimé les polémiques à la suite de l’attentat de Nice du 14 juillet, horreur que les mots ne peuvent décrire car des victimes porteront dans leur chair des souffrances à vie, entre les responsables de la municipalité et ceux de l’exécutif, dont la communication et les initiatives n’ont d’ailleurs pas été exemplaires(l’épisode concernant la demande d’effacement des bandes de vidéo  est curieux?), voire avec l’opposition politique qui a rappelé à juste titre ses propositions, mais qui est apparue opportuniste .S’il y a eu des fautes dans l’évaluation des risques il faut le reconnaitre simplement, mais je crois que personne n’avait imaginé ce qui s’est passé, et qu’un « niçois » aurait conduit un camion bélier pour faire volontairement le plus de victimes possible. Que la police nationale et la police municipale s’accusent mutuellement, ne changera rien aux faits, mais discrédite et l’une et l’autre en apportant de la confusion au malheur et en ne rassurant aucun français qui s’estime menacé là où il est, dans son petit village voire son hameau. Les citoyens plus ou moins déjà sceptiques – à tort car nous avons des services de grande qualité- sur le pouvoir de l’Etat en matière de lutte antiterroriste, ont compté les points entre ceux qui mettent en doute la parole de l’Etat et qui préfèrent croire leurs élus de proximité, ou leur camp politique, et les pouvoirs publics qui ne peuvent supporter que l’on doute de ce qu’ils font. C’est un raisonnement un peu court jeune homme –comme le disait Cyrano de bergerac- la vérité n’est pas unique et certaine car en matière de terrorisme il n’y a pas une règle préétablie et intangible, ce serait trop facile et l’on n’aurait pas tous ces drames .Ainsi l’assassinat du père jacques Hamel pendant la messe a été organisé sans infrastructure, avec un seul couteau et la détermination de deux jeunes qui se sont fait tuer à la sortie de l’église.

La seule certitude que nous ayons est que toute polémique fait le jeu de Daech dit l’ Etat islamique qui prend tout à son compte et prétend avoir suscité les attentats ; même si ce n’est pas vrai il s’en glorifie dans sa stratégie de terreur et toute publicité macabre est bonne à prendre pour lui. Chacun a bien compris que tout peut arriver, à tout instant, à n’importe quel endroit, sur une initiative isolée ou préméditée de l’extérieur et que l’on doit agir à titre préventif plutôt que réagir après que le forfait ait eu lieu.

Il ne s’agit donc pas de choisir entre le maintien de l’Etat de droit tel qu’il existe- qui serait contre nos garanties légales, y compris pour les coupables, contre nos lois débattues au parlement qui respectent les grands principes universels, sous le contrôle des tribunaux et de l’opinion publique ?- avec des lois faites à la va-vite, qui seraient exceptionnelles pour répondre à un fait divers, et qui d’exceptionnelles deviendraient la norme : ce serait une escalade sans fin car personne ne peut prévoir ce qui va se passer ou sous quelle forme : la loi ne peut anticiper tous les cas de figure. On peut parfaitement concilier l’Etat de droit existant et le renforcement de notre législation : puisque nous sommes en guerre il me parait évident que l’on doit s’adapter aux défis qui nous menacent et prendre des mesures qui permettent aux professionnels d’agir, aux juges de sanctionner et au pouvoir exécutif d’anticiper. Le droit n’est pas gravé dans le marbre et intangible. Déjà tous les jours la jurisprudence de la cour de cassation , du conseil d’Etat ou du conseil constitutionnel, fait évoluer la légalité : personne ne s’en offusque. Il est donc possible de légiférer ,pas à jet continu bien sûr et en respectant nos valeurs pour ne pas tomber dans les travers que l’on reproche à la barbarie de Daech, en ayant des débats en droit et non des arguties juridiques, qui sont dignes de ce que l’on est : des humanistes lucides , courageux, forts, et pragmatiques .Ce n’est pas une question de droite ou de gauche : c’est une évidence d’union car dans ce domaine il n’y aura pas un vainqueur politique. Tout le monde aura contribué pour le succès ou l’échec. Nous sommes tous collectivement responsables.Pour ma part je l’avoue, -quitte à passer pour un liberticide ou un ennemi des droits de l’homme- je préfère que l’on « discrimine » certains, avec des éléments de preuve tangibles, quelques dizaines ou centaines d’individus sous le contrôle des tribunaux au profit des millions de victimes potentielles et innocentes. Gouverner c’est faire preuve d’autorité malgré les oppositions et choisir entre les contradictions et deux maux.

J’ai profité des vacances pour lire la biographie de Clemenceau par Michel Winock (grand livre au demeurant ) qui a exercé des responsabilités politiques de la Commune de Paris en 187O jusque après la fin de la première guerre mondiale. C’était un farouche républicain garant des valeurs universelles, de celles de gauche aussi, défenseur du capitaine Dreyfus, mais qui a su devenir le tigre, un ministre de l’intérieur fort, partisan de l’ordre public, et qui a été artisan de la loi de 1905 sur la séparation de l’Etat et des églises. On a combattu le clergé catholique et ses représentants, pas la religion. Il doit en être actuellement de même avec l’islam – l’islam salafiste avant tout – que l’on dénonce à tort et à travers. Le gouvernement agit avec prudence car on ne peut stigmatiser des français à raison de leur religion. Ce n’est pas seulement avec des lois que l’on règlera le problème. Il faut expliquer ce qu’est la laïcité qui autorise d’exercer sa religion dans la sphère privée, mais qui interdit au nom d’une religion d’avoir un régime à part ou de s’écarter de la règle commune. La laïcité est une liberté et non une entrave. Elle permet d’unir au lieu de diviser. Elle favorise le rapprochement tout en conservant ses propres croyances. Mais on ne peut rien exiger qui soit contraire aux valeurs traditionnelles, celles qui ont construites la France et en ont fait une nation une et indivisible. Pour rappeler un incident de l’été, citons le burkini qui n’est pas contraire à la loi ni favorable au terrorisme, il ne faut rien exagérer, mais qui parait une sorte de provocation et surtout une atteinte à la dignité de la femme et à nos valeurs qui prônent l’égalité hommes-femmes, la responsabilité de la gent féminine dans tous les domaines en particulier dans l’éducation, son accession à tous les postes les plus prestigieux de la république…

Nous allons aborder ce que tout le monde attend comme si c’était un spectacle ou un match, à savoir les campagnes pour la présidentielle et les législatives .Je crains qu’il y ait peu de retenue et que les anathèmes volent bas, et comme l’avait écrit Ibsen il ne soit pas possible de regarder la plaine du haut des montagnes où l’air est plus pur. Attendons pour voir. C’est le Général de Gaulle – « moi ou le chaos » – qui avait prédit qu’après son départ il n’y aurait pas de vide, mais plutôt un trop plein. Nous y sommes .Il est impossible à cet instant, de faire le compte de tous les candidats à une primaire de la gauche, de la droite, des écologistes ou de ceux qui sont directement candidats auprès du peuple, conformément à la tradition où l’élection présidentielle n’est pas l’affaire d’un parti politique, mais la rencontre d’un homme et d’une femme et du peuple. Imposture bien sûr car comment se passer d’un structure qui apporte troupes et argent, médias, répercussion de la parole miraculeuse de l’impétrant…Mais on va nous le dire surtout de la part des candidats sélectionnés qui ont un égo surdimensionné exactement inverse à leurs chances infimes voire inexistantes d’être élus. Ils auront eu l’impression d’exister, d’avoir eu leur quart d’heure de gloire, comme le disait Andy Warhol. Certes nous les électeurs de base, sommes flattés d’être tant aimés par tous ces candidats désintéressés qui ne veulent que notre bonheur, qui savent critiquer le passé, même quand ils ont participé aux gouvernements sortants, et qui ont tous des idées formidables, innovantes et applicables, selon eux, qu’ils n’ont pu mettre en place quand ils étaient aux responsabilités  en raison de la mauvaise volonté de leurs camarades et de l’hostilité incompréhensible et de mauvaise foi de l’opposition qui ne comprend jamais rien .Beaucoup vont être les apôtres de « faut qu’on ; y a qu’à ; il suffit de… » et nous expliquer ce qu’il aurait fallu faire ; que c’est la faute des autres ; qu’il suffit de faire le contraire de ce que l’on a essayé ; de changer les institutions ; qu’être normal c’est insuffisant ; que seule l’autorité paie ; que le travail se partage ; qu’il faut prendre aux riches ; que l’Europe doit être refondée ; que les migrants sont responsables de nos maux et pompent nos acquis sociaux ; que la France est aux français( ce dont on ne doute pas) avec nos traditions et valeurs (ce qui est vrai !)…La liste est infinie selon l’imagination de nos perles rares .Toutes les propositions vont être crédibles, sur le papier.

Il va falloir de la hauteur, dans les arguments et leur application possible et donc du pragmatisme. Les grandes théories ont fait la preuve de leurs insuffisances et rigidités : le socialisme et le libéralisme ; plus ou moins d’Etat ; les libertés ou l’ordre public face au terrorisme et aux diverses menaces ; l’économie dirigée, cogérée , libérée ? Même si certaines politiques sont plus désastreuses que d’autres. Il va falloir faire du sur-mesure ; annoncer la couleur – pour que l’on ne crie pas à la trahison ensuite – expliquer qu’il faudra peut être revoir les promesses – qui n’engagent que ceux qui y croient comme le disait Raymond Barre-en raison des conjonctures, car personne , aucun expert, ne peut s ‘engager formellement sur un quinquennat voire sur quelques mois en raison de la situation économique, sociale, environnementale, démographique, la paix ou les guerres dans l’avenir…A défaut les populistes, ceux qui parient sur l’échec et s’en repaissent ou les extrêmes qui veulent tout changer sans en mesurer les conséquences, ceux qui de toutes façons seront contre tout, et exigent l’impossible, seront entendus et on ne maîtrisera plus rien. Il ne faut donc pas des votes d’élimination, de résignation : Clemenceau au moment d’une élection présidentielle à l’époque faite par les parlementaires aurait dit «  je vote pour le plus bête » pour éliminer des concurrents. Ce n’est pas ce qu’il nous faut. Nous devons voter pour celui ou celle qui a la plus d’expérience au plus haut niveau, de réussite, de volonté et de courage sans aucun intérêt personnel.
Je suggère que l’on ne se contente pas des débats économiques et sociaux ou de la sécurité qui seront évidemment prioritaires, mais que l’on débatte aussi de nos valeurs, de la république, de la nation, de la mission de la France dans le monde, de l’égalité ( plus de régimes spéciaux) de la redistribution qui ne pénalise pas ceux qui travaillent et produisent de la richesse, et comment faire l’union, rassembler tous les citoyens français qui respectent le pacte républicain avec ses droits et ses devoirs ,l’aide aux moins favorisés, et la patrie (au sens classique du terme) qui permet à chacun de se dépasser…

Notre classe politique a du talent, est combative, dans tous les camps , même s’il est de bon ton de la dénigrer. Une nouvelle génération va venir aux affaires et il faut lui donner les moyens d’agir efficacement. Les élus, présidentiel ou parlementaires devront concilier leur éthique de conviction et leur éthique de responsabilité qui les obligent à avoir des résultats et à privilégier l’intérêt général, avant leur carrière.

Dignité dans les débats, de la hauteur dans les propositions, et surtout des solutions de bon sens pour réussir : c’est ce que je souhaite aux candidats futurs.



Clefs

par Jean Étèvenaux

Les merveilles de la grotte « dite Chauvet »

Au début, on s’y perd un peu : caverne du Pont d’Arc, grotte ornée de la Combe d’Arc ou du Pont d’Arc, plateau du Razal et, surtout, grotte dite Chauvet, cela fait beaucoup. Certes, existent deux sites : la grotte d’origine, fermée au public par souci de préservation, et, à quelques kilomètres, une réplique destinée à accueillir les visiteurs. Mais se sont greffés des problèmes de dénomination, liés à des contestations entre divers partenaires et à un oubli de renouvellement du dépôt des marques. Ajoutons que les découvreurs de 1994 ont dû faire condamner l’État pour faux en écriture, des hauts fonctionnaires ayant antidaté un document pour éviter d’avoir à leur payer des droits. Par ailleurs, la Cour européenne des droits de l’homme a finalement estimé, en 2011, que les 14 expropriés devaient recevoir 780 000 euros. Divers points ne sont d’ailleurs pas encore réglés, comme l’atteste, dans la signalisation routière, l’absence de toute mention du nom Chauvet.

L’original a été inscrit au patrimoine de l’Unesco en 2014. Les contretemps et disputes ont retardé jusqu’à l’année dernière l’ouverture de la réplique située au cœur de l’Ardèche du sud, pas très loin du Gard et de la Lozère, à deux heures et demie de route de Lyon, de Marseille ou de Montpellier. La faveur des touristes s’est très vite mise en route, avec près de 600 000 personnes en 2015, ce qui a entraîné dès cette année un accroissement des possibilités offertes. Précisons que la reproduction de 3 000 m2 représente un peu plus du tiers de l’original et que ce qui est présenté provient d’une restitution au millimètre près — y compris pour le relief des parois — effectuée par des artistes travaillant à partir d’images numérisées. Les visites se succèdent par petits groupes sous la conduite d’un spécialiste dont la voix parvient à chacun grâce à un audio guide.

Sans entrer dans les détails des experts qui ont déterminé plusieurs périodes d’occupation, il faut noter deux données fondamentales. D’abord, le millier de dessins offrant 447 représentations d’animaux de 14 espèces différentes constitue une des plus anciennes œuvres pariétales, située à 36 000 ans avant notre ère, ce qui rend la composition deux fois plus vieille que Lascaux, jusque-là incontestablement la plus connue. Ensuite, sa valeur artistique apparaît d’autant plus prodigieuse que les multiples techniques utilisées — raclage, soufflage, gravure, estompe, charbon de bois, dessin à l’ocre, apposition de la paume des mains — n’ont pu l’être qu’à la lueur des torches ! On reste donc confondu devant la qualité, la diversité et la profondeur d’évocation qui en ressortent.

Les véritables scientifiques se gardant de conclusions définitives, ils proposent des hypothèses faisant entrer en ligne de compte aussi bien le souci artistique que le culte religieux. Cette prudence se retrouve dans la galerie de l’aurignacien destinée à faire comprendre cette période de la préhistoire comme dans les ateliers et lieux d’animation proposés aux plus jeunes. Un bel ensemble.

Caverne du Pont d’Arc – 07150 Vallon-Pont-d’Arc – 04 75 94 39 40 – www.cavernedupontdarc.fr (il vaut mieux réserver par l’internet)


Livres

par Catherine Pauchet

Rentrée littéraire

Premier roman

Possédées

1623. Nouveau en la paroisse de Loudun, l’abbé Urbain Grandier a su s’intégrer : on l’invite aux causeries, on lui confie l’éducation des enfants des grandes familles. Intelligent et beau, il éblouit les dames et multiplie les conquêtes ; il séduit la fille du procureur du roi puis l’abandonne. Le voilà condamné pour mauvaises mœurs et suspendu de ses fonctions de prêtre.

Pendant ce temps, sœur Jeanne des Anges prend en main le couvent des Ursulines. La nouvelle mère supérieure a un regard bleu acier, presque fou ; c’est une exaltée. Bientôt les sœurs voient le démon s’abattre sur la ville et accusent Grandier de sorcellerie tandis qu’au dehors, Richelieu combat la Réforme et cherche des coupables. Connu pour ses essais philosophiques, Frédéric Gros se lance dans la fiction avec un premier roman sur les possédées de Loudun.

« Possédées », Frédéric Gros, Albin Michel, 298 p., 19,50 €.

Thriller

Le cri

Bouche ouverte comme s’il poussait un cri au moment de mourir, c’est ainsi que ce pensionnaire est découvert par les infirmiers de l’hôpital psychiatrique de Gaustad (Oslo). L’affaire est étrange : nul ne connait le nom de cet homme interné depuis trente ans et dont le front est barré de la cicatrice « 488 ». Pour l’inspectrice Sarah Geringën, il s’agit d’un meurtre et non d’un suicide. Mais qui en voulait encore à la victime et pourquoi ? L’enquête, qu’elle mène avec un journaliste d’investigation français, la renvoie au temps de la guerre froide. Elle doit rouvrir les vieux dossiers de la CIA concernant les expériences hallucinantes menées sur des hommes par trois scientifiques en quête de la vie après la mort. Le scénariste Nicolas Beuglet signe le thriller de la rentrée.

« Le cri », Nicolas Beuglet, XO éditions, 496 p., 19,90 €.

Photographie

Photo numérique

Bienvenu dans le monde de la photo numérique avec cette petite encyclopédie dédiée aux photographes amateurs qui souhaitent apprendre les bases du numérique ou conforter leurs acquis. Pas de jargon dans le manuel de Chris Gatcum, mais des pas-à-pas et des exemples illustrés à suivre. Tout y est : de la description de l’écran LCD au rôle des histogrammes en passant par les contrastes, le traitement de la lumière parasite, le suivi d’un sujet animé… Pour bien débuter.

« Petite encyclopédie de la photo numérique », Chris Gatcum, Eyrolles, 192 p., 19,90 €.

Revue

Lire

Tout sur les ouvrages de la rentrée, et leurs auteurs, dans Lire de ce mois. Au sommaire : les vingt livres qui feront le buzz, douze écrivains confirmés ou premier roman à (re)découvrir, des extraits (Jim Harrison, Jim Fergus, Ivan Jablonka…), un entretien avec Laurent Gaudé, l’espace BD et Montesquieu toujours au programme du bac.

« La rentrée littéraire », Lire, septembre 2016, 6,50 €. En kiosque.


Cinéma

par Marie-Christine Renaud d’André

Le fils de Jean

En nos temps de bouleversement de la famille, une belle histoire mélodramatique vient nous rappeler l’importance du Père dans la construction de soi.

Divorcé et père d’un enfant, Mathieu, 33 ans, n’a jamais su qui était son père. Un jour, il reçoit un étrange coup de téléphone d’un certain Pierre, qui lui apprend que celui-ci était Canadien et qu’il vient de mourir dans un accident. Il lui a laissé un paquet à son intention. Bouleversé, Mathieu décide de se rendre à ses funérailles. À l’aéroport de Montréal, il est accueilli par Pierre, qui se présente comme le meilleur ami de son père et lui apprend qu’il a deux demi-frères. Mais il lui déconseille de se faire connaître, car personne n’a jamais entendu parler de lui. Invité à dîner chez Pierre, il découvre la famille de celui-ci.

La quête des origines, et, partant de là, de sa propre identité, est un des thèmes récurrents de Philippe Lioret (Toutes nos envies, Welcome, Je vais bien, ne t’en fais pas. Elle est ici filmée comme un thriller, d’autant plus que le corps du disparu, qui est tombé à l’eau lors du partie de pêche, n’a pas encore été retrouvé.

Avec des dialogues brillants et subtils, le cinéaste nous fait pénétrer dans le mystère d’une famille, avec ses non-dits et ses déchirements. Les paysages québécois sont superbes, en particulier ceux autour du lac.
Pierre Deladonchamps est sensationnel en homme en quête d’identité, et il est bien secondé par l’excellent acteur québécois Gabriel Arcand. L’épilogue est un peu prévisible et pourtant magnifique.

Comédie dramatique franco-canadienne (2016) de Philippe Lioret, libre adaptation du roman de Jean-Paul Dubois, avec Pierre Deladonchamps (Mathieu), Gabriel Arcand (Pierre), Catherine de Léan (Bettina), Marie-Thérèse Fortin (Angie), Pierre-Yves Cardinal (Sam) (1h38). (Grands adolescents) Sortie le 31 août 2016.

Star Trek sans limites

En mission dans l’espace depuis trois ans, l’USS Enterprise, dirigée par le capitaine James T. Kirk, tombe dans un piège terrible organisé par le mystérieux Krall.

Dès les premières images, le spectateur est emporté dans un tourbillon de scènes toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Après J.J. Abrams, resté à la production, c’est au tour de Justin Lin (Fast & Furious) d’être aux commandes de cette célèbre saga. Avec un humour réjouissant et d’excellents effets spéciaux, sans oublier le soin apporté à la psychologie des personnages, le spectacle est total. Le film est dédié au jeune comédien Anton Yelchin, décédé accidentellement peu après la fin du tournage.

Le courage et la détermination des héros sont des points très positifs. Quant aux violences, elles sont modérées.

Science-fiction américaine en 3D (2016) de Justin Lin, avec Chris Pine (le capitaine James T. Kirk), Zachary Quinto (le commandant Spock), Karl Urban (le docteur « Bones » McCoy), Idris Elba (Krall), Zoë Saldana (le lieutenant Nyota Uhura), Sofia Boutella (Jaylah), Anton Yelchin (Pavel Chekov) (2h03). (Adolescents) Sortie le 17 août 2016.

Toni Erdmann

Parce qu’il trouve sa fille, une brillante femme d’affaires, un peu trop coincée, Winfried s’attache à ses pas et se déguise pour la faire craquer.
Grand succès critique au dernier Festival de Cannes, ce film, parti pourtant bredouille, est une comédie originale, à la fois hilarante et très émouvante, portée par l’interprétation de deux comédiens exceptionnels. Mais c’est bien long…

L’amour du héros pour sa fille et son désir de la rendre plus humaine sont réconfortants. Mais il y a une scène triviale.

Comédie dramatique germano-autrichienne (2016) de Maren Ade, avec Peter Simonisheek (Winfried Conradi), Sandra Hüller (Ines Conradi), Michael Winttenborn (Henneberg), Thomas Loibl (Gerald), Trystan Pütter (Tim) (2h42). (Adultes) Sortie le 17 août 2016.

Iqbal, l’enfant qui n’avait pas peur

Parti seul en ville, pour vendre sa chèvre, afin de trouver l’argent nécessaire à l’achat de médicaments, le jeune Iqbal est vendu à un fabriquant de tapis qui exploite des enfants.

Ce joli film d’animation est librement inspiré de l’histoire tragique d’Iqbal Masih, un jeune Pakistanais assassiné à l’âge de 12 ans, en 1995, pour avoir dénoncé les trafics d’enfants. Mais, pour le mettre à la portée des enfants, les aspects les plus terribles de l’histoire ont été gommés. L’histoire est très prenante, et l’on reste bouleversé devant la détermination et le courage de ce jeune garçon, prêt à tout pour retrouver les siens. Si l’animation n’est pas toujours très réussie, les dessins sont très jolis, avec, notamment, des scènes oniriques de belle facture.

Animation franco-italienne (2015) de Michel Fuzellier et Babak Payami, avec Bruno Solo (Guzmann), Victor Quilichini (Iqbal), Yvan Le Bolloc’h (le médecin), Jacques Bouanich (Hakeem) (1h20). (Adolescents) Sortie le 24 août 2016.


LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

23 162

C’est le nombre de ménages vivant dans des logements de moins de 9 m2 en France, selon les données du ministère du Logement. 14 198 de ces logements se retrouvent en Ile de France, don 7 000 à Paris. En bas du tableau, la Corse ne compte que 48 foyers occupant des logements de ce type.

La Fondation Abbé Pierre, qui a eu la première connaissance de ces chiffres, a dénoncé l’inactivité de l’Etat dans ce domaine en rappelant que, dans la capitale, une cinquantaine seulement d’arrêtés préfectoraux avait, dans l’année écoulée, été promulgués pour interdire des logements indignes à la location. Selon la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain), un logement doit offrir « un volume habitable au moins égal à 20 mètres cubes ».


D’un jour à l’autre

France

Justice

La cour d’appel de Bordeaux a été beaucoup plus clémente que le tribunal de première instance à l’égard de François-Marie Bannier qui avait profité, par abus de faiblesse, des largesses de la première fortune de France, Liliane Bettencourt. Le photographe de 69 ans a été condamné à 4 ans de prison avec sursis et 375 000 euros d’amende. Ayant signé un accord avec la famille, il est dispensé de tout dommage et intérêt. Ses complices bénéficient également du sursis.

Jurisprudence

Le 26 août, le Conseil d’État a annulé un arrêté « anti-burkini » pris par le maire de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) au motif que « l’arrêté litigieux a porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle.  »

Espionnage

Des milliers de documents concernant les 6 sous-marins Scorpène vendus à l’Inde par la France ont été transmis à un quotidien australien. L’intention semble être de nuire aux ventes d’armes françaises.

Santé

Le ministère de la Santé a annoncé le 24 août que 14 322 femmes enceintes ont été traitées, entre 2007 et 2014, par un médicament antiépileptiques, la Dépakine, commercialisée par Sanofi, qui est dangereux pour les fœtus.

Présidentielle

Nicolas Sarkozy a officialisé sa candidature à la primaire de la droite le 23 août avec un livre programme : « Tout pour la France ».

Industrie

La compagnie ferroviaire américaine Amtrak a commandé au français Alstom. 28 trains à Grande vitesse pour relier Boston et Washington. Le montant du contrat est de 1,8 milliard d’euros mais les trains seront fabriqués aux États-Unis.

Lait

La Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles a lancé, le 29 août, une action nationale pour contraindre Lactalis à remonter le prix d’achat du lait.

Décès

Le romancier Michel Butor, s’est éteint, le 24 août, à 89 ans. La créatrice de mode Sonia Rykiel est décédée, à 86 ans, le 25 août.

MONDE

Syrie

Pour empêcher les Kurdes d’élargir leur territoire à la frontière turque, l’armée turque a aidé, les 23 et 24 août, des rebelles islamistes à prendre à l’État islamique, la ville frontalière de Jarablos, peuplée de nombreux Turcomans. L’opération mobiliserait une centaine de chars. Elle s’est ensuite étendue à des villages tenus par des milices arabo-kurdes, où elle a fait des dizaines de victimes civiles. Un militaire turc au moins a été tué par les miliciens kurdes.
L’armée de Damas a repris la ville de Daraya qu’elle assiégeait depuis 4 ans, en laissant les miliciens rebelles et 4 à 5 mille civils évacuer la zone le 26 août.

Italie

Le séisme du 24 août, d’une magnitude de 6,2, dont l’épicentre se trouve à 10 km au sud-est de Norcia, a détruit plusieurs villages et fait au moins 270 morts dans les régions de l’Ombrie, des Marches et du Latium.

Colombie

Un accord de paix entre le gouvernement et les Farc a été signé le 24 août à Cuba. Il sera soumis à référendum le 2 octobre.

Bolivie

Le ministre de l’intérieur adjoint, Rodolfo Illanes, a été enlevé et battu à mort, le 25 août, par des manifestants alors qu’il était venu négocier avec des mineurs en grève à Panduro, à 160 kilomètres de La Paz. Deux mineurs avaient été tués le 23 août par la police.

Finlande

Le montant du revenu de base qui sera versé sans conditions à chaque citoyen dès 2007 a été fixé à 560 euros par mois. En contrepartie, la plupart des allocations sociales personnelles devront disparaître.

Singapour

La ville-État a mis en place ses 4 premiers taxis sans chauffeur. Il s’agit de Renault Zoé électriques. L’expérience doit être généralisée à partir de 2018.

Brésil

Le Sénat, réuni en séance plénière le 25 août, a voté la destitution de la présidente Dilma Rousseff.
Les jeux paralympiques doivent avoir lieu du 7 au 18 septembre mais leur financement n’est pas assuré.

Allemagne

La Cour constitutionnelle de Karlsruhe avait décidé en janvier 2015 qu’une interdiction complète du voile intégral islamique en Allemagne serait inconstitutionnelle. Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, a donc promis, le 19 août, une législation d’« interdiction partielle  » de la burqa « chaque fois que cela sera nécessaire  », par exemple au volant, dans les administrations, etc.

Tunisie

Les quatre partis (Nidaa Tounès, Ennahda, Afek Tounès et Union patriotique libre) de la coalition gouvernementale se sont mis d’accord sur un gouvernement « d’union nationale  » pour lequel le nouveau Premier ministre Youssef Chahed, 41 ans, a obtenu la confiance du Parlement, le 26 août 2016.

Gabon

600 000 électeurs votaient le 27 août pour départager, au premier tour de l’élection présidentielle, le président Ali Bongo de son principal opposant (et ex-beau-frère) Jean Ping. Ce dernier s’est déclaré vainqueur dès le dimanche soir alors que les résultats officiels étaient attendus pour le mardi 30 août.

Belgique

L’institut de criminologie de Bruxelles a été victime d’une attaque à la bombe dans la nuit du 28 au 29 août. Les dégâts sont importants mais il n’y a pas de victime.

Sport

Football

Le club En Avant de Guingamp est à la première place du championnat de Ligue 1 après sa victoire par 2 à 0 devant Nancy los de la 3ème journée. Il est suivi par Monaco, vainqueur du PSG (3 à 1).