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Lundi 21 décembre 2015

Lundi 21 décembre 2015

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L’événement-1

par Serge Plenier

Corse : un problème français

En Corse, Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse prononce son premier discours en langue corse. Remplacez le mot « corse » par n’importe quel autre vocable en tout autre point de la planète la phrase paraitra banale. En France, elle constitue un véritable blasphème, un blasphème contre la Constitution et contre les « valeurs de la République ».

Il aura donc fallu cet épisode tragi-comique pour que l’on s’aperçoive que, lors des dernières régionales, la Corse avait élu des nationalistes, c’est-à-dire des gens qui considèrent que la Corse n’est pas une simple subdivision territoriale, mais une vraie nation ou habite un peuple distinct et qui, aussi bien par sa position géographique que par son histoire et sa culture, en somme son identité, s’estiment en droit de revendiquer des compétences nouvelles, voire une souveraineté particulière.

Cette élection doit être prise très au sérieux. D’abord elle constitue le plus cinglant camouflet à une réforme régionale irresponsable et mal conduite qui ne veut voir dans les régions que des circonscriptions modifiables à volonté sans autre considération que le fait du prince et les intérêts politiciens. Les Corses ne sont pas une simple portion du territoire français.

A cela s’ajoute le poids de l’histoire corse. Ceux qui racontent que l’île vit sous perfusion connaissent rarement les chiffres. Surtout, ils oublient deux siècles d’impéritie de l’Etat. On peut rappeler par exemple les lois douanières de 1818 qui taxaient l’exportation sur le continent des produits manufacturés corses, tandis que les produits continentaux arrivés en Corse étaient francs de toute imposition. Cela a suffi pour clouer au sol (jusqu’à aujourd’hui) l’économie insulaire en pleine révolution industrielle. D’autres exemples, bien plus récents, pourraient être évoqués. On se souvient de l’affaire des « Boues rouges » ou des scandales viticoles des années 1970.

Plus profondément, le succès des nationalistes prouve aussi les incontestables limites du dogme de la République « une et indivisible ». Dès ses débuts, la République a prétendu faire litière des identités locales, menant longtemps une guerre insensée aux langues régionales. Aujourd’hui, les vieux discours ont disparu mais le logiciel est resté le même. Pire encore, il conditionne encore une élite prisonnière des schémas hérités de sa formation à l’ENA. C’est là qu’il faudra peut-être chercher un jour les origines de l’éclatement de la France, et non dans des mouvements régionalistes radicalisés à force d’humiliations et d’excommunications. Avec son jacobinisme caricatural, Mélenchon en fait plus pour l’indépendance de la Corse que Jean-Guy Talamoni.

Il faut décidément réfléchir au succès des nationalistes en Corse.



L’événement-2

par Jean-Gabriel Delacour

Incertitudes espagnoles

Une page s’est tournée en Espagne lors des élections du dimanche 20. Celles-ci devaient permettre aux quelque 34, 6 millions de citoyens de ce pays de choisir leurs 350 députés et leurs 208 sénateurs, en désignant de fait le nouveau chef du gouvernement, c’est-à-dire celui qui arrivera à constituer une nouvelle équipe — sans contrainte de temps. Comme on s’y attendait, personne ne dispose de la majorité absolue, même si le Parti populaire de Mariano Rajoy, le Premier ministre sortant, arrive en tête. Cela signifie que la monarchie du roi Felipe quitte le système du bipartisme qui avait vu l’alternance des conservateurs et des socialistes depuis près de quarante ans, c’est-à-dire depuis la mort du général Franco et la mise en place d’institutions de transition.

On peut d’ailleurs se demander dans quelle mesure le pays a trouvé son nouvel équilibre après les affres de la République, de la guerre civile et de la dictature franquiste. Certes, le roi Juan Carlos a su imposer un État au-dessus des partis et reconnu par tous — même si l’on sent toujours de plus ou moins sourdes tentatives de rayer de l’Histoire la période du Caudillo. Certes, les deux grands partis se sont succédé sans problème, avec des personnalités souvent fortes. Mais les démons sécessionnistes, malgré la mise en place de pouvoirs régionaux variant d’une communauté autonome à l’autre, n’ont pas été complètement exorcisés. Après le long terrorisme basque, plus ou moins fini aujourd’hui, c’est la résurgence et le dynamisme catalans qui ont occupé le devant de la scène, avec une union de la gauche et de la droite à Barcelone pour préparer la sortie de l’Espagne.

C’est d’ailleurs en réaction à ce séparatisme qu’est apparu l’un des deux mouvements qui, aujourd’hui, font irruption sur la scène politique nationale. En effet, Ciudadanos — les Citoyens —, de tendance libérale de centre-droit, est né en Catalogne par opposition à la menace sécessionniste. Devenus dimanche la quatrième force politique, son audience s’est accrue au fur et à mesure qu’il est apparu comme remettant en cause la suprématie des deux grands partis, de surcroît englués dans des affaires de corruption. En cela, il a mordu sur la base de Podemos — Nous pouvons —, arrivé troisième, mouvement d’extrême gauche né des Indignés contestant tout et s’appuyant sur le fait que 4,85 millions d’Espagnols se trouvent au chômage, soit 21,18 % de la population et près d’un jeune de moins de 25 ans sur deux.
Du coup, on ignore l’arithmétique qui va s’imposer puisque ni une coalition entre le Parti populaire et Ciudadanos, ni un bloc de gauche rassemblant socialistes, Podemos et les néo-communistes d’Izquierda unida ne peut obtenir la majorité absolue. Le problème des petits partis régionaux ajoute à la complexité de la situation, au moment où ceux au pouvoir en Catalogne s’apprêtent à demander, voire à imposer, l’indépendance, malgré les réserves des responsables économiques ; paradoxalement, ils tiennent en mains une partie de l’avenir de toute l’Espagne.



Politiques

par Alice Tulle

Sortir des tranchées

À l’occasion de l’inauguration du monument des Fraternisations, à Neuville-Saint-Vaast, François Hollande (gauche) a chaleureusement salué Xavier Bertrand (droite). Serait-ce le premier pas vers l’union nationale ?

Au soir du deuxième tour des élections régionales, le dimanche 13 décembre, la tendance générale était au soulagement et aux bonnes résolutions dans les états-majors des deux grandes formations parlementaires. à droite comme à gauche, on se félicitait d’avoir évité la victoire du Front national dans plusieurs régions et on se promettait de ne plus faire de politique comme avant. Dans les allées du pouvoir, certains avançaient même l’hypothèse d’un gouvernement d’union nationale au sein duquel siégeraient Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé.

Donnant crédit à cette hypothèse, Pierre Moscovici, depuis la Commission européenne, estimait, le 15 décembre, que « si la situation politique l’exigeait, une coalition large ne doit pas être exclue par principe en France ». 

Le lendemain, Jean-Pierre Raffarin déclarait que le gouvernement et les parlementaires des deux bords devaient se mettre « autour de la table » pour conclure « un pacte républicain contre le chômage ». Aussitôt, oubliant la solennité et la retenue d’ordinaire attachées à la fonction de Premier ministre, Manuel Valls donnait son accord par le biais de son compte Twitter en ces termes : « Un pacte républicain pour l’emploi. Tous rassemblés pour en finir avec le chômage ! OK avec Jean-Pierre Raffarin ! »

Le sommet de cette entente cordiale fut certainement atteint le 17 décembre, lorsque François Hollande s’est rendu à Neuville-Saint-Vaast, dans le Pas-de-Calais, pour inaugurer avec Xavier Bertrand un monument commémorant les fraternisations qui eurent lieu entre soldats français, anglais et allemands à Noël 1914 et à plusieurs reprises en 1915.
Membre des « Républicains », Xavier Bertrand avait triomphé de Marine Le Pen quatre jours plus tôt et Français Hollande le salua chaleureusement dans son discours avant d’invoquer « le besoin de concorde pour résister à la menace terroriste, pour écarter la peur qui mine la cohésion, pour répondre aux conséquences des crises ». Le nouveau président de la région venait d’appeler à « sortir du climat de guerre civile entre politiques » tandis que le président du Sénat, Gérard Larcher, se félicitait que les politiques aient pu « sortir de leurs tranchées » sans pour autant « renoncer à leurs valeurs ».

La droite et la gauche classiques se dirigent-elles vers une grande coalition ? Il serait présomptueux de l’affirmer. Le discours unitaire de François Hollande est celui d’un homme qui prépare sa réélection et qui veut être le seul recours possible pour la gauche et pour la droite face à Marine Le Pen. Il se présente donc en homme de concorde et général en chef de la lutte contre le chômage mais c’est aussi et surtout un candidat qui est engagé dans des rapports de force et qui doit manœuvrer contre le camp adverse.

Après la « fraternisation » de Neuville-Saint-Vaast, de nombreux observateurs ont souligné que la main tendue à Xavier Bertrand permettait de semer la discorde au sein des « Républicains ». Et même si le président de la République était étranger à tout calcul politicien, comment envisager un gouvernement d’union nationale au moment où la droite se lance dans la campagne des primaires ?

Nicolas Sarkozy, François Fillon et Alain Juppé n’ont manifestement pas l’intention de renoncer à rivaliser entre eux puis avec François Hollande dans le rôle du meilleur repoussoir de l’extrémisme, faute de pouvoir incarner un projet plus positif. La guerre des tranchées politiques n’est pas terminée.


Monde
par Yves Lamarck

La coalition sunnite

Au lieu d’une grande coalition contre le groupe État islamique, nous en sommes à trois… avec l’annonce par l’Arabie saoudite d’une coalition sunnite. Raison de plus pour l’Onu de tenter de verrouiller les interventions armées.
A New York le 18 décembre, « les amis de la Syrie » où figurent à la fois Russes, Américains, Européens, Iran et Arabie saoudite, sont tombés d’accord pour que les quinze membres du Conseil de sécurité de l’Onu valident un processus politique en Syrie pour les prochains dix-huit mois, avec un cessez-le-feu, un gouvernement de transition et des élections générales.

Si les Russes ont levé leur véto à toute résolution, ce n’est pas seulement pour les beaux yeux de Bachar el-Assad (provisoirement ?) épargnés, mais parce que celle-ci n’a plus pour but de légitimer des interventions en Syrie non souhaitées par le pouvoir en place mais, au contraire, verrouillera toute intervention extérieure de ce genre pendant dix-huit mois. à part l’intervention russe, qui agit d’accord avec Damas, toutes les autres devront être dirigées contre le groupe État islamique.
Lâchée par Washington et les Européens, l’Arabie saoudite a vivement réagi en lançant une offensive diplomatique tous azimuts qui a vu simultanément éclore toutes sortes de négociations jugées jusqu’alors désespérées : réunion à Riyad des innombrables groupes dits de l’opposition syrienne, en Suisse des factions yéménites, à Rome puis à Skirat (Maroc) des deux parlements libyens, avant l’annonce officielle le 15 décembre à Riyad d’une nouvelle coalition de trente-quatre pays musulmans, du Sénégal à la Malaisie, tous sunnites, enrôlés sous la bannière des Saoud, à l’exclusion des pays à pouvoir chiite (ou assimilé) : Iran, Irak, Syrie, ainsi que de l’irréductible Algérie alliée d’Assad. Cela fait tout de même beaucoup : Afrique de l’Ouest du Mali au Nigeria, Gabon, Maroc, Tunisie, Libye, Égypte, Soudan, toute la péninsule arabe, Djibouti, Turquie. En Asie, Bangladesh et Maldives ; Pakistan et Malaisie auraient démenti. Une dizaine d’autres pourraient s’y ajouter dont l’Indonésie.

Riyad ne pouvait utiliser le truchement de l’OCI (Organisation de la Conférence islamique) trop large, où figurent les chiites et même la Russie, ni celui de la Ligue arabe trop limitée. Le pouvoir saoudien a donc sauté le pas, mobilisant tous les ressorts de sa diplomatie universelle — en l’occurrence celle du chéquier dans des pays trop faibles pour résister, notamment en Afrique — pour frapper un grand coup. 
Basée à Riyad, la grande coalition aura pour ambition, plus vaste et plus modeste à la fois que celle de constituer une force militaire, de lutter contre le « terrorisme », non identifié. Elle aurait notamment pour tâche de lutter contre la radicalisation islamiste avec le soutien de l’université al-Ahzar au Caire. Elle devrait également mutualiser le renseignement et faire de la formation… L’Arabie saoudite avait eu une réaction analogue après le 11 septembre 2001. Elle avait alors mis en valeur ses capacités de lutte antiterroriste. Celles-ci ne sont en effet pas du tout à sous-estimer… pour peu qu’elle ait la volonté de les mettre en œuvre… et de coopérer avec les Occidentaux, ce qui n’est pas toujours évident. Ce dernier point explique d’ailleurs les hauts et les bas de la relation américano-saoudienne des dernières années.

Cette coalition pourrait théoriquement fournir des troupes au sol conformément au souhait des Américains. Pour Moscou au contraire, le grand avantage d’une résolution onusienne aujourd’hui serait de sanctuariser le territoire syrien. Le seul effet immédiat de la mobilisation saoudienne pourrait être de ramener au bercail les tribus sunnites qui évoluent au confluent des frontières irakienne, jordanienne et saoudienne et qui pourraient être convaincues d’abandonner leur soutien au groupe EI en échange d’une sorte d’autonomisation par rapport au pouvoir en place à Bagdad, à la longue — pourquoi pas  — une rectification de frontières.

Faute de pouvoir intervenir en Syrie à leur guise, ce serait donc l’Irak qui serait à nouveau en ligne de mire des alliés des Saoudiens. Mais, il en est de même pour les forces de l’État islamique qui sont plus flexibles et sont déjà habituées à ce jeu de yo-yo entre Syrie et Irak. Acculées à Racca et malgré quelques succès face à la pression russe, elles pourraient à nouveau menacer Bagdad. D’où l’intérêt qu’elles se heurtent à une coalition de forces saoudo-jordano-égypto-soudanaises et quelques autres sous couvert d’un nouveau pacte de Bagdad (1).

(1) Pacte pro-occidental laborieusement conclu en février 1955 et qui échoua face à Nasser.


Environnement

par Fabrice de Chanceuil

Des îles et océans bien tempérés

La 21ème Conférence des parties (CdP ou COP 21) de la Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (CCNUCC) s’est achevée à Paris le 12 décembre dernier par un accord unanimement salué comme un succès en dépit des nombreuses questions restant en suspens. Ce résultat ambivalent vaut pour l’un des sujets vis-à-vis duquel des attentes fortes s’étaient manifestées avant et pendant la conférence, à savoir la place de la mer et des îles face au réchauffement climatique.

S’agissant de la mer, la Plate-forme Océans et Climat qui s’était fortement mobilisée sur la question espérait que le mot « océan » figurât pour la première fois dans un accord de ce type afin de souligner le rôle joué par la mer en tant que régulateur du climat. Alors que le mot ne figurait plus dans le texte de l’accord présenté la deuxième semaine, il a finalement été réintégré in extremis dans le préambule qui souligne la nécessité « d’assurer l’intégrité de tous les éco-systèmes, y compris les océans ». C’est sans doute plus une consolation qu’une satisfaction puisque, parallèlement, l’accord n’inclut pas la mer dans la liste des puits de carbone à conserver ou à développer, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’en est pas un, l’accord renvoyant pour la définition de ces puits à la CCNUCC de 1992 qui inclut les océans et autres éco-systèmes marins.

Ce verre d’eau (de mer) à moitié vide et à moitié plein se retrouve également en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre dues au transport maritime. Même si celui-ci est un des moins polluants, il porte néanmoins sa part de responsabilité. Or, pas plus que le transport aérien , le transport maritime n’est pointé dans l’accord. Une mention figurait pourtant dans le texte de la deuxième semaine qui a disparu dans la rédaction finale.
S’agissant des îles, rien n’est dit spécifiquement à leur endroit sinon peut-être l’essentiel pour elles. En effet, l’article 2 de l’accord appelle à « limiter la hausse moyenne de la température de la planète nettement au-dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et (de) poursuivre l’action menée pour limiter la hausse à 1,5°C ». Or, cette dernière référence a été incluse pour répondre à la revendication portée par les 43 pays réunis au sein du Forum de la vulnérabilité climatique, c’est-à-dire, pour la plupart, les États insulaires menacés de submersion marine suite à l’élévation du niveau de la mer généré par le réchauffement climatique.

Est-ce à dire que l’histoire est désormais écrite, avec ses bons et ses moins bons côtés, et qu’il n’y a plus rien à faire ? Non, car la COP 21 est une étape, importante certes, mais qui est appelée à connaître des suites, de même qu’il existe d’autres lieux pour traiter des questions qui n’ont pas trouvé ici toutes leurs solutions.

Pour ce qui est de la reconnaissance du rôle de la mer face au changement climatique, il faut davantage se référer à la déclaration « Because the Ocean » signée par onze pays dont cinq insulaires avant la conférence de Paris rejoints depuis par onze nouveaux États dont quatre insulaires, la plus à même de déboucher, à partir de 2016, sur un plan d’action élaboré dans le cadre de la CCNUCC. De même, pour les émissions de gaz à effet de serre émanant de la navigation maritime, c’est à l’Organisation maritime internationale (OMI) de se saisir du sujet, même si un encouragement de la COP 21 aurait été apprécié.
Et puis, à côté des États, a été soulignée la formidable mobilisation de la société civile porteuse de l’Agenda des Solutions, c’est-à-dire des nombreuses initiatives venant des entreprises, des collectivités ou des associations et apportant des réponses, souvent innovantes, pour relever le défi du changement climatique. A cet égard, les îles, et singulièrement les îles francophones, ne sont pas les moins imaginatives comme l’a montré le bilan de leurs « bonnes pratiques » dressé par le Carrefour des acteurs sociaux (CAS) à l’orée de la Conférence de Paris.

La célèbre formule de Victor Hugo « la mer est un espace de rigueur et de liberté : qui oublie la rigueur perd la liberté » trouve ainsi une nouvelle illustration, la rigueur des îles étant plus que jamais garante de la liberté d’usage des océans.


Clefs

par Jean Étèvenaux

Les Français n’ont pas voté pour secourir la gauche

Il y aura bientôt 80 ans, dans le Journal d’un curé de campagne, Georges Bernanos écrivait qu’« il n‘y a pas de vérités moyennes ». Or, à l’issue des élections régionales, on a l’impression que certains politiques, encouragés par l’environnement médiatique, ne voient de salut que dans la conclusion d’un accord droite-gauche permettant non seulement de constituer une sorte d’union sacrée contre le Front national mais aussi de s’entendre sur les mesures à adopter pour le pays.

Que Manuel Valls s’y montre favorable n’a rien d’étonnant, lui qui a fait de la guerre contre le Fn sa priorité et qui se voit très bien en chef d’état-major d’une grande coalition. Que François Hollande, l’œil rivé sur la présidentielle de 2017, y perçoive une planche de salut lui permettant de se maintenir au pouvoir ne saurait étonner. Mais que des responsables de la droite dite « parlementaire » ou « républicaine » s’en fassent les propagateurs apparaît plus étonnant, encore qu’on connaisse les tendances boboïsantes de l’impétueuse Nathalie Kosciusko-Morizet, les appétences consensuelles du prudent Alain Juppé ou les goûts centristes de l’entreprenant Jean-Pierre Raffarin. Et voici que Christian Estrosi, jusque-là catalogué dans une droite dure, se ramollit au contact des électeurs de gauche qui ont assuré sa victoire en Provence-Alpes-Côte-d’Azur…

Les Français n’ont pourtant pas voté pour que la droite secoure une gauche en pleine déréliction. Le premier tour qui a dégagé trois pôles de semblable importance a signifié que deux bons tiers ne font plus confiance au gouvernement et au président — sa cote est repartie à la baisse, à 30 % d’opinions favorables, et les Français ne croient plus en ses promesses. Ils demandent en fait qu’on remette en valeur l’identité française, qu’on établisse la sécurité sur tout le territoire — y compris dans une Corse prête à larguer les amarres —, qu’on assure une véritable éducation à leurs enfants et, bien sûr, qu’on lutte contre le chômage avec une efficacité qu’on trouve partout ailleurs en Europe. On ne peut oublier que les vainqueurs dans les deux premières régions du pays, Valérie Pécresse en Île-de-France et Laurent Wauquiez en Rhône-Alpes-Auvergne, ont adopté des positions sans ambiguïté durant leurs campagnes et qu’ils représentent une nouvelle génération.

Certes, des clivages demeurent et demeureront dans la droite, sur les questions internationales — Russie et Moyen-Orient —, européennes — partage des compétences avec Bruxelles — ou internes — organisation des pouvoirs publics, avec le millefeuille administratif et la pléthorique fonction publique. Le courage sera d’en discuter pour faire avancer des solutions.
En tout cas, au moment où, dans divers pays — la Grèce hier, l’Espagne aujourd’hui —, montent de nouvelles forces, il serait judicieux que la droite ne laisse pas passer le train du renouvellement au profit d’un parti qu’elle a encore réussi à marginaliser mais qui, de plus en plus, incarnera non seulement le ras-le-bol mais aussi la perspective d’un vrai changement.


Humeur

par Erwan Violin

Nanard : le retour

La politique est plus cruelle que la vie : on peut y mourir plusieurs fois disait naguère un politicien saisi par la sagesse. Bernard Tapie semble aujourd’hui l’illustration de cette profonde maxime. On le croyait mort, enterré définitivement par les affaires, la prison et les procès passés, présents et à venir. Et voilà que l’ancien ministre de Mitterrand, le pourfendeur en chef du FN et de ses électeurs, bref l’homme qui voulait rendre le chômage illégal, vient de sortir de son tombeau. L’Elysée vient de ressortir les gousses d’ail et les crucifix.

Bernard Tapie veut donc se remettre à la politique, dans le noble dessein de faire rendre gorge à ceux qui ont ourdi sa perte. Mais Nanard devrait se méfier : ce n’est pas pare que l’on a présidé l’OM que l’on peut jouer si facilement au comte de Monte-Cristo.


Livres
par Catherine Pauchet


Suggestions cadeaux de fin d’année

Roman historique

Gengis Khan, l’homme qui aimait le vent

Le petit Temüdjin aime les terres d’Asie, si vastes, si vertes, balayées par la pluie et le vent ; il est aussi passionné d’histoire. Son précepteur, le chinois Vieille Cime, le nourrit de hauts faits d’armes tels ceux d’Alexandre le Grand. Lui aussi veut devenir un conquérant, un homme dont le nom restera gravé pour l’éternité. Il apprivoise les aigles, manie l’arc, monte à cheval, séduit les femmes ; c’est un guerrier accompli. Quand son père meurt, tout naturellement il prend la tête du clan des Quiyat avant d’être élu chef des Mongols en 1206. Avec son talent de conteur bien connu, José Frèches fait revivre la jeunesse et le destin de Gengis Khan. Un grand roman d’amour et d’aventures.

« Gengis Khan, l’homme qui aimait le vent », José Frèches, XO édition, 352 p., 19,90 €.

Beau livre

Où sont passés nos rêves ?

On lui doit des livres de photos remarquables sur les Pygmées, les Peuls, les Berbères. Mais cette fois, le photographe Bernard Descamps a délaissé les terres africaines pour un voyage intérieur qu’anime cette question « où sont passés nos rêves ? » C’est à une déambulation, un poème photographique, à travers la ville, les rues, le bord de mer, là où s’inscrivent les ombres et les lumières, qu’il nous convie dans ce travail d’auteur. Photos en noir et blanc, format carré, couverture douce au toucher, ce livre de collection aux finitions soignées (et à un prix amical) bénéficie d’un petit tirage. A (s’)offrir.
« Où sont passés nos rêves ?, Bernard Descamps, éditions Filigranes, 96 p., 27 €.

Gastronomie

A la table de Nicolas Le Floch

Quand il n’enquête pas sur un meurtre, Nicolas Le Floch savoure. Le commissaire au Châtelet, héros de la série historique de Jean-François Parot, est un gourmet. Que ce soit à la table de monsieur de Noblecourt ou dans un estaminet avec son adjoint Bourdeau, il aime faire ripaille. A ceux qui admirent ses coups de fourchette autant que ses coups d’épée, Marion Godfroy a mitonné une quarantaine de recettes d’époque : soupe à la jacobine, épaule de veau de Maître Mourut, tourte champenoise, omelette d’oie à la pointe d’asperges, tarte conversation, baba de Nicolas… il y en a pour toutes les papilles. De quoi rehausser les repas de fête.

« A la table de Nicolas Le Floch », Marion Godfroy, JC Lattès, 160 p., 25 €.

Sciences

Mesurer le monde

Mesurer la Terre, rien que ça ! Nos aïeux avaient de grandes ambitions. En juin 1792, deux astronomes quittent Paris, et sa fièvre révolutionnaire, pour une mission qui changera notre perception du monde. Jean-Baptiste Delambre part vers le nord, Pierre Méchain se dirige vers le sud. Chacun voyage à bord d’une berline conçue pour lui, les voitures transportent les instruments de mesure les plus perfectionnés de l’époque. Leur but : « définir une nouvelle unité de mesure, le mètre, comme la millionième partie de la distance qui sépare le pôle Nord de l’Equateur ». Ils réussiront avec une erreur de… 0,02 % ! Ken Adler retrace cette aventure humaine autant que scientifique qui dura sept ans et ne fut pas de tout repos.

« Mesurer le monde », Ken Adler, Flammarion, coll. « Champs », 660 p., 9 €.



Cinéma

par Marie-Christine Renaud d’André et Georges Collar

The big short : le casse du siècle

Mike Burry, autiste Asperger, dirige un fonds d’investissement en bourse à Wall Street en 2005. Après des jours passés à étudier le marché, il découvre, avant tout le monde, que la bulle financière va exploser, en raison d’une accumulation de prêts hypothécaires toxiques. Il décide alors de parier contre les banques.

Pour adapter le livre de Michael Lewis, qui retrace l’histoire de ces rares financiers qui ont vu venir la crise des subprimes et ont fait fortune sur cette catastrophe, les producteurs ont fait appel à Adam McKay, spécialisé dans les comédies délirantes (Frangins malgré eux, Very Bad Cops). Et c’était une excellente idée, car le réalisateur a su traiter un sujet, ardu pour les non-initiés, et le rendre cinématographique. Même si l’on ne comprend pas grand-chose aux explications financières, on est subjugué par cette histoire étonnante, racontée de manière ludique, avec des ruptures de ton au cours desquelles les personnages s’adressent à la caméra pour expliquer des opérations complexes.

Surtout, cette œuvre bien rythmée est interprétée par des comédiens brillants, grimés et perruqués, qui donnent une vraie crédibilité à leurs personnages.
Au début, les héros sont tous plus antipathiques les uns que les autres, avec l’argent pour seule valeur. Puis, peu à peu, l’un d’entre eux prend conscience que cette crise va non seulement ruiner traders et banquiers, mais plonger les plus pauvres dans une grande détresse (perte du logement, du travail, etc.). C’est cette prise de conscience qui apporte un peu de morale à une histoire qui n’en a guère. De brefs flashs de strip-teases. 

par Marie-Christine Renaud d’André

Thriller américain (2015) de Adam McKay, d’après le livre de Michael Lewis, avec Christian Bale (Michael Burry), Ryan Gosling (Jared Vennett), Steve Carell (Mark Baum), John Magarro (Charlie Geller), Finn Wittrock (Jamie Shipley), Brad Pitt (Ben Rickert), Rafe Spall (2h10). (Grands adolescents) Sortie le 23 décembre 2015.

Snoopy et les Peanuts, le film

Ses camarades se moquent de Charlie Brown et de sa maladresse légendaire.
Le célèbre héros des BD de Charles M. Schulz, avec sa bouille ronde, a enchanté des générations d’enfants et d’adultes. Dans cette adaptation en 3D, les dessinateurs sont restés fidèles au graphisme minimaliste de Schulz, ce qui confère beaucoup de charme à une histoire très amusante. Les gags se succèdent à un excellent rythme, les péripéties sont nombreuses, et les dessins pleins de trouvailles. Une très jolie réussite.

M.C. R.A.

Animation américaine en 3D (2015) de Steve Martino, d’après la BD de Charles M. Schulz, avec Noah Schnapp/Erwann Lavigne (Charlie Brown), Hadley Belle Miller/Juliette Gesteau (Lucy) (1h28). (Tous) Sortie le 23 décembre 2015.

Le grand partage

Lors d’un hiver très rude, le gouvernement décide de contraindre ceux qui disposent d’un logement spacieux à y accueillir des sans-abri ou des mal logés.
Avec un sujet pareil, il y avait matière à faire un film hilarant. Surtout que la réalisatrice a réuni une distribution exceptionnelle. Mais on rit rarement avec ces situations outrancières et ces dialogues souvent lourds. La satire des bobos à la conscience satisfaite reste à faire… celle des bourgeois de droite est déjà faite !

M.C. R.A.

Comédie française (2015) de Alexandra Leclère, avec Karin Viard (Christine Dubreuil), Didier Bourdon (Pierre Dubreuil), Valérie Bonne-ton (Béatrice Bretzel), Michel Vuillermoz (Grégory Bretzel), Josiane Balasko (la gardienne), Patrick Chesnais (le voisin) (1h42) (Grands adolescents) Sortie le 23 décembre 2015.

Star Wars « Le réveil de la Force »

Plus de trente ans après la bataille d’Endor, les partisans de l’Empire se sont réunis sous la bannière du Premier Ordre.
Il n’était pas facile de s’attaquer à ce monument de la culture populaire, sans risquer de mécontenter les fans. Pour réussir, il fallait en finir (pas complètement) avec les vieux personnages, et en introduire de nouveaux. Le résultat est à la hauteur des attentes, avec toujours une histoire de famille, des scènes époustouflantes, du spectaculaire et de l’humour. Une réussite qui ravira les nombreux fans.

Georges Collar

Science-fiction américain en 3D (2015) de J.J. Abrams, d’après une histoire de George Lucas, avec Daisy Ridley (Rey), John Beyega (Finn), Adam Driver (Kylo Ren) Harrison Ford (Han Solo), Carrie Fisher (princesse Leila), Oscar Isaac (Poe Dameron) (2h16). (Adolescents) Sortie le 16 décembre 2015.


LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

700 000

C’est le nombre de séjours hospitaliers de soins de suite et de réadaptation effectués par des personnes de plus de 70 ans en 2011, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), une direction de l’administration centrale des ministères sanitaires et sociaux. Ce chiffre, qui concerne 535 000 patients, équivaut à plus de la moitié des séjours. La moitié des personnes concernées sont âgées de 80 à 89 ans. Les pathologies en cause vont des arthropathies et des fractures osseuses à la démence.

Dans les deux tiers des cas, le séjour aboutit à un retour au domicile (ou équivalent du type maison de retraite), 13% à un service de médecine ou de chirurgie et 5% à un décès.


D’un jour à l’autre

France

Justice

Le 17 décembre, pour avoir déclaré dans le journal italien Corriere Della Sera, en octobre 2014, que le comportement des musulmans de France mènerait le pays « à la guerre civile », le polémiste Éric Zemmour a été condamné à 3 000 euros d’amende pour « provocation à la haine ». L’ancienne ministre Christine Boutin a été condamnée le 18 à 5 000 euros d’amende pour « provocation publique à la haine ou à la violence » car elle avait associé, dans la revue Charles, l’homosexualité à une « abomination » en citant les mots de la Bible.

Élevage

Douze nouveaux cas de grippe aviaire ont été découverts dans le Sud-Ouest les 17 et 18 décembre.

Corse

Le 17 décembre, Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni, les nationalistes corses arrivés en tête des élections régionales du 17 décembre, ont réaffirmé leur volonté d’« émancipation » et réclamé la libération de 25 « prisonniers politiques ».

Santé

Le 17 décembre, le projet de loi Santé de Marisol Touraine a été définitivement adopté à l’Assemblée nationale. Le texte comporte de nombreuses dérives bioéthiques. L’opposition va saisir le Conseil constitutionnel.

Télévision

Après avoir été critiqué par le Conseil d’État, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a finalement accordé, le 17 décembre, le canal 26 de la TNT gratuite à la chaîne LCI.

Politique

L’homme d’affaires ruiné Bernard Tapie (72 ans) a annoncé dans le Journal du dimanche du 20 décembre, son « retour en politique ».

Monde

Arabie Saoudite

Le 15 décembre, à Riyad, a été annoncée une coalition de 34 pays musulmans « contre le terrorisme ».

Yémen

Le 15 décembre, sous l’égide de l’ONU, se sont ouverts à Genève (Suisse) des pourparlers de paix pour le Yémen. Le conflit oppose les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, chassé par la rébellion et réfugié à Riyad, aux rebelles houthistes du nord. Ces derniers ont le soutien de militaires restés fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh en exil depuis 2012. Riyad accuse l’Iran de les armer. Ils ont conquis de larges pans du pays, dont la capitale Sanaa et des provinces du nord-ouest, de l’ouest et du centre.

Turquie

L’armée turque a lancé le 16 décembre une opération pour déloger les militants du PKK de deux villes près de la frontière syro-irakienne, Cizre et Silopi (province de Sirnak, sud-est). Il y a des centaines de morts. La Turquie a annoncé le 19 décembre qu’elle « poursuivra le retrait de ses conseillers militaires » d’Irak, que Bagdad considérait comme hostiles.

Suisse

Le 16 décembre, après une réunion à Zurich, la Turquie et Israël ont repris leurs relations diplomatiques interrompues depuis 5 ans.

Australie

Le 16 décembre, des orages et des rafales de vent dépassant les 200 km/h, ont balayé Sydney, engendrant de graves inondations et des dégâts matériels.

Royaume-Uni

Le 17 décembre, à Bruxelles, les 28 chefs d’État et de gouvernement de l’Union Européenne se sont dits prêts à un compromis avec David Cameron pour garder le Royaume-Uni en leur sein, et ont convenu d’accélérer leur réponse à la crise migratoire.

Libye

Le 17 décembre, à Skhirat (Maroc), un accord parrainé par l’ONU prévoyant un gouvernement d’union nationale basé à Tripoli et dirigé par l’homme d’affaires Fayez el-Sarraj, pour freiner la progression de l’État islamique dans le sud de Syrte et l’entrée de milliers de migrants vers l’Europe, a été signé, mais reste contesté par les deux Parlement rivaux.

Syrie

Le 17 décembre, à New York, les ministres des Finances des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU, dont la Russie, ont résolu de frapper les djihadistes du groupe État islamique au portefeuille en tarissant leurs sources de financement, provenant de la contrebande de pétrole et d’antiquités. Le lendemain, un processus de paix en Syrie a été voté à l’unanimité, texte qui laisse entier le problème du sort de Bachar Al-Assad.
Samir Kantar, un leader druze, ancien du Front de libération de la Palestine (FLP), devenu proche du Hezbollah libanais, avait fait 28 ans de prison en Israël (pour meurtre d’un otage israélien et de sa petite fille), avant d’être relâché en 2008 dans le cadre d’un échange entre Israël et le Hezbollah. Il aurait été tué ce 20 décembre dans un bombardement israélien sur un immeuble à Jaramana, près de Damas.

Chine

Le 18 décembre, Pékin, la ville embrumée, a décrété sa deuxième alerte rouge à la pollution de l’air en l’espace de deux semaines.

Niger

Une tentative de coup d’État par neuf militaires a été déjouée. Une élection présidentielle est prévue le 21 février. Élu en 2011, le président Mahamadou Issoufou prétend à un second mandat.

Rwanda

Le « oui » l’emporte, à la quasi-unanimité, au référendum constitutionnel du 18 décembre. Paul Kagamé, l’homme fort du pays depuis 1994, va donc pouvoir briguer un nouveau mandat, en 2017, et peut-être se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034.

Espagne

Le 20 décembre, aux élections législatives, le Parti populaire du Premier ministre conservateur Mariano Rajoy est arrivé en tête avec 28,34 % des suffrages, et 124 députés. Il est suivi du Parti socialiste, avec 22,52 % et 94 députés. Deux nouveaux partis font une entrée remarquée au Congrès des députés : le parti de gauche radicale Podemos, avec 20,46 % des voix et 68 députés, et le parti libéral Ciudadanos avec 13,74 % des voix et 36 députés. Une période d’incertitude sur les possibles alliances de gouvernement est ouverte.

Indonésie

Parti le 19 décembre au matin, un ferry transportant 118 personnes, dont 10 membres d’équipage, a fait naufrage au large des Célèbes. 39 personnes ont été repêchées, 76 passagers étaient portés disparus aux dernières nouvelles.

Slovénie

Les députés slovènes qui avaient voté le mariage homosexuel il y a dix mois, malgré un référendum le rejetant à 55 % des votants en 2012, ont été à nouveau désavoués par un référendum d’initiative populaire le 20 décembre, par 63 % des votants (mais avec une participation de seulement 35,65 %).

Sport

Football

Michel Platini, président de l’UEFA, et Sepp Blatter, patron de la Fifa, ont été suspendus huit ans de toute activité liée au football. La décision a été rendue par l’instance de justice interne de la Fifa à la suite d’un versement de 1,8 millions d’euros par Sepp Blatter à Platini.

Le PSG a battu Caen par 0 à 3 lors de la 19ème journée du championnat de Ligue 1. Avec 51 d’avance, le PSG prend le large à la tête du classement, précédant Monaco de 19 points.

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